Revue de l'Anjou

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Cosnier et Lachèse, 1860
 

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Seite 213 - Le 14 août, la formule de serment demandait de jurer « d'être fidèle à la nation et de maintenir la liberté et l'égalité, ou de mourir en les défendant...
Seite 569 - LA MUSE Poète, prends ton luth et me donne un baiser ; La fleur de l'églantier sent ses bourgeons éclore. Le printemps naît ce soir; les vents vont s'embraser; Et la bergeronnette, en attendant l'aurore, Aux premiers buissons verts commence à se poser. Poète, prends ton luth et me donne un baiser.
Seite 566 - Ah ! malheur à celui qui laisse la débauche Planter le premier clou sous sa mamelle gauche ! Le cœur d'un homme vierge est un vase profond : Lorsque la première eau qu'on y verse est impure, La mer y passerait sans laver la souillure Car l'abîme est immense, et la tache est au fond.
Seite 370 - LES ROSES DE SAADI J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ; Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes Que les nœuds trop serrés n'ont pu les contenir. Les nœuds ont éclaté : les roses envolées. Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées; Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir. La vague en a paru rouge et comme enflammée : Ce soir ma robe encore en est tout embaumée...
Seite 130 - Le gouvernement des choses d'ici-bas appartient en fait à de tout autres forces qu'à la science et à la raison ; le penseur ne se croit qu'un bien faible droit à la direction des affaires de sa planète, et satisfait de la portion qui lui est échue, il accepte l'impuissance sans regret. Spectateur dans l'univers, il sait que le monde ne lui appartient que comme sujet d'étude, et lors même qu'il pourrait le réformer, peut-être le trouverait-il si curieux tel qu'il est, qu'il n'en aurait pas...
Seite 563 - Partons, nous sommes seuls, l'univers est à nous. Voici la verte Ecosse et la brune Italie ; Et la Grèce, ma mère, où le miel est si doux, Argos, et Ptéléon, ville des hécatombes, Et Messa la divine, agréable aux colombes ; Et le front chevelu du Pélion...
Seite 375 - J'IRAI, j'irai porter ma couronne effeuillée Au jardin de mon père où revit toute fleur; J'y répandrai longtemps mon âme agenouillée: Mon père a des secrets pour vaincre la douleur. J'irai, j'irai lui dire, au moins avec mes larmes:
Seite 228 - M. Joubert manquera éternellement à ceux qui l'ont connu. Il avait une prise extraordinaire sur l'esprit et sur le cœur, et quand une fois il s'était emparé de vous, son image était là comme un fait, comme une pensée fixe, comme une obsession qu'on ne pouvait plus chasser.
Seite 507 - Je voudrais bien savoir quel était ce jeune homme, Si c'est un grand seigneur, et comment il se nomme?
Seite 259 - Font honte à ces fleurs d'or qu'on voit au firmament ; L'eau dont Permesse les arrose Leur donne une fraîcheur qui dure incessamment ; Et tous les jours ma belle Flore, Qui me chérit et que j'adore, Me reproche avecque courroux Que mes soupirs jamais pour elle N'ont fait naître de fleur si belle Que j'en ai fait naître pour vous.

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