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met les descendants de Dadan dans la Pale Vénus s'était cachée sous la forme d'un poisnyrdne, où se trouve la montagne Aladan, son (f). Diodore de Sicile (a) dit qu'à Ascaou Alsadadan. Bochart met Dadan dans l'A- lon, ville fameuse des Philistins, on adorail rabie heureuse, à l'occident de Regma. Ce la déesse Dercéto, ou Alergatis, sous la figure pays est nommé encore aujourd'hui Dadena, d'une femme, ayant tout le bas d'un poisson. ayant pour capitale la ville de Daden. [Voy. Ovide (h): Réema et Rhodes.)

Derceti, quam versa squamis relantibus artus DADAN, fils de Jecsan, el pelit-Gils d'Abra

Slagna Palæstini credunt coluisse figura. ham par Célhura. Dadan fut père de Lalhusim, d'Assurim, el de Loonim(a). Il demeura

Lucien (i ) nous dépeint de même la déesse dans l'ldomée, où Jérémie place la ville de percelo: "HALOev uén queri, tó d'OxOSTOūv éx unprus Dedan (6). Ezéchiel (c) parle de Dedan , qui

εις άκρούς πόδας έχθύος ούρη αποτείνεται. Or cette venait trasiquer à Tyr avec ceux de Chobar,

décsse était la même que Vénus. Il y a donc d'Eden, d’Assur, et de Chelmad. Ce qui fait

don Assurer de Cholmad. Ce qui fait toule apparence que Dagon n'était autre quo juger que l'un ou l'autre d's deux Dadan quc celle divinité. - Voy.ATERGATis et DercÉTO. l'on vient de voir, benieurait dans la Méso

L'Ecriture marque assez que la statue de polamie ou dans la Syrie, el auprès des pelle

Dagon avait la figure humaine, au moins par ples d'Eden cl d'Assur. -- (Voy. Depan.)

le haut, puisqu'elle dit que l'arche du SeiDAGON. Ou Doc. ou Doch. forteresse dans gneur ayant elé placée dans le lemple de Dala plaine de Jéricho, où l'lolémée, fils d'Abobi,

gon, le lendemain, lorsque les prêtres vouavait sa demeure, et où il tua en trahison

Turent entrer dans ce lemple, ils trouvèrent Simon Machabée son beau-père (d), avec

la téle et les mains de Dagon sur le seuil de Mallathias et Judas ses deux Gis. Jean Hircan

la porle, pendant que le reste du tronc de la

la porte, pe fils de Simon, qui était alors à Gazara , vint

figure élait demeuré à sa place (j). On peut assiéger Ptolémée son beau-frère, dans le

voir notre disserlation sur l'origine, et sur château de Dagon; mais Josèphc raconte que

les divinités des Philistins, à la tête du Com

mentaire sur le premier livre des Rois. Il y lorsque Hircan s'approchait pour donner l'assaut à la forteresse, Plolémée faisait

avait un temple de Dagon à Gaza, qui fut cruellement battre de verges sur les murailles,

renversé par Samson (k). Il y en avait un à sa vue, la mère et les deux frères d'Hira

autre à Azot, où les Philistins déposérent can; le menaçant de les faire mourir , s'il

l'arche du Seigneur (l). Il y avait une ville continuait à le presser. La compassion qu'il

dans la tribu de Juda, nommée Beth-Dagon

(m) ou demeure de Dagon ; et une autre de eut des tourments de sa mère, ful cause que le siége tira en longueur, et que l'année sab

même nom, sur les frontières d'Aser (n). Eubalique étant venue, Hircan fut obligé de

sébe met aussi un bourg nommé Capharlever le siége. Alors Ptolémée se sauva chez

Dagon, ou Champ de Dagon, cnlre Jamnia et Zénon, surnommé Cotyla , tyran de Phila

Diospolis. delphie, après avoir fait mourir la mère el

Philon de Biblos dans sa traduction de Sanles deux frères d'Hircan. Ce qui parait con

choniathon (u), dit que Dagon veut dire Siton, traire au récit du premier livre des Macha

ou le dieu du froment; en effet dågan en hébées, qui porle que Piolémée fit mourir Mal

breu (737) signifie le froment (1). Mais qui est tatbias el-Judas, avec Simon leur père, dans

ce Dieu du froment? c'est apparemment . la salle du festin où ils avaient soupé.

