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TOME II.

Page 10. — ligne 13.

Sardonicis Herbis. — «Huic incommode, accedit et herba Sardonia, quae inde fluviis fontaneis provaenit justo largius; et, si edulio fuerit, vescentibus nervos contrahit, ita ora deducit, ut qui mortem oppetunt, velut ridentium facie intereant. » Solini Polyhist., cap. X.

— « Serenos ergo nubilis mentibus vultus induebamus, et ad illorum vicem qui , degustato Sardorum graminam succo, feruntur in morte ridere, imitabamur laeta maerentes. » Pacati Paneg. Thcudosii.

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Matrimonii Dignitatb. — « Uxor dignitatis nomen est, non voluptatis. « Spartianus, in Mlio Fero.

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Prssumptio Long* Vit*. — « Nam si nos in extremo vitae nostrae tempore ad agendam paenitentiam, vel ad redimenda peccata, vel crimina reservamus, timere debemus ne forte « nos mors inopinata praeveniat, et ad illud subitaneum tem» pus pœnitentiae non sinat pervenire, ad quod nos morti« fera securitate volumus reservare. Et ideo, trineamus illud « quod scriptum est : Nolite tardare converti in Dominum. « Casarii Homilia.

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Itaque Agnovit Hoc Ille Dux Nostb*; Partis. — « Comme « les Visigots ne s'attendaient pas d'être attaqués, soit qu'ils « se flattassent que l'Empereur désavouerait les violences qui « s'étaient faites contre les Armoriques, soit par d'autres « raisons, Litorius se hâta de marcher contre les Visigots. « Il paraît cependant qu'avant que d'aller à son expédition, « il voulut s'attacher les Bourguignons qui avaient échappé « au fer des Alains. Litorius qui commandait dans les Gaules « sous les auspices d'Aétius, donna donc, soit de son propre « mouvement, ou en vertu d'ordres supérieurs, des quartiers « dans la Sapaudie à ce reste de Bourguignons (1), à condi« tion qu'ils s'y contenteraient d'une certaine portion des « terres, et qu'ils laisseraient l'autre aux anciens habitans...

— « Litorius Celsus , rival de la gloire d'Aétius, et qui « croyait que rien ne pouvait résister à une armée composée « d'une infanterie romaine et d'une cavalerie Scythe, marcha « donc, en traversant l'Auvergne (2), contre les Visigots, dès « qu'il eut soumis les Armoriques, c'est-à-dire , dès qu'il les

(1) Sapaudia Burgundiorum reliquu datur cum indigems dividenda. Prosp. Chron. ad ann. 339.

(2) Litorius Scylhicos equites , tune forte subacto
Celsus Aremorico, Geticum rapiebat in agmen

Per terras, Arverne, tuas

Sïdon., Paneg. Aviti.

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« eut réduits à donner ou à laisser prendre les quartiers dont « nous avons parlé. Voici en quels termes les Fastes de Prosper « rendent cpmpte du succès de l'expédition de ce général (1): — Théodose étant consul pour la dix-septième fois , et Festus « lui servant de collègue, Litorius qui commandait en second, « sous le patricien Aétius, les troupes auxiliaires des Huns , « ambitionnant d'outrepasser la gloire d'Aétius , se fiant aux « réponses des Aruspices et aux promesses des Démons, livra « mal-à-propos la bataille aux Goths, et fit comprendre quels « services on eût pu attendre de Varmée qui périt avec lui, « s'il eût mieux aimé suivre de sages conseils que sa propre « témérité. Il fît tant de mal aux ennemis, que, s'il ne se fut « laissé prendre en combattant avec peu de prudence, il se« rait difficile de décider auquel des deux partis la victoire « doit être attribuée (2).

« Ce fut aux environs de Toulouse que se donna la ba« taille entre Litorius et les Visigots. Comme il les surprenait, « il avait pénétré d'abord jusque dans le centre de leurs » quartiers. — Dans la guerre contre les Goths, sous le règne « de Théodoric, Litorius, général romain, chargeant l'ennemi « avec imprudence à la tète des Huns auxiliaires , sous les i murs de Toulouse, vit ses troupes taillées en pièces; blessé * lui-même, il fut fait prisonnier, et mis à mort peu de jours

(1) Dans ce passage et dans ceux qui suivent, nous substituons notre traduction à celle de l'abbé Dubos.

(2) Tbeodosio deciouum septimum et Festo consulibus, Litorius qui secunda ab Aetio Patricio potestate Cbunis auxiliaribus praeerat, dum Aetii gloriam superare appetit, deumque Aruspicum responsis et dceroonum siguificalionibus fidit, puguam cum Gotbis imprudenter cooseruit , fecitque intelligi quantum qua e cum eodem periit manus prodesse potuerit, si potioribus consiliis quam sua temeritate uti maluisset, quando tantani ipse hostibus cladem intulit, ut nisi inconsideranter pnelians in captivitatem incidisset, dubitandum foret, cui patius parti Victoria adscribereti:r. Prosp. Fasli, ad ann. 439.

« après. La paix fut conclue entre les Romains et les Goths.

« (1) — Salvien, dans son traité de la Providence, parle fort

» au long de la catastrophe de Litorius Celsus; véritablement,

« c'est sans le nommer, cependant il n'est point douteux que

« ce ne soit de Litorius que cet auteur entend parler. Toutes

« les circonstances de l'événement qu'il rapporte sont celles

» de la défaite de Litorius, et les commentateurs de Salvien

« l'ont remarqué. C'est dommage que notre auteur qui écri

« vait quelques années après la défaite de Litorius, se soit

« contenté de parler de cet événement en orateur. Il ne laisse

« pas néanmoins de nous apprendre, en exposant combien

« le doigt du Seigneur y fut visible, que le roi Théodoric par

« tit de l'Eglise, où il avait passé plusieurs heures prosterné

« aux pieds de l'autel, pour donner la bataille, et qu'il ne

<< chargea l'ennemi qu'après avoir mérité par son humiliation « et par ses prières que le Dieu des armées combattît pour «. lui. Au contraire, Salvien accuse Litorius Celsus de la même

« présomption, que les autres écrivains lui reprochent. »

— Voyons présentement quels furent dans la Gaule les « suites de la défaite de Litorius Celsus. Sidonius Âpollinaris « dit que les Visigots après cet événement auraient subjugué « une grande partie de cette province de la monarchie ro« mairie, si son beau-père, le même Avitus qui fut depuis « empereur, et qui était sorti d'une famille patricienne de la « cité d'Auvergne, ne se fût servi du crédit qu'il avait sur « l'esprit de Théodoric, pour obliger ce vainqueur à traiter. « — C'est vers vous, dit notre poète à son beau-père Avitus, « c'est vers vous que, fatiguée de ses désastres accoutumés, la * Gaule élevait ses regards, tremblante devant la colère du

(l)Bello Gothico, sub Theodorico rege , apud Tolosam, Litorius Romanns dux iaconsultus, cum auxiliari Hunorum manu irruens, caesis his ipse vulneratus capitur, et post dies paucos occiditur. Inler Romanos et Gothos pax facta. Idat. Chmnic.

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