DICTIONNAIRE GÉOGRAPHIQUE DU LUXEMBOURG; PAR PI. VANDERMADIEN Chevalier de l'ordre Léopold, membre de l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, de l'Académie royale des sciences de Turin et de Lucques, des Sociétés de géographie de Paris et de Londres, de la Société géologique de France, de la Société Française de statistique universelle, de l'Académie de l'industrie agricole, manufacturière et commerciale, de la Société des sciences physiques , chimiques et arts industriels de France , de celle d'histoire naturelle de Vétéravie, correspondant de la Société d'histoire naturelle de Liége, de la Société impériale et royale arétine d’Aresso, des Sociétés de statistique de Londres, de Marseille et du royaume de Saxe, de la Société des sciences, lettres et arts d'Anvers, de celle des sciences naturelles et médicales de Bruxelles, membre honoraire de la Société royale de navigation de Londres et de la Société royale des antiquaires du Nord à Copenhague, correspon. dant de la Société provinciale des sciences, des arts et des lettres du Hainaut, et de la Société royale des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, de la Société géologique de Londres, et du lycée d'histoire naturelle de New-Yorck, membre honoraire du conseil de salubrité publique de Bruxelles, auteur de l'allas universel en 400 feuilles, et de l'allas de l'Europe en 165 feuilles. LE DOCTEUR MEISSER, MÉDICALES ET NATURELLES DE BRUXELLES, RID, MEMBRB CORRESPONDANT DU CABINET PRUVINCIAL DE MINÉRALOGIE ET PRODUITS INDUSTRIELS DU HAINAUT, ETC., Le pays désigné sous la dénomination de province et de grand duché de Luxembourg ne correspond exactement ni à l'ancien duché de ce nom ni au département des Forêts. Par les traités de 1815, le Luxembourg a acquis en entier le duché de Bouillon (1), recouvré les territoires de St-Hubert, Marche, Durbuy et La Roche, qui avaient été placés hors du département des forêts, et perdu les territoires de S-Vith et de Bidbourg qui avaient appartenu à l'ancien duché et qui étaient restés unis au département. Du côté de la Prusse, on a adopté, en 1815, les limites naturelles de la Moselle, de la Sûre et de l'Our, en enlevant au Luxembourg tout ce que l'ancien duché avait possédé au-delà de ces rivières, possessions que le département des Forêts avait en partie conservées pendant la réunion à la France (2). (1) En 1795, une partie de l'ancien duché de Bouillon, le canton de Paliseul, avait déjà élé réunie au département des Forêts. Il est toulefois à remarquer que les enclaves possédées par l'ancien duché de Bouillon, telles que Malvoisin, Patignies, le Sart-Custine, Gédinne, sont restées hors du Grand-Duché de Luxembourg. (2) Les deux rives de la Moselle, la rive gauche sans interruption de Schengen à Igel, au |