rès, car les Hébreux n'avaient point de nom DAGON, divinité des Philistios. Le nom de

séminin pour signifier les déesses; et Elien Dagon signifie un poisson (a7 dag, ou 7:37

nous apprend qu'entre les noms qu'on dondagón), el nous croyons que l'on représentait

nait à Cérès, élait celui de Silo , comine qui Dagon comme une femme qui avait tout le

dirait la déesse du froment, parce qu'on la

croyait inventrice de l'agriculture et du frobas d'un poisson (C),

ment; on la dépeignait avec la charrue, des Desioit in piscem mulier formosa superne,

épis de froment, des fruits et du pavot aulour comme les païens représentaient les Tri- de la tête ou dans les mains; on la joignait tons ou les Syrènes. L'auteur du grand Ely- avec Bacchus inventeur du vin. Ils allaient mologique dit que Dagon était Salurne, ensemble dans les mystères; on célébrait d'autres que c'était Jupiter, d'autres que c'é- conjointement leurs orgies. tail Vénus. Les Egyptiens adoraient celle Mais on la trouve aussi dépeinte avec des déesse sous la forme d'un poisson, parce que poissons, dans quelques médailles (p), ce qui dans la guerre de Tryphon contre les dieux, revient au noin de Dagon, dérivé de la racine (a) Genes. XIV, 3.

(p) Voyez l'Antiquité expliquée, t. I, p. 85, fig. 8, 9, (6) Jerem. XXV, 23.

Lab, Ilv. Et notre Dictionnaire de la Bible , sous l'article (c) Ezech. XXVII, 23.

Hauts Lieux, fig. 3 - (ou la même figure, dans la 40€ (d) I Macc. I91, 11. Joseph. Antiq. I. XIII, c. xv.

planche de l'Atlas du cours complet d'Ecriture sainte). (e) Horat. de arle P elica.

(1) Voilà deux élymologies du nom de Dagon. L'une est Ovid. Metrm. I. V. Fab. 5.

enseignée par les rabbins et par ceux qui secouent le joug (9) Diouor. 1.11, p. 63, seu 92.

des Grecs; c'est celle que dom Calmei a adoptée : Dagon (1) Ovid: Metam. I. IV. Fab. 3.

vient de dag, mot phénicien et hébreu, signifiant poisson. i) Lucian. de Dea Syr.

L'autre, tenue par ceux qui répudient l'autorité des rablji i Reg. v, 4, 5.

bins; l'abbé Banier l'a admise: Dagon vient de dagôn, mot (k) Judic. XVI, 23 et seq.

phénicien et hébreu, signifiant blé ou froment. Laquelle U I Reg. v, 1, 2, 3.

est la vraie? Jurieu les discute, et, s'efforçant de onge (m) Josue iv, 11.

vajucre d'erreur Pbilon de Biblos, il se pronouce en faveur (n) Josue xix, 2.

de l'opinion des rabbins. Ses raisons sont bonnes; cellos b) A pud Euseb. præpar. l. I.

de Banier ne le sont pas moins le procès subsiste. Voyez

Dag, un poisson. Dans une de ces médailles, irritée, leur envoya une maladic honteuse
qui est de la ville de Syracuse, les poissons et douloureuse, les hémorroïdes , qui passa
au nombre de quatre, sont rangés sur le à leur postérité, en punition du sacrilége
champ de la médaille, autour de la tête de la qu'ils avaient commis contre la déesse. On
déesse, qui est couronnée de fruits. Dans une voit ici qu'Hérodole appelle Vénus la Cé-
autre, les poissons se voient autour d'un tau. leste, la même déesse que les autres pomment
reau qui est sur le revers d'une médaille, Atergatis ou Dercélo, ct que nous croyons
aussi de Syracuse avec la tête de Cérès. Dans étre Dagon.
Philon de Biblos, Dagon est frère de Saturne, Saumaise croit (e) que Dagon est le même
comme dans les auteurs grecs, Cerès est que Celo, grand poisson marin ; que Ceto.
seur du même Salurne. Cerès jouit des em- ou le monstre marin auquel Andromède fut
brassements de son frère, selon les Grecs; exposée à Joppé, et que la déesse Dercéto
Alergatis est seur du même Saturne, selon des Ascalonites, ne sont qu'une même divi.
Pbilon de Biblos.

nité. Selden (r) vcul qu'Alergatis soit la même
Enfin, on décrit quelquefois Cérés avec les que Dagon, et que son nom d'Atergalis .
attributs de la déesse Isis des Egyptiens (a), rive de l'hébreu Adir-Dagan, magnifique
à qui l'on altribuait de même l'invention de poisson. Le nom de magnifique est souvent
l'agriculture, du froment el des fruits, et que donné au vrai Dieu el aux fausses divinités
l'on honorail comine la Lune. Dans une sla- Diane , la Persane, ou Vénus, fut, dit-on
lue antique de Cérès, trouvée à Toul, on re- changée en poisson, en se jelant dans les
margue des épis autour de sa lêle, en forme eaux de Babylone. Manilius dit :
de cheveux ou de rayons.

