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LIVRE QUATRIÈME.

Argument.

Il faut mépriser l'approbation des impies, et ne chercher que celle des justes. — On doit toujours agir dans la vue de plaire p Dieu. — Les justes et les pécheurs ont un égal besoin de finir leur vie par des bonnes œuvres. — Dans tous les temps nous devons préférer Dieu à toutes choses. — C'est le mépriser que de commettre un péché. — Plus on a reçu de bienfaits de lui, plus on est obligé de faire l'aumône. — JésusChrist souffre dans la personne des pauvres. — On sera traité en l'autre vie, comme on aura traité le Christ en celle-ci. — Injustice de ceux qui ne font pas l'aumône. — Dieu oubliera dans le siècle futur ceux qui l'oublient au siècle présent. — Nous devons obéir à la loi, et ne pas nous plaindre de sa sévérité. — La piété en adoucit le joug.

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Non me praeterit, domina mi Ecclesia, nutrix beatae spei, haec quae libellis superioribus diximus, nonnullis filiis tuis Christum parum amanlibus displicere. Sed nos voluntates eorum non magni pendimus, quia nec mirum est ut eis loquentia de Deo verba non placeant quibus ipse forsitan Deus non placet, nec expectandum ut insinuatorem salutis atque animarum sermonem ament, qui salutem ipsam at que animas suas non amant. Sufliciunt itaque, sicut in aliis, ita etiam in bac parte, nobis sensus tantum et judicia sanctorum; quibus idem aeque apud nos sentientibus, certi profecto sumus etiam Deum ipsum sentire nobiscum, quia, cum in sanctis

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Je n'ignore pas, à Église ma souveraine, mère de la bienheureuse espérance , que les considérations développées dans les livres précédens, peuvent effaroucher ceux de vos fils qui n'aiment pas le Christ. Mais leurs opinions ne m'importent guère , car il n'est point étonnant que des pages qui leur parlent de Dieu viennent à leur déplaire, quand Dieu même peut-être ne leur plaît pas; il ne faut pas s'attendre qu'ils puissent aimer un langage qui enseigne le salut et la sanctification des ames, quand ils n'aiment ni leur salut ni leurs ames. Il me suffit donc ici, comme ailleurs, de l'avis et de l'assentiment des saints, car, si j'ai pour moi leur approbation, je puis compter aussi sur celle de Dieu : l'Esprit de Dieu habitant dans les saints, Dieu lui-même habite sans doute dans des cœurs d'où TOM. II. 22

suis spiritus Dei maneat, absque dubio, Deus illic est ubi illa pars fuerit a qua Dei spiritus non recedit. Pravorum ergo hominum , id est, paganorum, vel mundialium, sensus aut parvi aestimandi sunt, aut nihili omnino faciendi. Quia si hominibus, inquit Apostolus, placere vellem, Christi servus non essem (1). Illud durius ac molestius, quod quidam, utarbitror, fdiorum tuorum sub religionis titulo a religione dissentiunt, et habitu magis seculum reliquere quam sensu, quorum, ni fallor, sententia hoc habet atque adserit, omni omnino homini Christiano propinquitatem in exitu magis considerandam esse quam Christum. Et quia profana penitus per se erat execrabilisque sententia, velare, ut puto, infidelissimam praedicationem quasi umbratili quadam adjectione conantur, dicentes cunctos qui credunt Deum, sanos tantum atque incolumes officiosos Christo esse debere, caeterum exeuntes jam a seculo, carnalis magis propinquitatis quam divini officii oportere meminisse. Quasi vero homines Christianos alios esse oporleat incolumes, alios de hoc seculo recedentes, et alios se cuncti exhibere Christo debeant in sospitate, alios in morte, alios in superiore vita, alios in posteriore. Quod si ita est, ergo alterum quis habiturus est Christum juvenis, alterum senex; et totiens

(1) Gai. I. 10.

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