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S'IMPRIME ET SE VEND CHEZ J.-P. MIGNE, EDITEUR,

AUX ATELIERS CATHOLIQUES, RUE D'AMROISE, AU PETIT-MONTROUGE,

BARRIÈRE D'ENFER DE PARIS.

1850

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THÉOLOGIE

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APOLOGISTE, CONNUES JUSQU'A CE JOUR, SANS AUCUNE EXCEPTION;

PAR M. PIERROT,

4NCU2I PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE ET DE THÉOLOGIE AU GRAKD SÉMINAIRE DE VERDUI»,

Auteur Du Dictionnaire de Théologie morales
PUBLIÉ

PAR M. L'ABBÉ MIGNE,

BOITEUX DE LA BIBLIOTHÈQUE UNIVERSELLE DU CLEKQÉ,

OU
DES CODAS COMPLETS SUR CHAQUE BRANCHE DE LA SCIENCE ECCLÉSIASTIQUE.

fc VOLUMB8. PRIX : 26 FRANCS.

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S'IMPRIME ET SE VEND CHEZ J.-P. MIGNE, EDITEUR,

AUX ATELIERS CATHOLIQUES, RUE D'AMBOTSE, AU PETIT-MONTROUGE,

BARRIÈRE D'ENFER DE PARIS.

1850

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Imprimerie M1GNE, au Pctit-Montronge.»

NOTICE HISTORIQUE SUR BERGIER

Au monienl où la philosophie se préparait à livrer au catholicisme les attaques les plus perfides, la Providence préparait à la religion d'habiles défenseurs : de ce nombre fut l'illustre auteur du Dictionnaire de théologie que nous actualisons.

Bbrgikr (Nicolas-Sylvestre) naquit à Darney (1) le 31 décembre 1718, d'une famille honnête et religieuse. Ayant manifesté dès sa jeunesse des sentiments de la plus tendre piété, il fut destiné à l'état ecclésiastique. II entra au séminaire do Besançon, qui était dirigé alors par des maîtres habiles, au nombre desquels se distinguait M. Bullet, connu par plusieurs ouvrages très-érudils en faveur de la religion. Le jeune disciple fit de rapides progrès sous un si savant maître. Doué d'un aussi bon cœur que d'un excellent esprit, il conserva toujours pour M. Bullel une profonde reconnaissance et une extrême vénération. Le mérite de Bergier le fit demander par M. Chilflet de Demie, conseiller an parlement de Franche-Comté, pour faire l'éducation de ses enfants. M. de Denne se félicita d'un pareil choix, car le jeune maître eut les plus brillants succès. 11 fallait à Bergier une carrière plus vaste que celle d'une éducation particulière. A peine élevé au sacerdoce, il se présenta pour obtenir une chaire de philosophie à l'université de Besançon. Malgré les éloges mérités qu'il obtint, comprenant qu'il avait besoin de se fortifier dans les sciences ihéologiques et philosophiques, il se rendit, l'année suivante (17W), à Paris, pour y suivre les grands maîtres et s'aider des riches bibliothèques de la capitale. Après (rois ans de séjour dans le centre deloutes les sciences,il fut rappelé par son archevêque, qui le plaça à FlangeBouche, paroisse de campagne située dans la Franche-Comté. Il s'y occupa avec beaucoup de zèle des fonctions du saint ministère. C'était un bonheur pour lui lorsqu'il pouvait trouver un moment pour se livrer à l'étude. Aucune production nouvelle un peu importante ne lui était étrangère. Ce qui détermina peut-être ses destinées futures, ce furent deux sujets proposés par l'académie de Besançon. Il concourut si heurcusementqu'il remporta deux médailles d'or (en 1752), l'une pour un discours d'éloquence, et l'autre pour une dissertation historique. L'année suivante, il se présenta encore au concours, et remporta de nouveau le prix d'éloquence sur celle question : L'assiduité au travail peut-elle procurer à lu société autant d'avantages que la supériorité des talents?

(i) Petite ville du diocèse de Sainl-Dié. Elle appartenait autrefois au diocèse d*s Besançon.

DlCT. DE Théol. Dogmatique. I.

Il se peignit si bien dans ce chef-d'œuvre d'éloquence , qu'on dit publiquement : « Il s'est peint lui-même sans le vouloir. » Il ne fut pas aussi heureux sur le sujet historique: il traita d'une manière plus ingénieuse que solide celte belle question : L'origine du nom des Séquanais, leurs mœurs, leur religion, la forme de leur gouvernement et les limites du pays qu'ils habitaient avant que Jules-César eût conquis les Gaules et dans le temps de cette conquête. Depuis cette époque, il se présenta tous les ans au concours, et il se passa peu d'années sans qu'il remportât quelque prix ou accessit.

Bergier s'appliquait en même temps à des ouvrages plus sérieux. Il publia les Eléments primitifs des langues découverts par la comparaison des racines de l'hébreu avec celles du grec, du latin et du français. Il fit paraître en même temps l'Origine des dieux du paganisme, ouvrage suivi dune traduction d'Hésiode. Cet ouvrage manquait de profondeur. Nous ne parlerons pas, dit Feller, do sou Traité sur l'Origine des dieux du paganisme, ouvrage où l'on ne trouve ni sa logique, ni la marche judicieuse de sa vaste érudition ; il le répudia en quelque sorte luimême par l'éloge qu'il fait plusieurs fois de l'histoire des temps fabuleux, dont le résultat lui était tout à fait contraire. Il était, dit l'abbé Barruel, du petit nombre de ceux qui pouvaient le juger; mais je puis assurer que je n'ai point vu d'admirateur plus sincère et plus éclairé de celte estimable production de M. du Rocher, que l'abbé Bergier lui-même: il la louait, la préconisait partout, et disait hautement que le système de la fable expliquée par l'histoire était mieux prouvé que le sien, et méritait la préférence à tout égard.

En 170i, époque marquée par la déplorable expulsion des Jésuites des collèges de France, Bergier fut appelé à diriger celui de Besançon. Il quitta avec regret sa bonne paroisse de Flange-Bouche. Mais la dureté du climat, une annexe difficile à desservir, l'engagèrent à accepter le poste élevé qu'on lui offrait. L'année suivante l'académie de Besançon l'admit an nombre de ses membres. Il venait de publier son Déisme réfuté par luimémf. Il y combat particulièrement J.-J. Rousseau : il l'attaque avec ses propres armes, et ne lui oppose pour l'ordinaire que ses propres sentiments établis dans quelques autres endroits de ses ouvrages. C'est là qu'il manie heureusement la comparaison de l'aveugle-né pour expliquer le rapport de notre raison avec la nature et les ouvrages de Dieu ; qu'il prouve la nécessité et l'existence de la révélation, la voie dont Dieu veut se servir pour nous la faire connaître, cl

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