Cum Balıylonias submersa profugit in undas.
Bérose, parlant d'Oannès, dit qu'il avait
le corps et la tête de poisson ; qu'au-dessus

DAIM, Dama ou Damula , bêle fauve et
de celle tête, il y en avait une autre, et sauvage, de grandeur moyenne entre le
qu'au-dessous de la queue du poisson, il cerf et le chevreuil, portant ses cornes lour-
paraissait des pieds d'homme. C'est là, dil-

nées en avant, mais dont les perches et les
on, la véritable figure de Dagon, qui avait

chevillures sont larges et plales, et non pas
différents noms dans différents pays. On

rondes. Il est naturellement fort peureux et
trouve une médaille égyptienne (6), qui re-

fort timide. Le daini passait pour un animal
présente une femme à demi-corps, avec des pur, el dont la chair étail bonne à manger (a):
mains lepant la corne d'abondance , et avec

on eslime surtout le jeune daim pour la délis
une queue de poisson, recourbée par der-

calesse et le bon suc de sa chair. Il en est
rière, ayant aussi des pieds faits comme ceux parlé dans le Canlique (n), dans les Pro-
du crocodile ou du veau marin. Telle pou- verbes ( 2 ) et dans Isaïe (1), comme d'un
vait être la figure de la déesse Dagon. Les

animal beau, aimable, prompt à la course.
rabbins varient sur sa figure, parce qu'ils ne

L'Hébreu Tzeb, ou l'zebi (2x vel 123 Caprea
parlent qu'en devinant : les uns lui donnent

vel Dama), se prend pour le chevreuil el pour
le haut de l'homme et le bas du poisson ;

lo daim.
d'autres , au contraire, le haut du poisson DALAIAS, sixième Gls d'Elianai, de la
et le bas de l'homme ; d'autres le font tout famille de David. 1 Par. III, 24.
homme ou lout poisson.

DALAIAS, [Gils de Séméias et un des
• Diodore de Sicile (c) dit qu'à Ascalon, conseillers du roi Joakim , qui s'opposa à ce
ville de la Palestine, on adorait Dercélo, ou prince, lorsqu'il voulut brûler lc livre du
Alergaris, sous le visage d'une femme, ayant prophèle Jérémie (k), que Baruch avait écrit
tout le bas d'un poisson, à peu près comme sous la diction de ce prophèle. L'opposition
on dépeint les Néréïdes. Près d'Ascalon , il de Dalaïas , d'Elnathan et de Gainarias ,
y avait un étang fort profond, rempli de n'empêchèrent pas le roi Joakim de brûler
poissons consacrés à celle déesse, et dont les les prophélies de Jérémie, parce qu'elles
peuples de la ville s'abstiennent par super-
stition, croyant que Vénus s'étant autrefois Un DALAIA est nommé par Esdras II,
jelée dans cet élang, y ful métamorphosée en 60, et par Néhémie VII, 62, et dont les fils
poisson.

ou descendants revinrent de la captivité, au
Hérodote (d) raconte que les Scythes ayant nombre de six cent cinquante-deux, sui-
fait irruption dans la Palestine, dans le des- vant le premier, ou de six cent quaranle
sein de se jeler dans l'Egypte, Psammétichus, seulement, suivant le second. Ce dalaïa esl-
roi d'Egypte , détourna ce coup, par de il le même que le conseiller de Joakim ? Ses
grandes sommes d'argent qu'il leur apporla. descendants furent de ceux qui ne purent
Quelques Scythes s'élant jetés dans Ascalon, produire leur généalogie, ni prouver qu'ils
y pillèrent le temple de la déesse Vénus la étaient liraélites. Esd. II, 59. Neh. VII, 61. )
Céleste, qui est un des plus anciens lemples · DALATA ou Delaïa, fils de Mélabéel ei
du monde que l'on connaisse. La déesse, père de Sémaïas, qui, gagné par Tobie el
Jurieu, Hist. des dogmes, part. iv, ch. v, pay. 642; Banier, (d) Herodot. l. I.
Mythologie expliquée p

e) Salman in Solin. p. 571.
cb. iv, lom. I, pag. 572; dom Calmet, Vissert. sur l'origine Selden. de Dins Syr. Syntagm, II, c. 1!..
aes Philistins, part. 1, sur les divinités des Philistins, arl. (9) Deut. xii, 15, 22 ; XIV, 5, elc.
Astaroth.

