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etiamsi piaeterita mala non stnt quae sanctum hominem oporteat rebus cunctis redimere, sun t tamen perennia bona quae magno debeat comparare. Sed de hoc plenius postea. Nuncautem hoc dicolibere, et constanter adfirmo, neminem esse omnino sanctorum qui non in multis sit Deo debitor, ac per hoc, eum quaecumque Domino suo dederit, non tam donare quam solvere. Ac primum , ut de beneficiis generalibus dicam, id est, quod quisquis vel sanctorum es ille, vel divitum, primum benevolentiaac dono Dei et natus et alitus et educatus es, quod rebus ad vitam necessariis communitus, quod etiam non necessariis locupletatus, quod plus ad usum tibi Dominus Deus tuas tribuit quam modus usuum postulavit, quod extendit denique super spes tuas munera sua, et, quod est maximum ac rarissimum, dona illius etiam tua vota vicerunt. Addo autem post ista omnia quod idem Dominus, qui te primum munere suo genuit, postea etiam passione salvavit ; quod propter te, o homo, terram ac lutum, imo exiguam terrae ac luti partem, rerum universarum dominus terras adiit, ex carne pariteret in carne processit, huiniliatus usquead humaniexordii pudorem et pannorum inluviem et piaesepii vilitatem, tolerans indignas se vitae istius passiones, edendi, bibendi, somni, vigiliarum aegras vicissitudines, et caducs istius conversationis contumeliosas necessitates, ipsam denique hominum circa se conversantium n'a pas de fautes passées qu'il lui faille racheter de tous ses trésors, il est toutefois des biens éternels qu'il doit acquérir à grand prix. Dans la suite, je parlerai de ceci plus au long. Maintenant j'avance sans crainte, j'affirme sans balancer qu'il n'est aucun saint qui ne soit redevable à Dieu en plusieurs choses, et que, par conséquent, s'il donne à son maître, il donne moins qu'il ne paie. Et d'abord, pour parler des bienfaits généraux, qui que tu sois, 6 homme, juste ou riche, si tu as reçu la naissance, les alimens et l'éducation; si tu as été pourvu de toutes les choses nécessaires à la vie, enrichi même d'une abondance superflue; si le Seigneur ton Dieu t'a donné plus que n'exigent tes besoins; enfin, s'il a étendu ses présens au delà de tes espérances; ce qui est plus grand et plus rare, si ces largesses ont même surpassé tes désirs, n'est-ce point à la bienveillance et à la libéralité divine que tu dois toutes ces faveurs? Ajoutons encore à cela, que le même Seigneur qui t'engendra dans sa bonté, t'a sauvé plus tard aussi par sa passion; c'est pour toi, ô homme, pour toi, fange et poussière, pour toi, atome de terre et de boue, que le maître de l'univers est descendu ici bas, qu'il est né de la chair et dans la chair; qu'il s'est abaissé jusqu'à la honte d'une origine humaine, enveloppé de langes misérables dans une humble crèche; qu'il a souffert les humilians besoins du boire et du manger, les pénibles vicissitudes du repos et des veilles, les nécessités dégradantes de cette vie caduque; qu'il a supporté le commerce dégoûtant de ceux qui vivaient autour de lui, de ces peuples couverts de la boue du crime, sans cesse livrés aux désordres d'une conscience coupable, exhalantl'odeur impure des actions fœlidam commorationem, populos peccatorum sordentium luto oblitos, semper maiae conscientiac ad m issu reos, turpium ex se actuum nidorem exhalantes, et ideo cœlestium praeceptorum incapaces, nec sustinentes sacri fulgoris jubar, quia caligantespeccatis oculos splendor divini luminis obruebat. Nec solum hoc. Sed post haec omnia, adde protervas superbientis populi contradictiones, adde convitia, adde maledicta, impiam insectationem, testimonium falsum, judicium cruentum, inrisioues populi, sputa, verbera, acerbissimas quidem pœnas; sed indignitates pœnis acerbiores, coronam spineam, aceti poculum, cibum fellis, damnatum ab hominibus dominunt universorum, pendentem in patibulo salutem humani generis , Deum terrenae conditionis lege morientem.

