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Victry en Partois doit faire ayde à ung mesnaiger de xxv I. Sainci-Didier (S1-1>izier) doit faire aide à un mesnaige dexxv I L Vertuz doit faire aide à deux mesnaigers chacun de xxv liv. Vassy doit faire aide à deux mesnaigers chacun de xxv liv.

ÉLECTION DE CHAALONS

Chasteau-Tbierry ung mesnaiger et lui doit aide de xxx liv.
Juin vil1e fait aide à ung mesnaiger de xxv liv.

ÉLECTION DE PROVINS.

Provins fait aide à deux mesnaigiers de chascun xxx liv., Sezanne et Colommier faull aide à deux de leurs mesnaigers, à l'un xxx liv. et à l'autre xxv I. t.

ÉLECTION DE MEAUX.

Meaulx fait aide à neuf mesnaigiers à chascun de xxx liv.

Cressy, la Ferté-sur-Jarre, Melon, doivent aide à chacun mesnaigier de la 10e de xxv liv.

Mont' reau doit aide à deux mesnaigers chacun de xxx liv.

La Ferté-Millon, Crespy-en-Valois doivent ayde à chacun deux mesnaigers et \our chacun mesnaiger la somme de xxx liv.

Brayne doibt faire ai.le de ung mesnaigier de la somme de xxv liv.

Brais-sur- Senne fuult aide de deux mesnagers à chacun xxv liv.

Nemours doit aide à ung mesnaiger de xxv liv.

Mente doit aide à deux mesnaigers de la somme de xxv liv. à chacun mesnaiger.

Cbautnont-en-Bafsigny doit aide à un mesnaiger nommé Jehan Fredoual, de la somme de xxx liv. t.

Suit le mandement pour l'exécution contre les habilans des villes sus-nommées, est délivré par Escoullaut sous le commandement des commissaires royaux.

Copie collationnée du dix août mil iiiic iiii" et deux, sous le sceau de Drouot élu.

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45. — 20 novembre.

Troyes. — Lettre des commis en la vil1e de Troyes sur le fait des ménagers de la ville envoyez à Franchise, aux commissaires du roy en la ville de Franchise. Ils se plaignent de la situation des ménagers à Franchise. On dit: • Vous suplians et requérans tant à ::ertes que

> plus povons qu'il vous plaise avoir agréable l'élection par nous

• faicte, ou en eslire et mander ungou deux au lieu desdits Drouot i et Bruyer, qui vous a pieu en descharger; et se vostre plaisir

• estait en délaisser ung et vous contenter pour deux grans mar

• chans pour tout vous feriez grant charité; car depuis dix ans en

> ça ladite ville est diminuée de la moitié, tant au moyen des grans » et insupportables charges qu'elle a eu à supporter et dont elle a » esté plus chargée, que nulle autre ville de Chanipaigne, comme » de la pestilance, qui depuis deux ans y a eu cours, au moyen île » laquelle s'est absenté la tierce partie des mesnagiers d'icelle, et i encore chascun jour se absentent à cause desdites charges et

• s'en vont demourer es pays de Bourgogne et de Lorraine •

46. - 14S3, 21 juillet.

Franchise. — Lettre missive adressée par du Moncel au procureur des habitans de Troyes, mentionnant diverses dépenses faites dans l'intérêt de la colonie champenoise établie A Franchise.

47. 1487,19 septembre.

Lettres patentes de Charles VIII données à Laval et autorisant les habitants de Troyes à faire un emprunt pour solder les prêteurs de 1481. On lit dans ce document:

« Charles, par la grace de Dieu, roy de France, au bailli de Troyes ou à son lieutenant, salut. Nos chers et bien amez les habitans de nostre ville et cité de Troyes nous ont fait dire et exposer que du temps de feu nostre très-cher seigneur.et père, que Dieu absoille, fist repopuler des gens de ses pays nostre ville et cité d'Arras. Les commissaires à ce commis de par luy ordonnèrent auxdits exposans envoyer à demourance en nostre dite ville d'Arras grand nombre de marchans et mesnaigiers d'icelle ville, à quoy ils obéirent et y frayèrent et dépensèreut gran.s sommes de deniers qu'ils imposèrent sur eulx. Et pour ce que parlesdils commissaires leur fut donné faire une bourse commune de marchandise avecques autres villes de nostre pays de Champaigne, pour leur porcion de laquelle bourse, ilz furent assis à la somme de cinq cents écuz d'or, laquel1e ils prindrent par emprunct sur les aucuns d'eulx, et fut baillée et délivrée ensemble avecques les autres sommes que fournirent lesdites villes avec eulx adjoinctes, à un nommé Josse du

Moncel. lors marcbant demeurant en icelle ville etc.»

Ces lettres patentes constatent que Josse du Moncel et sa femme sont morts dans la misère. Elles autorisent les habitans de Troyes à emprunter une nouvelle somme de cinq cents écus pour acquitter une même somme empruntée pour former la bourse commune.

AT« 48. — 1487, 13 octobre.

Troyes. — Mandement du bailli de Troyes pour l'exécution des lettres patentes ci-dessus mentionnées.

En outre des pièces ci-dessus inventoriées, les archives municipales de Troyes renferment des registres de la série F (levée de deniers, aides, subsides, etc.) contenant mention de levées de deniers pour subvenir aux besoins des ménagers envoyés à Franchise pour les années U7'J, 1480 et 1481.

Ces registres portent les n" 178, 186, 187, 188, 189 et 190 de cette série F.

NOTES

SUR LE POÈTE JOYEL

PAR

M. LAROCHE

président.

Il nous est retombé dernièrement sous la main quelques notes, que nous nous étions proposé de soumettre à l'Académie, sur les œuvres d'un poète d'Artois, dont le nom n'est cité dans aucun de nos recueils. Son existence nous fut révélée fortuitement, dans les circonstances suivantes.

A l'époque où la vente de la riche et précieuse bibliothèque du président Bigant avait appelé à Douai, l'élite des amateurs et des libraires de Paris, des villes du Nord, de Londres même, on annoncait la prochaine mise aux enchères, devant le commissaire-priseur de Montreuil-sur-Mer, d'une masse de douze mille volumes, ayant appartenu à feu M. Deroussent, chirurgien à Montreuil et « provenant, en grande partie, des bibliothèques » éparses au moment de la révolution, des monastères » des Carmes et de St-Saulve (de Montreuil), des abbayes » de Dompmartin, St-André et des établissements reli» gieux de Boulogne-sur-Mer. »

On citait « une certaine quantité de manuscrits go» thiques sur vélin, d'éditions incunables, Elzéviriennes, » Robert Etiennes (sic), etc. »

Cet énoncé devait attirer l'attention, et l'on ne fut point surpris de voir que, renonçant à lutter sur le terrain brûlant de Douai, une quinzaine de libraires de la capitale même, de Lille, d'Amiens, de St-Omer, de Boulogne, et, bien plus, de Gand, ne dédaignèrent point de se réunir dans la grange louée temporairement pour 'être convertie en salle de vente. Le grenier rustique qui la surmontait servait de magasin, là se trouvaient, accumulés en piles, les livres attendant qu'on les descendit, au fur et à mesure que le feu des enchères opérerait le vide, dans les lots disposés au rez-de-chaussée.

C'était, d'ailleurs, une singulière bibliothèque; ce fut une vente plus singulière encore.

On était, de prime abord, frappé de ce mélange inouï de livres intéressants, curieux, rares et précieux, même, mais devenus sans valeur, étant pour la plupart piqués des vers, tachés d'humidité, incomplets de portraits, de gravures, de feuillets entiers.... au milieu d'une multitude de volumes n'offrant même pas la valeur de leur poids.

En présence d'un tel chaos, la prudence conseillait à l'amateur de s'abstenir, et il le fit forcément, lorsque la coalition des libraires lui eut enlevé toute chance de concurrence.

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