(2) Cant. 11, 9.
(a) Voyez l'Antiquité expliquée, l. I, p. 93 el 275.

(i) Prov. vi, 5.
(b) Vaillanı. appendic. hist. l'lolomæorum.

(j) Isai. Xi!, 14.
(c) Diodor. Sicul. Bibl. l. II.

(k) Jerem. XXXVI, 12, 25

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Sanaballal, cherchait a perdre Néhémie. drai faible comme les autres hommes. Alors
Neh. VI, 10-13. Yoy. SÉMAÏAS.

Dalila fit avertir Ics princes des Philistins de
DALAJAU, de la race des prêtres. A était venir encore une fois dans sa maison, parce
de la vingl-troisième des bandes qui devaient que, pour le cour, Samson lui avait décou-
servir dans le.lemple. I Par. XXIV, 18. vert la vérité. Ils vinrent donc avec l'argent

DALETH, quatrième lellre des Hébreux, qu'ils lui avaient promis; et Dalila lui ayant
d'où est venu le delta des Grecs (I daleth. fait raser la tête, pendant qu'il dormait daus
A delta. — [Celle lellre s'écrit V dans les mé- son sein , elle le repoussa avec violence, et
dailles (S).]

lui dit : Voild les Philistins qui viennent
DALILA, courlisane qui demeurait dans fondre sur vous. Samson, s'éveillant, voului
la vallée de Sorec, de la tribu de Dan, se mettre en défense, croyant qu'il avait
près le pays des Philistins (a). Samson en toujours la même force qu'auparavant; mais
étant devenu amoureux, s'allacha à elle, et, les Philistins l'enveloppèrent, le prirent, lui
selon quelques - uns (6), il l'épousa. Les crevèrent les yeus, le chargèrent de chaines,
priuces des Philistins, l'ayant su , vinrent et le menèrent à Gaza, où il demeura en
irouver celle femme, et lui promirent chacun prison jusqu'à sa mort, comme nous le ver-
onze cents pièces d'argent, si elle pouvait dé- rons sous l'article Samson. -- [Dalila étail-
couvrir d'où lui venait celle force extraordi- elle hébreue ou philistine?
naire qu'il avail, et le leur faire savoir. DALMANUTHA. Saint Marc (c) dit que
Celle femme leur promit de s'employer pour Jésus-Christ , s'étant embarqué sur la mer
cela; et elle demanda à Samson d'où lui ve- de Tibériade avec ses disciples , vint à Dal -
nait sa grande force, et ce qu'il faudrait manutha. Saint Matthieu (d), rapportant le
faire pour la lui Oler. Samson lui répondit : même événement, dit que le Sauveur alla a
Si on me liail arec sept cordes faites de nerfs Magedan, et plusieurs manuscrits de saint
tout frais, je deviendrais faible comme les Marc lisent de même. Le grec de saint Mal-
autres hommes. Les princes des Philistins lui thieu porte Magdala ; le syriaque, l'arabe
apportèrent donc sept cordes, comme elle et plusieurs anciens excmplaires grecs, por-
avait dit; elle en lia Samson, et, ayant caché tenl Magdan. Il s'agit de savoir où sont
dans sa maison des hommes qui altendaient situées Magedan ei Dalmanutha. Brocard (C)
l'événement de celle épreuve, elle cria : Sam. a cru que Magedan, ou Medan, était la
son! les Philistins fondent sur vous. Aussitôt source du Jourdain , nominée Dan, au pied
il rompit les cordes, comme il aurait rompu du mont Liban. Il est certain ) qu'aux en-
on filel. Ainsi on ne connul point d'où lui virons du lac Phiala , qui est la vraie source
venait sa force.

