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sième, c'est l'effronterie; le quatrième, c'est l'astuce. La malice consiste à aimer le mal et à le rechercher, précisément parce qu'il est mal, comme fait le démon, et après lui quelques-uns qui lui ressemblent. Mais comme il arrive quelquefois que ces sortes de gens craignent Dieu non d'une crainte louable, mais pour ne pas encourir soit une perte de biens, soit un mal corporel, en sorte qu'ils n'en deviennent que plus mauvais, ils méprisent Dieu lui-même, et c'est là le second pied de la chaire de pestilence, qui est le mépris de Dieu. Il pourrait arriver encore, qu'avec l'amour du mal et le mépris de Dieu, ils conservassent cependant un certain respect pour les hommes avec qui ils ont à vivre; c'est pourquoi nous disons que le troisième pied de la chaire de pestilence c'est l'effronterie, qui fait qu'on n'est plus retenu ni par la crainte de Dieu, ni par le respect humain. Enfin ce qui fait la consommation du mal, et comme le quatrième pied de la chaire de pestilence, c'est l'astuce, qui met en oeuvre, avec profit pour elle-même, les trois dispositions d'esprit que nous venons de dire, en détrempant dans l'huile le venin qu'elle distille, et en mêlant le miel au vinaigre qu'elle verse. Le dôme de la chaire, dans laquelle siége ainsi le mal personnifié, c'est la puissance. Car si un homme qui est ainsi disposé a la puissance en main, c'est alors surtout qu'il fait du mal; comme il y parviendra encore, s'il peut mettre de son côté quelque autre que lui qui ait en main cette puissance, et qu'il réussisse à le séduire par ses mauvais conseils et à l'entraîner dans le mal. N'oublions pas non plus le coussin sur lequel l'homme de pestilence puisse s'asseoir mollement. Ce coussin est garni de plumes d'oiseaux ou d'un léger duvet, symbole de la vaine gloire et de la faveur populaire, qui ont pour effet de remplir les hommes d'orgueil et d'une joie enivrante. On teur met sous les pieds un escabeau, pour qu'ils ne touchent pas la terre. Car quelques-uns de ce caractère ne font en apparence rien de terrestre, et ils affectent la spiritualité, pour n'en réussir-que mieux à tromper les autres. Leur doctrine est une espèce de peste, qui se répand au loin et porte la mort en tous lieux. »

FIN DU TOME TROISIÈME.

CONTENUES DANS LE TROISIÈME VOLUME.

PREMIÈRE PARTIE.

PRINCIPES DE LA SAGESSE CHRÉTIENNE.

CHAPITRE IV, article IV. Du sacrement de Pénitence, 1-137.

Question I. Qu'est-ce que le sacrement de Pénitence, 1-19.

Raison de l'institution de ce sacrement - La vertu de pénitence a

toujours été nécessaire aux pécheurs pour rentrer en grâce avec Dieu -

Epoque de l'institution du sacrement de Pénitence — C'est un sacrement

véritable et proprement dit — Une seconde planche après le naufrage -

La pénitence qui vient après le baptême doit avoir d'autres conditions que

celle qui a pu le précéder - La foi ne suffit pas pour recouvrer l'état de

justice, 5-8 : le concile de TRENTE. – La pratique du sacrement de Pé-

nitence rétablie en Irlande, 8: S. BERNARD. Quel est le ministre de ce

sacrement - Les prêtres même en péché mortel conservent toujours le

pouvoir de remettre les péchés – Ils font en l'exerçant l'office de juges,

8-9 : le concile de TRENTE. – Hérésie des Novatiens — Les prêtres ont

reçu de Jésus-Christ un pouvoir de délier égal à celui de lier-Des pécbés
plus grands doivent être expiés par des larmes plus amères - Dieu a fait
entrer les hommes en part de son pouvoir - Le pouvoir des prêtres n'est
pas moindre pour le sacrement de Pénitence que pour celui de Baptême

- Le pouvoir conféré aux apôtres a été transmis aux prêtres — De quelle

impossibilité a parlé l'Apôtre dans son épitre aux Hébreux, 9-13: S. Am-

BROISE. — S. Thomas, quoique absent, a reçu, aussi bien que les autres

apòtres, le pouvoir de remettre les péchés - Les prêtres remettent les

péchés par le sacrement de Pénitence comme par celui de Baptême,

13-14 : S. CYRILLE d'Alexandrie. — Les prêtres sont à cet égard les dé-

positaires du pouvoir d'en haut - Ils sont établis juges des âmes, 14 :

