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nuilti maximas opes haeredibus , interdum etiam extraneis derelinquant, hoc solum se putant perdere quod pro spe sua dederint ac salute. Et quidem istud licet in omnibus fere grave sil, praecipue iu his tamen quos in consimili crimine intidelilalis etiam professio sanctitatis accusat. Sed idem morbus hic non secularium tanlum est, sed eorum etiam qui sibi nomen religionis usurpant.

Et ideo videns ille qui scripsit commune esse hoc malum prope universorum, labemque hanc non ad mundiales tantum homines, sed eliam ad pœnitentes atque conversos , ad viduas quoque jam continentiam professas, atque ad puellas in sacris altaribus consecratas, quodque, ut ila dixerim, prope inter monstra reputandum est, ad Levitas etiam atque Presbyteros, et, quod his feralius multo est, etiam ad Episcopos pervenisse, ex quibus multi quos supra dixi, sine affectibus , sine pignore, non familias , non filios habentes, opes et substantias suas non pauperibus, non Ecclesiis, non sibi ipsis, non denique , quod his omnibus majus est ac praestantius , Deo, sed secularibus vel maxime et divitibus et extraneis deputarent, factus est in corde ipsius, sicut scriptum est, zelus Domini quasi ignis ardens. Et quia, aestuantibus sacro affectu medullis suis, aliud in tali aestu facere non potuit, in vocem doioris erupit. Vox autem infidèles, que bien des gens abandonnent de vastes richesses à deshéritiers,quelquefoismêmeàdes étrangers; regardent comme perdu seulement ce qu'ils auraient donné pour leur espérance et leur salut, désordres bien déplorables sans doute dans presque tous les hommes, mais surtout dans ceux qu'une profession de sainteté rend plus criminels; car, cette maladie tourmente les séculiers, comme ceux qui se décorent d'un titre de religion.

Or, l'auteur de cet ouvrage a vu que c'est là le mal de presque tous les Chrétiens, que c'est la tache nonseulement des hommes du siècle, mais encore des pénitens et des convertis, des veuves qui ont professé la continence, des vierges consacrées à la face des saints autels, et, ce qu'il faut regarder, pour ainsi dire , comme une monstruosité, des Lévites et des Prêtres; il a vu, chose bien plus hideuse, que les Evêques euxmêmes sont flétris de ce vice ; la plupart des personnes que je signale n'ayant ni affections, ni objets qui leur soient chers, ni familles, ni enfans, loin de donner leurs biens et leurs richesses aux pauvres, aux églises, à eux-mêmes, et, ce qui vaudrait mieux encore, à Dieu} les abandonnent à des séculiers, à des riches, à des étrangers. Devant un pareil spectacle, le zèle du Seigneur, ainsi qu'il est écrit, s'est allumé en son cœur, comme une flamme ardente. Et parce que, dans la sainte ardeur qui le consumait, il ne pouvait faire autre chose, il s'est échappé en paroles de tristesse. Personne alors ne lui a paru plus propre à recevoir ses lamentations, que l'Eglise à laquelle appartiennent ceux qui com

ipsa cui impenderetur nullus magis idoneus visas est quam Ecclesia; cujus utique pars ipsi erant qui ista faciebant. Superflue enim uni aut paucis scribitur, ubi est causa cunctorum. Haec ergo ratio et persuasit et compulit ut libelli, de quibus loquimur, ad Ecclesiam mitterentur.

IVunc illud dicimus quod secundum est, scilicet, cur in titulo libellorum non sit nomen auctoris. Cujus rei licet una sit causa maxima, multae tamen, ut reor, esse potuerunt. Ac prima illa veniens a mandato Dei, quo praecipimur vitare omnibus modis terrestris gloria e vanitatem, ne, dum humanae laudis inanem aurulam quaerimus, praemium cœleste perdamus. Ex quo etiam illud est, quod et orari Deus et donari occulte jubens, vult nos fructum boni operis commendare secreto; quia nulla fit major fidei devotio, quam quae conscientiam vitat hominum , Deo teste contenta. Nesciat enim, inquit Salvator, manus tua sinistra quid faciat dextera tua, et pater tuus qui videt in absconso reddet tibi (1). Et ideo scriptori illi ad subtrahendum e titulo nomen su um atque celandum sulïicere haec tantummodo causa potuit; ut quod in honorent domini sui fecerat, divinae tantum conscientiœ reservaret, et res commendabilior Deo fieret,

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mettent de pareils désordres. Il est superflu d'écrire pour un seul, ou pour un petit nombre, lorsqu'il s'agit de tout le monde. Voilà donc le motif que l'auteur a eu d'adresser son livre à l'Eglise.

Je passe maintenant au second point; il s'agit de savoir pourquoi l'auteur n'a pas mis son nom en tête du livre. Bien qu'il n'y ait de cela qu'une raison principale, on peut toutefois, je pense , en apporter plusieurs. La première se trouve dans le précepte de Dieu , qui nous ordonne d'éviter en toute manière la vanité de la gloire terrestre, de peur que le frivole désir des louanges humaines ne nous fasse perdre les célestes récompenses. De là vient que le Sauveur nous ordonne de prier et de donner en secret, voulant que nous ajoutions du mérite à nos bonnes œuvres, en les cachant dans le silence; en effet, il n'y a pas de piété plus sincère que celle qui évite les regards des hommes, et se contente de Dieu pour témoin. Que votre main gauche, dit le Sauveur , ne sache pan ce que fait votre droite; et votre père qui voit dans le secret, vous rendra. Et voilà pourquoi cet écrivain, en cachant son nom et en l'éloignant du titre de l'ouvrage, n'a pu avoir d'autre motif que de réserver pour les seuls regards divins ce qu'il a fait en l'honneur de son maître, et de rendre plus recommandable à Dieu une chose qu'il a soustraite à la renommée publique. Et toutefois, il faut l'avouer, la grande raison de notre écrivain , c'est qu'il est humble à ses yeux, ainsi que nous lisons, qu'il se quae famam publicam devitasset. Sed tameu, quod confitendum est, pnecipuum illud fuit, quia scriptor ille, ut legimus, humilis est in oculis suis, ac vilis sibi, exiguum se penituâ atque ultimum putans, et hoc, quod majus est, mira fide, non officio humilitatis adsumptae, sed judicii simplicis veritate. Unde est quod jure se etiam ab aliis talem habendum putans qualis a semetipso haberetur, recte libellis suis alienum nomem inseruit, scilicet ne auctoritatem salubribus scriptis personae suae parvitas derogaret, omnia enim amodo dicta tanti existimantur, quantus est ipse qui dixit. Siquidem tam imbecilla sunt judicia hujus temporis, ac pene tam nulla, ut qui legunt, non tam considerent quid legant quam cujus legant, nec tam dictionis vim atque virtutem, quam dictatoris cogitent dignitatem. Idcirco igitur scriptor ille abscondi et latitare omnibus modis voluit, ne scripta quae in se babent plurimum salubritatis , minora forsitan fierent per nomen auctoris.

Habet itaque quisquis ille est qui requirit, cur alienum nomen adsumptum sit. Restat dicere, cur Timothei. Quod ut dicamus, ad auctorem denuo reversuri su mu s. Is enim causarum omnium causa est, qui sicut hu militat i praestitit ut alienum, sic timori atque cautelae ut TimotJiei nomen scriberet. Pavidus quippe est, et formidolosus, ac nonnunquam etiam levium menda

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