Œuvres de Molière, Band 6

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H. Nicolle, 1812
 

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Seite 148 - M'ôter, pour faire bien, du grenier de céans, Cette longue lunette à faire peur aux gens, Et cent brimborions dont l'aspect importune ; Ne point aller chercher ce qu'on fait dans la lune, Et vous mêler un peu de ce qu'on fait chez vous, Où nous voyons aller tout sens dessus dessous.
Seite 150 - Qui de ce mauvais air n'était point infectée, Et voilà qu'on la chasse avec un grand fracas A cause qu'elle manque à parler Vaugelas. Je vous le dis, ma sœur, tout ce train-là me blesse (Car c'est, comme j'ai dit, à vous que je m'adresse;) Je n'aime point céans tous vos gens à latin, Et principalement ce Monsieur Trissotin.
Seite 118 - Quand sur une personne on prétend se régler, C'est par les beaux côtés qu'il lui faut ressembler '; Et ce n'est point du tout la prendre pour modèle, Ma sœur, que de tousser et de cracher comme elle.
Seite 125 - Je consens qu'une femme ait des clartés de tout : Mais je ne lui veux point la passion choquante De se rendre savante afin d'être savante; Et j'aime que souvent, aux questions qu'on fait, Elle sache ignorer les choses qu'elle sait : De son élude enfin je veux qu'elle se cache, Et qu'elle ait du savoir sans vouloir qu'on le sache , Sans citer les auteurs, sans dire de grands mots, Et clouer de l'esprit à ses moindres propos.
Seite 62 - Je le suis , ma Psyché , de toute la nature. Les rayons du soleil vous baisent trop souvent; Vos cheveux souffrent trop les caresses du vent; Dès qu'il les flatte, j'en murmure : L'air même que vous respirez * Avec trop de plaisir passe par votre bouche ; Votre habit de trop près vous touche; Et, sitôt que vous soupirez , Je ne sais quoi qui m'effarouche Craint, parmi vos soupirs, des soupirs égarés.
Seite 56 - A peine je vous vois, que mes frayeurs cessées Laissent évanouir l'image du trépas, Et que je sens couler dans mes veines glacées Un je ne sais quel feu que je ne connais pas. J'ai senti de l'eStime et de la complaisance, De l'amitié, de la reconnaissance; De la compassion les chagrins innocents M'en ont fait sentir la puissance; Mais je n'ai point encor senti ce que je sens.
Seite 147 - Et quelle indignité, pour ce qui s'appelle homme, D'être baissé sans cesse aux soins matériels , Au lieu de se hausser vers les spirituels! Le corps, cette guenille, est-il d'une importance, D'un prix à mériter seulement qu'on y pense? Et ne devons-nous pas laisser cela bien loin ? C1IRVSALE. Oui , mon corps est moi-même , et j'en veux prendre soin : Guenille, si l'on veut; ma guenille m'est chère.
Seite 39 - J'en ai fait de ce cœur le charme et l'allégresse, La consolation de mes sens abattus , Le doux espoir de ma vieillesse. Ils m'ôten.t tout cela, ces dieux ; Et tu veux que je n'aie aucun sujet de plainte Sur cet affreux arrêt dont je souffre l'atteinte ! Ah ! leur pouvoir se joue avec trop de rigueur Des tendresses de notre cœur. Pour m'ôter leur présent, leur...
Seite 175 - Qui, des premiers venus saisissant les oreilles, En fait le plus souvent les martyrs de ses veilles. On ne m'a jamais vu ce fol entêtement...
Seite 161 - Votre, prudence est endormie, De traiter magnifiquement, Et de loger superbement Votre plus cruelle ennemie.

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