S. GRÉGOIRE.-Les apôtres ont reçu de Jésus-Christ, après la résurrection,

un pouvoir et une grâce spirituelle pour remettre les péchés, 14-15 :

S. CHRYSOSTÔME. - Le jugement prononcé ici-bas fait autorité dans le ciel,

15 : S. Hilaire. — Ce que Dieu fait par le ministère des prêtres n'est que

l'exercice de sa puissance - Le pouvoir de lier et de délier n'appartient
pas aux seuls apôtres — Les évêques appelés apôtres -- Les défauts per-
sonnels de l'évêque ne doivent engager personne à mépriser son caractère
-- Tout vient à l'évêque de l'autorité apostolique, 15-16 : S. PACIEN. —

Les prêtres jugent en quelque façon avant le jour du jugement, 16 :

S. JÉRÔME. – Juges qui gouvernent l'Eglise, 16 : S. Augustin. — Un prêtre

a son trône placé dans les cieux - Le ciel emprunte à la terre ses dé-

cisions, 17 : S, CHRYSOSTÔME. — Ce n'est pas le droit de juger de la gué-

rison, c'est le droit de guérir qu'exercent les prêtres de la loi nouvelle,

17 : le même. – Le pécheur comparé à Lazare, 17-18: S. AUGUSTIN.

Question II. Pourquoi le sacrement de Pénitence nous est-il nécessaire, 19-24.

Ce n'est pas tout de faire pénitence, il faut la faire comme il faut, 20: S. AMBROISE. — Il y a pour la réconciliation par la pénitence la même nécessité que pour le baptême, 21 : S. AUGUSTIN. — Trois différences entre le baptême et la pénitence-Tous les deux également nécessaires, 21-22: le concile de TRENTE. — Planche après le naufrage, 22-23 : S. PACIEN, S. JÉRÔME et S. AMBROISE. — Craignons de pécher de nouveau, mais ne craignons pas de nous repentir de nouveau, 23-24 : TERTULLIEN.

Question III. Quand est-ce que ce sacrement est reçu eomme il faut, et qu'il produit son effet, 24-29. · Matière du sacrement de Pénitence, 28-29 : conciles de FLORENCE et de TRENTE.

Question IV. Qu'est-ce que la contrition, 29-40.

Ce qu'elle doit renfermer – Væu du sacrement contenu dans la contrition - L'attrition est un don de Dieu, qui dispose à obtenir la grâce attachée au sacrement, 31-32 : le concile de Trente. — Un pécheur ne peut entrer dans les voies d'une vie nouvelle , à moins qu'il ne se repente de l'ancienne qu'il a menée, 33 : S. AUGUSTIN. - Quel est le sacrifice digne de Dieu , 34 : le même. — Les pécheurs n'effaceront jamais leurs péchés par leurs larmes, s'ils n'accompagnent leurs gémissements d'un changement de vie, 54-35 : S. FULGENCE. — Examen de conscience du soir - Avoir sans cesse devant les yeux les peines de l'enfer, et surtout. le malheur de la privation de la vue de Dieu, 35-36 : S. CHRYSOSTÔME. Le souvenir de nos fautes passées serait comme un aiguillon qui nous piquerait d'ardeur pour faire mieux à l'avenir, 36-37 : le même.-Eriger contre soi-même le tribunal de sa raison - Que chaque pécheur ait pour accusateur le remords, pour témoin la conscience et pour bourreau la crainte, 37-38 : S. Augustin. — A quoi il faut penser pour s'exciter à la contrition – Après qu'on a reçu le baptême, il ne reste plus de remède que dans la pénitence, 38 : S. AMBROISE. — Pasteurs de l'Eglise, chargés d'en ouvrir l'entrée — Rien de plus déraisonnable que de ne pas rougir d’être couvert de plaics qu'on ne saurait cacher, et de rougir d'y voir appliquer un remède salutaire — C'est à ceux qui président au gouvernement de l'Eglise à marquer le temps que doit durer la pénitence, 39-40 : S. Augustin.

Question V. La confession est-elle nécessaire, 40-60.

