Lettres vendéennes, ou correspondance de trois amis, en 1823

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Vanlinthout et Vandenzande, 1826 - 340 Seiten
 

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Seite 222 - Adieu, plaisant pays de France ! O ma patrie La plus chérie ; Qui a nourri ma jeune enfance ! Adieu, France ! adieu mes beaux jours. La nef qui disjoint nos amours N'a cy de moi que la moitié ; Une part te reste, elle est tienne ; Je la fie à ton amitié, Pour que de l'autre il te souvienne.
Seite 135 - L'invisible union de la terre et des cieux, Tout enflamme, agrandit, émeut l'homme sensible : II croit avoir franchi ce monde inaccessible Où sur des harpes d'or l'immortel Séraphin Aux pieds de Jéhovah chante l'hymne sans fin. Alors de toutes parts un Dieu se fait entendre; II se cache au savant, se révèle au cœur tendre : II doit moins se prouver qu'il ne doit se sentir...
Seite 153 - ... les chercher. Au loin, du côté opposé, on voyait une autre multitude dont on entendait le bruit plus sourd; enfin au milieu était une petite île couverte de monde. Beaucoup d'entre nous comparaient ce désordre , ce désespoir , cette terrible incertitude de l'avenir, ce spectacle immense, cette foule égarée, cette vallée , ce fleuve qu'il fallait traverser , aux images que l'on se fait du redoutable jour du jugement dernier.
Seite 226 - La première chose que j'ai sue par cœur, est un cantique de matelot commençant ainsi: Je mets ma confiance, Vierge, en votre secours; Servez-moi de défense, Prenez soin de mes jours; Et quand ma dernière heure Viendra finir mon sort, Obtenez que je meure De la plus sainte mort . J'ai entendu depuis chanter ce cantique dans un naufrage.
Seite 152 - Saint-Florent forment une sorte d'en•ceinte demi-circulaire, au bas de laquelle règne une vaste plage unie qui s'étend jusqu'à la Loire, fort large en cet endroit ; quatre-vingt mille personnes se pressaient dans cette vallée ; soldats, femmes...
Seite 284 - Tu as été pris les armes à la main , lui dirent les républicains ; ton arrêt de mort est prononcé. Voilà la chaumière où tu es né ; ton père y est encore ; tu vivras si tu veux obéir. — Le Vendéen regarda sa cabane, les larmes lui vinrent •LUX yeux : Pour obtenir la vie, que faut-il faire?
Seite 135 - Et de jeunes beautés qui, sous l'œil maternel, Adoucissent encor par leur voix innocente De la religion la pompe attendrissante ; Cet orgue qui se tait, ce silence pieux, L'invisible union de la terre et des cieux, Tout enflamme, agrandit, émeut l'homme sensible...
Seite 237 - Héros de la Vendée , illustre défenseur de la foi de tes pères et du trône de tes rois, salut. « Que le Dieu des armées veille à jamais sur toi; qu'il guide ton bras à travers les bataillons de tes nombreux ennemis, qui, marqués du doigt de ce Dieu vengeur, tomberont dispersés comme la feuille qu'un vent du nord a frappée!
Seite 284 - Ripoche brandissant la hache dont on venait d'armer ses mains , s'élance sur le piédestal de la croix, et, élevant son arme, il s'écrie d'une voix qui retentit au loin : « Mort à celui qui insultera la croix de Jésus-Christ! je la défendrai jusqu'à mon dernier soupir. » Adossé au bois sacré , il agite sa hache ; une divine ardeur brille dans ses yeux ; une force surnaturelle semble l'animer. Pendant quelques instans il parvient à éloigner les sacrilèges.
Seite 285 - C'est le signe de ma rédemption, s'écria le Vendéen; je l'embrasserai •encore,... Et, par un dernier effort, ses bras se rattachèrent à l'arbre du salut; ses bras se roidirent à l'entour : car ce fut ainsi qu'il reçut la mort. Les meurtriers laissèrent leur victime, et abattirent la croix.

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