Quae cum ita sint, quicumque ille aut sanctus es, aut sanctum te esse credis,dic mihi, quaeso, numquid solvi haec sola possunt, etiamsi nulla alia debeantur? Quidquid libet enim homo pro Deo perferat, solvi omnino non potest quod Deus pro homine perpessus est, quia etiamsi passio ipsa non differat genere pœnarum, multum tamen distet necesse est diversitate patientum. Sed forsitan dicis generale in his quae diximus omnium hominum esse debitum, et in hoc universorum hominum genus indiscrete obnoxium. Verum est. Sed numquid aliquis ideo minus debet, si et alius idem debeat? Aut si centum hominum cautiones les plus honteuses, et qui dès lors, incapables de saisir les préceptes divins, ne pouvaient soutenir leclat de sa splendeur céleste, parce que les rayons de la lumière immortelle éblouissaient leurs yeux tout couverts des nuages du crime. Et ce n'est pas tout encore; ajoutez les contradictions insolentes d'un peuple superbe, ajoutez les injures, les calomnies, un acharnement atroce , les faux témoignages; un jugement sanguinaire , les dé" risions de la foule, les crachats, les coups, des peines bien amères et des indignités plus amères encore, une couronne d'épines, un breuvage de fiel et de vinaigre, le maître universel condamné par les hommes, le Sauveur du genre humain attaché au gibet, Dieu qui accomplit en mourant la loi imposée à la nature terrestre.

Puisqu'il en est ainsi, dites-moi, vous qui êtes juste, ou qui croyez l'être, pourriez-vous payer ces bienfaits, quand vous ne devriez rien autre chose? Quelques maux en effet, que l'homme puisse endurer pour Dieu, il ne pourra jamais payer ce que Dieu a souffert pour l'homme; car, les souffrances fussent-elles égales de part et d'autre, la différence pourtant serait infinie du côté de ceux qui souffrent. .Vous allez dire peut-être que cette dette est générale, et regarde tous les hommes sans distinction ? J'en conviens. Mais un homme doit-il mourir parce qu'un autre doit autant que lui?Si par hasard cent hommes s'étaient rendus caution pour cent sesterces, la dette de l'un d'entre eux en serait-elle moindre, parce qu'ils se trouveraient tous débiteurs de la de centenis sestertiis scriptae sint, num idcirco adlevatur unius debitum, si omnes sint ejusdem numeri debitores? Unusquisque enim, inquit Apostolus, suum onusportabit, et unusquisquepro se rationem reddet (1). Nequaquam ergo unius pondus pondere adlevaturalterius, nec absolvitur reus societate multorum. Neque ideo minus est cuilibet tetra damnatio, si multos complices pcena e videatur habere damnatus. Ita hoc quod supra dixi, licet generale sit debitum, speciale tamen esse non dubium est. Licet sit commune omnium, est tamen peculiariter singulorum. Ita ad omnes aequaliter pervenit, quod tamen de su m ma unicuique nil recedit. Christus enim sicut pro omnibus passus est, sic pro singulis; et cunctis se impendit pariter et singulis; et totum se dedit universis, et totum singulis. Ac per hoc, quicquid passione sua Salvator praestitit, sicut totum ei debent universi, sic totum singuli ; nisi quod prope hoc plus singuli quam universi, quod tantum acceperunt singuli, quantum universi. Ubi enim hoc unus accipitquod universi, etsi par est mensura, major est invidia. Quo sit ut licet ipsum accipiat, plus debere videatur, quia magis sit unus obnoxius,qui videtur omnibus comparatus. Haec ergo hactenus, quia debitores Deo quidam sanctorum esse se non putant, cum debitum aestimare non possint.

(I) Gai. VI. 5. — Rom. XIV. 1 2.

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