Le souvenir des fautes passées est pénible pour une âme touchée d'un véritable regret, 41 : $. CHRYSOSTÔME. — Médecins des âmes - Ne pas rougir de confesser ses péchés au prêtre, et de lui en demander le remède, 42 : ORIGÈNE. — Un prêtre s'attriste à la vue des péchés de celui que la religion lui donne pour fils — Montrez-lui vos plaies secrètes comme au médecin de votre âme - Prévenons le moment de la mort par notre vigilance - Allumez, pour retrouver la dragme perdue, la lampe de la pénitence, 42-43 : S. GRÉGOIRE de Nysse. — Usage des chrétiens d'autrefois de se faire étendre sur un cilice et sur la cendre dans leurs derniers moments — Nous ne saurions être sauvés, à moins de faire la confession des péchés que nous aurions cachés jusque-là-Lorsqu’un mal est intérieur, il ne sert de rien d'appliquer à l'extérieur les meilleurs vnguents - Efforts que fait le démon pour nous empêcher de faire l'aveu

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de nos péchés-Absolution donnée à la suite de la confession — Ruses du démon déjouées par la confession , 43-49: PIERRE le Vénérable. - Confession imparfaite punie , 49-50 : le même. — Précepte de la confession annuelle -- Le prêtre doit prendre des informations exactes sur les circonstances relatives tant au pécheur qu'à son péché – Sceau de la confession, 50-51 : le grand concile de LATRAN. -- Pouvoir d'absoudre nécessaire, 51 : le concile de FLORENCE. -- La confession de tous les péchés nécessaire de droit divin – Expliquer les circonstances qui changent l'espèce du péché — La confession n'est ni d'une pratique impossible, ni un bourreau pour la conscience - La confession publique n'est pas toujours à conseiller – La confession secrète de tout temps recommandée Précepte de la confession annuelle, 51-54 : le concile de TRENTE. — Ancienneté de la confession, 54 : S. DENIS l'Areopagite. — Ulilité de la confession-OEuvres satisfactoires — Mauvaise honte-L'exomologèse éteint les flammes de l'enfer -- Elle est une autre ressource après qu'on a perdu la grâce du baptême -- Elle a été établie de Dieu, 54-57 : TERTULLIEN. Nécessité de la confession - L'âme en est soulagée, comme le corps peut l'être quand on vomit la nourriture mal digérée - Qualités du confesseur

Il peut être à propos que la confession soit publique, 57-58 : ORIGÈNE. - Ouyrir sa conscience aux prêtres du Seigneur-L'absolution du prêtre peut trouver grâce devant Dieu, 58: S. CYPRIEN. --Dangers et folie de la mauvaise honte, 58-59 : S. PACIEN. — Le médecin ne peut pas guérir un mal qu'il ne peut connaître, 59-60 : S. JÉRÔME. -- Devoirs du confesseur, 60 : concile de WORMS.

Question VI. Qu'est-ce que les saints Pères enseignent au sujet de la confession, 60-69.

On ne doit pas découvrir ses péchés à tout le monde indifféremment, 63 : S. BASILE. - Conditions de la pénitence -- Les prêtres ne peuvent pas dispenser à leur gré de la confession, 63-64 : S. CYPRIEN. — Imprudence de remettre à un autre temps le changement de vie — Demander à l'Eglise qu'elle nous délie ici-bas pour être déliés dans le ciel — Il ne suffit pas de faire à Dieu la confession de ses péchés si l'on ne recourt aux prêtres — Manière de se confesser, 64-66 : S. AUGUSTIN. — Nécessité que les péchés soient remis avant le dernier jour par le ministère des prêtres

- Réconcilier sur-le-champ les pécheurs pénitents en danger de mort Il suffit de la confession secrète -- Inconvénients de la confession publique, 69 : S. LÉON.

Question VII. Que sommes-nous obligés de croire par rapport à la satisfaction, 69-89.