du Jourdain , il y a, pendant lout l'élé, un
Dalila lui ayant demandé encore avec plus grand nombre de Sarrasins, d'Arabes et de
d'instance en quoi consistail sa force, il ré- Parthes , qui y font une foire el qui y de-
pondit : Si on me liait avec des cordes toutes meurent, à cause de la beauté du lieu et
neuves, je deviendrais faible comme un autre de la commodité du commerce. Ce qui lui
homme. Dalila l'en lia, el cria, comme la fait donner le nom de Medan, c'est-à-dire
première fois : Les Philistins viennent fondre foire, en arabe. Hégésippe (g) donne à cet
sur vous; et Samson, sans effort, rompit ces endroit le nom de Melda ou Meldan , qu'il
cordes comme un Gl. Dalila lui ayant des inlerprète foire ou marché. De Meldan, on
mandé une troisième fois, avec plus d'impé- peut faire Delmana , ou Delmanata, ou Del.
luosité, en quoi consistait sa force, Sam- manutha. Ainsi Medan , Magedan , Delmann
son lui dit : Si vous faites un tissu de sept el Delmanutha ne seront que la même chose,
tresses de mes cheveux, avec le fil dont on fait et il faudra dire que Jésus-Christ , ayant
la toile , et que l'ayant attaché à un grand passé le lac de Tibériade, s'avança vers les
clou , vous enfonciez ce clou dans la terre je sources du Jourdain, et alla à Medan.
serai faible. Dalila le fit, el éveilla Samsoni, Eusébe et saint Jérôme placent Magedan
coinne les autres fois, et Samson arracha le aux environs de Gérasa, au delà du Jour-
clou el le fil avec ses cheveux, sans aucune dain. Ils disent que de leur temps ce canton
peine.

s'appelait encore Magedène. Or, Gérasa était
Alors Dalila commença à faire des repro- au delà, et à l'orient de la mer de Tibériade.
ches à Samson, de ce qu'il ne l'aimait pas Cellarius et Ligtfool suivent la leçou qui
et de ce qu'il l'avait trompée déjà trois fois ; porte Magdala, au lieu de Magedan. Ils pla-
olle l'importuna avec tant d'opiniâtreić, cent Magdala au voisinage de Gadare et de
que, ne lui laissant aucun repos, enfin le Tibériade, à l'orient du lac de Génézareth, et
ceur de Samson se ralentit, el il lomba dans disent que c'est au voisinage de celte ville de
un découragement mortel. Il lui Jil donc : Magdala qu'était celle de Dalnianutha. Ham-
Le rasoir n'a jamais passé sur ma tête, parce mond et quelques autres prétendent que
que je suis Nazaréen, el consacré à Dieu, dès saint Marc a voulu parler de la ville de Ma-
le ventre de ma mère. Si l'on me rase la tête, gedo, nommée Maqedan dans Zacharie (h),
toute ma force m'abandonnera , cl je devien- fameuse par la mort des rois Ochosias o el
(a) Judic. xvi, t.

d) Math. xv, 39.
(b) Chrysost. seu alius, de variis in Mauh. locis; et in le) Brocard. Descriptio Terræ sanctæ, c. 181.
Philipp. huniil. 12, a apud Anast. Antioch. 4.63. Abb. Vide Reland. Pulæst. I. 1, c. IL."
Josepk apud Cassian. Collal. 17, c. xx. Eplucem. Serm. (9) Hegesipp. p. 108.
ud vors. improbas mul. Perer. in Genes. Alii apud Serur (h) Zach. X11, 11.
4.5, in Judic.

(0) IV Reg. ix, 27.
(c) Narc. v, 10.

Josias (a), qui y furent mis à mort. Jésus- désigna un des élablissements séparés, qui
Christ n'alla pas jusqu'à Magedo, mais jus- furent le résultat de celle dispersion. » El
qu'aux confins de Magedan, comme porte le plus loin, lorsqu'il trace la marche d'Aranı:
leste de S. Marc. Nous avons suivi ce senti- « Aram .... établit son Gls Huts à Damas et
ment dans le Commentaire sur saint Mat- son aulre fils Hul dans la Cælésyrie (1). »]
treu, XV, 39. Mais depuis ce que nous Damas subsistait dès le temps d'Abra-
avons trouvé du Medan, ou de la foire qui se ham, et quelques anciens (d) ont en-
lient auprès de Phiala, nous préférons le sen- seigné que ce patriarche y avait régné in-
liment qui y place Dalmanulha.

