Œuvres de M. J. Chénier ...

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Seite 219 - Guèbre honore au pied de ses montagnes, En invoquant l'astre du ciel : Ici sont rassemblés sous ton regard immense, De l'Empire Français les fils et les soutiens. Célébrant devant toi leur bonheur qui commence...
Seite 69 - Femmes, enfants, vieillards, regardaient en tremblant Ces augustes débris, ce front pâle et sanglant. Des vengeances des lois l'exécuteur farouche, Lui-même, consterné, les sanglots à la bouche, Détournait ses regards d'un spectacle odieux, Et s'étonnait des pleurs qui tombaient de ses yeux.
Seite 220 - Qui, versant des torrens de lumière enflammée, Mûris nos fertiles moissons ; Feu pur, œil éternel , âme et ressort du monde , Puisses-tu des Français admirer la splendeur ! Puisses- tu ne rien voir dans ta course féconde , Qui soit égal à leur grandeur ! Malheur au despotisme!
Seite 387 - Sèche l'humanité, fait taire la vertu. La tyrannie altière, et de meurtres avide, D'un masque révéré couvrant son front livide, Usurpant sans pudeur le nom de liberté, Roule au sein de Corinthe un char ensanglanté. Au courage, au mérite on déclare la guerre ; On déclare la paix aux tyrans de la terre ; Et la discorde impie, agitant ses flambeaux, Veut élever un trône au milieu des tombeaux. Il est temps d'abjurer ces coupables maximes : II faut des lois, des mœurs, et non pas des victimes.
Seite 192 - C'était un médiocre avocat de Rouen, qui portait après lui la peur, même sur les bancs de la convention. Quand au second acte vinrent ces deux vers : Des lois, et non du sang! ne souillez point vos mains; Romains, vous oseriez égorger des Romains ! il y eut un frémissement universel, et les bravos retentirent longtemps.
Seite 236 - ... tendre une main fraternelle. La liberté est une si douce chose! M.-J. Chénier, notre tragique, se berçait encore de cette illusion , lorsqu'à la veille de Valmy, dans le Camp de Grandpré, intermède bucolique et guerrier que réchauffait la musique de Gossec, il disait aux volontaires de 92 : En conquérant la paix, sanctifiez la guerre ; Les palmes sur le front, l'olive dans les mains Délivrez et calmez la terre. Que des siècles trompés le long crime s'expie...
Seite 148 - LA SERVANTE. MADAME CALAS. JE n'irai pas plus loin , l'effort m'est impossible. Je pourrai supporter d'un regard insensible Les yeux des citoyens , la honte et le trépas. Le reverrai-je encor ? je ne l'espère pas. O vous, qui partagez le chagrin qui me tue, Soutenez , mes enfans , votre mère éperdue ! LA SERVANTE.
Seite 336 - J'ai vu s'évanouir ma plaintive jeunesse; Mon amour ne veut point offrir à sa tendresse Quelques jours languissans, rebut de la douleur, Et des attraits flétris par quinze ans de malheur. Mais je veux le rejoindre au sein de ma patrie, Le revoir, lui montrer celle qu'il a chérie, Attendre près de lui l'instant de mon trépas, Lui remettre sa fille, et mourir dans leurs bras.
Seite 221 - Du sang des oppresseurs engraissant ses sillons , Soit pour notre déesse un vaste sanctuaire , Qui dure autant que tes rayons ! , Que des siècles trompés le long crime s'expie Le ciel pour être libre a fait l'humanité : Ainsi que le tyran, l'esclave est un impie Rebelle à la Divinité!
Seite 253 - C'est là proprement le but que tout homme qui travaille pour le public doit se proposer. Et c'est ce que les premiers poètes tragiques avaient en vue sur toute chose. Leur théâtre était une école où la vertu n'était pas moins bien enseignée que dans les écoles des philosophes.

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