Accomplir dans notre personne ce que Jésus-Christ a accompli dans la sienne, 81: S. GRÉGOIRE. — La pénitence rend hommage à la justice de Dieu, et donne occasion à sa miséricorde , 81-82 : S. Basile. — Payer à la justice divine la dette de la satisfaction -- Satisfaire à Dieu par la prière et les bonnes æuvres, 82: S. CYPRIEN. --La confession amène le repentir, et le repentir apaise le Seigneur, 82-83 : TERTULLIEN. - La faute peut être pardonnée au tribunal de Dieu sans que la peine soit remise tous entière – Peines satisfactoires, frein puissant - Les proportionner à la condition des pénitents — Les satisfactions que nous offrons à Dieu n'obscurcissent en rien l'éclat de celles de Jésus-Christ -- La libéralité divine accepte comme des satisfactions suffisantes les afflictions mêmes que Dieu

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III.

nous envoie , 83-85 : le concile de TRENTE. — David obtint son pardon, et cependant vit fondre sur lui les maux dont il avait été menacé-Les maux temporels sont un moyen ménagé pour notre guérison , 85-86 : S. AuGUSTIN. — Dieu ne pardonne point à celui qui pèche, puisqu'il ne laisse point le péché sans punition — Nous avons été lavés du péché originel par le baptême, et cependant nous en serons punis plus tard par la mort temporelle, 86-87 : S. GRÉGOIRE. — Il est juste que la punition dure plus longtemps que la faute, 87 : S. Augustin. - La pénitence jointe à la miséricorde de Dieu l'emporte sur la malice du pécheur - Dieu, lorsqu'il efface les péchés, n'y laisse ni cicatrices ni traces , 87-88:S. CHRYSOSTÔME.

Question VIII. Rapportez quelques sentences des Pères au sujet de la satisfaction, 89-97.

On fléchit Jésus-Christ par la prière et les œuvres de satisfaction—Les hérétiques voudraient que la justice divine fùt frustrée de la satisfaction qu'elle exige-Ils arrêtent les satisfactions qui rachèteraient les fautes

Il faut fléchir le Seigneur par une juste satisfaction - Ce que le pécheur - retranche de la satisfaction qu'il doit augmente l'énormité de son crime

- On se purifie de ses péchés par les aumônes, 90-92 : S. CYPRIEN. — Dieu efface les péchés, pourvu qu'on s'efforce de satisfaire à sa justiceLa prière journalière est le remède suffisant des fautes légères, 93 : S. AUGUSTIN. — OEuvres de pénitence - Racheter dans cette courte vie les peines éternelles de l'enfer-On n'expie les forfaits que par un châtiment proportionné - S'attacher à la pénitence comme à une planche de salut, 94-95 : S. AMBROISE. — Il est besoin d'une douleur vivement sentie pour guérir les maux de l'âine, 96 : EUSÈBE d'Emèse. — Le pardon entier des fautes commises après le baptême ne s'oblient qu'au moyen de beaucoup de larmes, de jeûnes et de prières, à proportion de leur nombre et de leur gravité — Les Audiens donnaient l'absolution sans imposer de pénitences, 98 : THÉODORET.

Question IX. Peut-on satisfaire aussi après la mort, 98-130.

Les âmes des défunts sont soulagées par le saint sacrifice et par les aumônes - Trois classes de mourants, 105-106 : S. Augustin et le V. Bède. - Feu purifiant – Ce feu sera plus horrible que tous les tourments d'ici-bas—La douleur des séparations sera d'autant plus cuisante, que les attaches auront été plus profondes-Qu'est-ce qu'élever de l'or, de l'argent ou de la paille sur le fondement qui est Jésus-Christ, 106-108 : S. AuGUSTIN. — Nous serons, et punis pour nos fautes, et récompensés pour nos vertus – Il faudra que la paille soit consumée avant que l'or puisse être admis dans le séjour céleste-Baptême de feu-Les anges attendent avec anxiété quelles dépouilles nous remporterons du combat de cette vie - Tout devra ê re éprouvé, telle chose par le feu, et telle autre par l'eau-Il faudra que tous nous soyons mis en contact avec le feu — Le feu aura plus de prise sur celui qui aura apporté une plus grande quantité de plomb, 109-111: ORIGÈNE. — Preuves du dogme du purgatoire par nos livres saints — Les péchés légers signifiés par le bois, le foin et la paille, 112: S. GRÉGOIRE.-Le purgatoire peut être le baptême de feu dont parle l'Evangile, 113 : BÈDE. — A quelle sorte de défunts servent les prières des vivants — Il y en a à qui il sera pardonné dans l'autre vie — La durée du passage sera proportionnée à la grièveté et au nombre des fautes à expier – Les péchés même légers seront soumis à l'action du feu — Les

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