médiatement après Damascus son funda-
(Ainsi, d'après cette dernière opinion de teur. Ce qui est certain , c'est qu'il avait
dom Calmet, Dalmaputha serail dans la de un affranchi, intendant de sa maison, qui
mi-tribu de Manassé, à l'orient du Jourdain était de Damas (e), el qu'il poursuivil Codor-
Mais qu'est-ce que Dalmanulha? Est-ce un lahomor et les cing rois ligués jusqu'à
pays, une ville, un village, un lieu ? C'est une Hoba, qui est à la gauche, ou au nord de
contrée, dit Huré; une ville, dit Simon ; suis Damas (0. L'Ecriture ne nous apprend plus
vant Barbié du Bocage c'est une ville située rien de cette ville jusqu'au lemps de David.
dans un pelit pays du même nom; ce n'est Alors Adad, roi de Damas, ayant voulu four-
qu'un lieu suivani le géographe de la Bible nir du secours à Adarézer, roi de Suba, Da-
de Vence. Huré place Dalmanulha dans la vid les vainquit tous deux, et assujellit leur
tribu d'Issachar; c'est à tort. Je ne vois rien pays (a). Josèphe (h) dit que ce roi Adad était
qui s'oppose à ce qu'on adopte l'opinion de le premier qui eûi pris le titre de roi dans
Barbié du Bocage : il place la ville (el le pc- celle ville; et il le dit après Nicolas de Damas,
lit pays) de Dalınanutha «à l'orient de la mer historien du pays, qui vivait du lemps d'Hé-
de Galilée, dans la demi-tribu de Manassé, rode le Grand.
près de Mugedan, avec laquelle on l'a con- Sur la fin du règne de Salomon (i), Dieu
fondue. Cette ville fut entièrement détruite suscita Razin, fils d'Eliada, qui rétablit le
par les Romains. » Voyez MAGDALEL.] royaume de Damas, et qui secoua le joug

DALMATIE, partie de l'ancienne Illyric, des rois de Juda. Assez longtemps après,
le long du golfe de Venise (ou mieux, le Asa, roi de Juda, implora le secours du
long de la mer Adriatique, entre la Macé- Ben-adad, fils de Tabremon, roi de Damas,
doine, la Haute-Mésie et la Liburnie, comme contre Basa, roi d'Israel, et l'engagea à
le dit Barbié du Bocagel. Saint Tite y alla faire irruption sur les terres de son ennemi(j).
précher l'Evangile. Il Timoth. IV, 10. .. Depuis ce temps, la plupart des rois de Da-

• DANAN, animal qui existe dans la Pa- mas sont nominés Ben-adad : par exemple,
lestine. Voyez Blé, vill.

Ben-adad, fils de celui dont on vient de par-
DAMARIS, que quelques-uns (6) font femme ler, qui assiégea Samarie, accompagné de
de saint Denys l'Areopagite, fut convertie trente-deux rois, sous Achab, roi d'Israel (k).
par les prédicalions de saint Paul à Athè- Ben-adad fut obligé de lever le siége de Sa-
nes (c). On ne sait quelle fut la vie de Dama- marie ; et, l'année suivante, ayant reinis uno
ris. On dit qu'elle demeura à Athènes au- armée sur pied, il fut vaincu par Achab (l:
près de saint Denys, qui en fut évêque; et lo et il s'obligea de rendre au roi d'Israelcs
ménologe des Grecs en fait mémoire le 4 places que ses pères avaient prises su
d'octobre.

rael. Ben-adad n'ayant pas fidèlement exé-
DAMAS, ville célèbre en Syric. Elle a été culé sa promesse, et ayant refusé d',
longtemps capitale d'un royaume, nommé le Ramoth de Galaad, donna occagora
royaume de Damas, ou Aram de Damas, ou ses guerres entre les rois d'Israil el ce
Syrie de Damas. On ignore au vrai qui est Damas.
le fondateur de Damas.

Ben-adad fit la guerre ? Joram, fils d’A-
Suivant M. Ch. Lenormant, professeur chab, comme il l'avait forle a son pere. Il as.
à la Faculté des Lettres de Paris, Hus ou Us, siéga Samarie, et fou diverses entre
sils ainé d'Aram, cinquième et dernier fils de contre Israel. Mais le prophele Elisee reb.
Sem (

Gen., X, 22, 23), ful le fondateur de versait tous ses projets en les découvrant
Dauias. Après avoir discuté quelques textes au roi Joram : en sorte que Ben-adau envoya
de la Genèse : a Le chapitre x nous pré- des troupes pour arréler ce prophele, el
sonte donc, dit-il, sur l'origine d'Aram et de pour se 'Ju faire amener. Mais Elisec ses
Hals , la version la plus vraisemblable et la frappa d'aveuglement, et les fil entrer dans
plus conforme à l'histoire. Nous pouvons Samaric, sans qu'ils s'en aperçussenl (m).
conclure de ce qu'il fait Huts fils d’Aram,qu'à Eufint, quelque temps après, Ben-adad elaut
l'époque où la branche araméenne se déta. tonbé malade à Damas, Elisće y alla ; et le
cha de la tige sémitique pour se répandre roi lui ayant envoyé de grands préscols par
dans les vallées du Liban, le nom de Huts Hazael, le prophèle prédil à Hazael qu'il re:
(a) IV Reg. XXI, 29.

(i) III Reg. xi, 23, 24, 25. An du monde 3027, avant Jé.
joj Chrysost. de Sacerdol. I. IV, c. vii, p. 67, el Asler. sus-Christ 973, avant l'ére vulg. 977.
komil. 8, p. 62.

(i) III Reg. xv, 18. An du monde 3064, avant Jésus-
(c) ACI. XVII, 34.

Christ 936, avant l'ère vulg. 940.
id) Justin. I. XXXVI.

(k) III Reg. xx, 1,2 cl seq.
(e) Genes. xv, 2.

L) III Reg xx, 25, 21.
Genes. w. 18. An du monde 2092. avant Jésuis. (m) IV Reg. vi, 13, 14, 13.
Christ 1908, avant l'ère vulg. 1912.

(1) Ch. Lenormant , Cours d'histoire ancienne, ch. v.
(9) 11 Reg. v 11, 5, el I Par. xvii, 4, 5, clc.

$ 6 et 18, pag. 194 el 211. Paris, 1837. Il cite, à la un des
(h) Joseph. Antiq. l. VII, c. vI.

lignes que nous citons, Michučlis, 1. 1, p. 188.

ter

gnerait ; el Hazael étant retourné vers Ben- déjà mailre de Damas sous Auguste (9);
adad, l'étouffa dans son lit, et régna en sa mais il ne la possédait pas dans une entiero
place (a).

indépendance. Ce roi, comme plusieurs
Il hérila de la haine que ses prédéces- autres, cail soumis aux Romains. Arélas,
seurs avaient eue contre le royaume d'Is- qui avait un gouverneur à Damas, lorsquo
rael. Il lui fut la guerre et y commit mille saint Paul y vint, se brouilla avec les Ru-
ravages. Il allaqua même le royaume de mains; el lorsque les Juifs de Damas voulus
Juda (6); el Joas, roi de Juda, fut obligé de rent faire arrêter cel apolre, Arélas étail cu
rachelcr le pillage de son pays et de sa capi. guerre avec eux (r). Voilà à peu près ce qu'il
tale, par de grandes sommes qu'il lui donna. est nécessaire de savoir sur les divers étals de
Ben-adad, ols de Hazael, marcha sur les tra. la ville de Damas, par rapport aux livres
ces de son père. Il fit la guerre avec succès sainis, et à l'histoire des Ilébreus et du Nou-
aux rois d'Israel el de Juda (c). Toutefois reau Testameni.
Joachas, roi dIsrael, le bailit dans trois ren. Niaman, général des Iroupes du roi de
contres, et l'obligea de lui rendre les villes Syrie, étant venu trouver le prophète Eli-
qu'Hazael avail prises sur son père.

sée, pour être guéri de la lèpre; ce prophèle
Jeroboam JI, roi d'Israel, reprit le dessus lui dit de s'aller baigner sept fois dans le
sur les rois de Syrie. Il conquit Damas et Jourdain. Mais Naaman toui fâché, répon-
Emalh, les deux principales villes de Syrie(d). dit (s) : N'avons nous pas à Damas les feu-
Mais, après la mort de Jéroboam second, les ves d'Abana et de Pharphar, qui sont meilleurs
Syriens rétablirent leur monarchie. Razin que tous ceux d'Israel, pour m'y aller laver
pril le titre de roi de Damas. Il se ligua avec et pour me guérir? Il y a des auleurs qui
Phacée, usurpaleur du royaume d'Israel, et croient qu'Abana est l'Oronle, et Pharphar
commil avec lui une infinité de ravages sur le Chrysorroas, fleuves célèbres en Syrie.
les terres de Joathan el d'Achaz, ruis de Benjamin de 'Tudèle dit que le fleuve Abana,
Juda (c). Achaz ne se sentant pas assez fort ou Aniana, arrose la ville de Damas, el
pour leur résister, envoya demander du se- Pharphar arrose ses campagnes. Les voya.
cours à Téglatphalassar, roi d'Assyrie. Ce geurs (1) nous apprennent que le fleuve qui
lui-ci pour faire diversion, entra sur les ler- passe dans Damas, s'appelle encore aujour-
res de Razin, prit Damas, la ruiua, fil mou. d'hui Tarfar, Tarfaro, Farfaro, ou Fer, ou
rir Razin, el envoya les Syriens ses sujels, Pir. Elicone le géographe donne au Nouve de
en captivité au delà de l'Euphrale ), sui Damas le nom de Baradine; et Maundrel (u)
vant les prophéties d'Isaïe et d'Anjos (g). assure que les Syriens le nomment Barrady.

Damas se releva de toules ces disgrâces. Ce fleuve a sa source dans l'Antiliban, el va
Nous croyons que Sennacherib la pril, en se perdre dans des marais, à qualre ou cing
venant contre Ezéchias, ainsi qu'Isaïe le licues de Damas, vers le midi. Ce voyageur
marque, chap. IX, v. 9. Holopherne la prit dit qu'il n'a pu trouver dans ce pays aucun
aussi du lernps de Manassé, roi de Juda (h). vestige du nom d'Abana, ni de Pbar-
Ezéchiel (i) en parle comme d'une ville lo- phar.
rissante de son temps. Jérémie (j) la mc-' On montre à cinq cents pas de Damas, du
nace des armes de Nabuchodonosor, qui l'as. côté du midi, sur le grand chemin, le lieu
sujellit, de même que toutes les autres vil où saint Paul fut renversé par celte voix :
Jes de Syrie. Après le retour de la captivité, Saul, Saul, pourquoi me persécutes.lu ? On
Zacharie (K) lui prédil des malheurs, qui lui y bâtil une église, qui est à présent entière-
arrivèrent apparemment, lorsque les géné ment ruinée. On voit encore dans la même
raux d'Alexandre en firent la conquêle (1). ville, la maison que l'on dit être celle de
Il semble que Jonathas Machabée. frère de saint Ananie, qui baptisa et instruisil saint
Simon, se rendit maitre de Damas. pendant Paul: laquelle est changée en église, el dont
les troubles de Syrie (m); mais il ne parait pas les Turcs ont fait une mosquée. Plusieurs
qu'il l'ail conservée. Les Romains s'eo cm écrivains ont cru que Caïn el Abel avaient
parèrent vers l'an du monde 3939, lorsque leur derneure auprès de Damas, el que c'est
Pompée, faisant la guerre à Tigranes, y en- du sang d'Abel dont celle ville a pris son
voya Mélellus et Lælius, qui s'en saisiront (n). nom ; car, en hébreu, Dam-suk signifie un
Scaurus s'y rendit quelque temps après ; et sac de sang. On inontre encore dans ces
après lui, Pompée, qui y Git venir Hircan et quartiers-là le tombeau d'Abel, qui est, dil-
Aristobule qui se disputaient la royaulé (o). on, de la longueur de quarante pieds. Mais

Damas demeura sous la domination des on ne peut faire aucun food sur de pareils
Rumains, jusqu'à ce qu'elle lomba entre les récils.
maius des Arabes. Obodas, père d'Arélas, Les Arabes donnent à celle ville le nom de
roi d'Arabie, dont parle S. Paul (p), étail Damaschk, ou Demeschk, ou celui de Scham ,
(a) IV Reg. viu, 7, 8, etc.

(k) Zach. ix, 1.
(b) IV Reg. x, 17.

(1) Piutarch. in Alex. Q. Curl. I. III.
(C) IV Reg. xm, 3, 21, 23.

(m) I Mac. an, 52.
(d) IV Reg. xiv, 2), etc.

(n) Joseph. Antiq. I. XIV, c. 18,
(e) IV Reg. xvi, 5 et seq.

(0) Antig. 1. XIV, c. , VI.
IV Reg. xv, 9.

(p) II Cor. 31, 32.
(g) Isai. vii, 4, 8; vin, 4; 1,9; xvi, 1, 2, 3. Amos i, (9) Antiq. I. XVI, c. X.
5, 4.

(r) En l'an de Jésus-Christ 57.
(h) Judith. 11, 17.

(s) IV Reg. v, 1, 2, 3, etc.
li) Ewch, XVI, 18

(1) Voyez Davili Syrie.
vi veiein xxv, 9, 10, 11111, 8, XLIX, 25, 26.

(u) Maundrel, Vova, e d'Alcp à Jérusalemu,

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