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aiscMAKT L'histoire Générale De L'ascétisme Depuis L'origine Du Monde Jusqu'à

NOS JOURS;

*° L'EXPOSÉ ET LA SOLUTION

DE TOUTES LES QUESTIONS SPÉCULATIVES ET PRATIQUES DE LA THÉOLOGIE MYSTIQUE;

f LES NOTICES BIOGRAPUIQUESJET BIBLIOGRAPHIQUES

PRINCIPAUX AUTEURS ASCÉTIQUES, ORTHODOXES, DEPUIS JÉSUS-CHRIST JUSQU'A NOS JOURS f

4« L'HISTOIRE SOMMAIRE

DES TAUX MYSTIQUES ET DE LEURS ERREURS;

5" LE CATALOGUE GÉNÉRAL, PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE.

DES PRINCIPAUX AUTEURS ET OUVRAGES MYSTIQUES;

6° UNE TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES

PROPRE A FACILITER L'ÉTUDE RaisonnÉe DE LA THÉOLOGIE MYSTIQUE.

PAR LES ABBËS J.-C. G. ET J.-C. P.

PUBLIÉ

PAR M. L'ARBÉ MIGNE,

ÉDITEUR DE LA BIBLIOTHÈQUE UNIVERSELLE DU CLERGÉ*

ou

DES COURS COMPLET* SUR CHAQUE BRANCHE DE LA SCIENCE FCCLÉSIASTIQUB.

TOME PREMIER.

2 VOLUMES, PRIX : H FRANCS.

S'IMPRIME ET SE VEND CHEZ J.-P. MIGNE, EDITEUR,

AUX ATELIERS CATHOLIQUES, RUE D'AMBOISE, AU PETIT -MONTROUGE,

BARRIÈRE D'ENFER DE PARIS.
1853.

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

Nous nous proposons dans ce discours de présenter une esquisse historique de l'ascétisme, et quelques considérations générales qui n'ont pu trouver place dans cet ouvrage parmi les articles détachés.

Ce Dictionnaire de mysticisme est véritablement un traité complet de la théologie mystique et de tout ce qui s'y rattache, soit au point de vue doctrinal, soit au point de vue pratique, soit au point de vue historique

Doctrine, expérience, maximes des Pères et des plus illustres ascètes, bibliographie, place que le développement de l'ascétisme occupe dans le développement de l'histoire du genre humain : telle est la matière de ce travail. Si ces choses ne sont pas neuves par elles-mêmes, et ce serait un malheur qu'elles le fussent, du moins il n'existe encore pas une collection de matériaux aussi complète ni aussi facile à consulter que celle-ci pour s'éclairer sur la question du mysticisme et de l'ascétisme.

Nous nous empressons de déclarer tout en commençant, que notre tache n a consisté qu'à choisir les meilleures sources et à y puiser. Nous avons fait une comparaison générale de ce qui a été écrit sur cette importante matière, depuis saint Denys l'Aréopagite jusqu'à saint François de Sales.

C'est à Scrham que nous avons fait les plus larges emprunts, à cause de la grande métnode et de la parfaite exactitude théologique de l'auteur. Mais ce Dictionnaire est complété par les travaux de Pierre de Blois, Ferrari, de Rodriguez, saint Jean d'Avila, sainte Thérèse, saint Jean de la Croix, saint Bonavenlure, saint François de Sales, Surin, Courbon (1), Gosselin (2) et autres, pour les articles ascétiques; de Feller, de Godescard, de B>rgier, de Rohrbacher, de la Biographie universelle pour la partie biographique et bibliographique.

Quoiqu'il n'y ait en apparence aucun ordre raisonné dans un dictionnaire, cependant ici les articles sont reliés entre eux par groupe, au moyen de renvois, en sorte qu'on y trouve véritablement la marche d'un traité scientifique; et sur chaque point on y verra la doctrine appuyée sur l'Ecriture sainte, les saints Pères, la pratique des saints, et sur les meilleures autorités. Une table méthodique des matières relie par un facile enchaînement les articles épars dans le Dictionnaire.

La pensée principale de ce discours, celle qui domino, et gouverne tout l'ouvrage, celle d'après laquelle toutes les autres se coordonnent est celle-ci : qu'il existe pour tous ceux qui s'occupent de ces délicates matières, Une nécessité absolue de se conformer à la .doctrine et à la pensée de l'Eglise exprimée par des autorités universellement respectées.

Dans tout ce qui touche à la religion, dans toutes les parties do la science sacrée, la raison n'intervient que pour confirmer, par dos considérations qui lui sont naturelles, les vérités fournies par les sources approuvées de l'Eglise; en sorte que son rôle n'est jamais d'inventer du nouveau, mais de chercher quelques motifs nouveaux quand, dans sa faiblesse native, elle peut en trouver, pour corroborer les vérités enseignées par l'Eglise et l'Ecriture sainte. Voilà son rôle, qui n'est pas fort considérable; aussi nous devons remercier Dieu qui a voulu que le chemin de nos destinées éternelles fût éclairé par une autre lumière que celle de la raison vacillante de l'homme , et que dans des affaires de cette importance l'homme s'en rapportât surtout à Dieu lui-môme. Or, si ce que nous disons est vrai quand il s'agit des vérités enseignées par la théologie dogmatique et morale, on peut dire que cela est incomparablement plus démontré quand il s'agit de la théolo

(I) Etait d'oraiton.

vt) Mu. liilir. de Finelon, art. Quiélitme.

Diction. D'ascétisme. 1. 1

gie mystique, celte portion de la science sacrée qui est pour ainsi dire la plus voisine da ciel, et qui est le côté le plus sublime de cette science.

On comprend donc que nulle part la raison privée ne doit p us qu'ici se défier d'elle-' même : sa seule fonction consiste à recueillir et à peser les auto, ités, à marcher pas à pas avec l'Ecriture sainte, avec les conciles qui contiennent la pen ée de l'Eglise, avec les appréciations des saints Pères sur la pratique de la perfection t Angélique, avec les considérants des bulles de canonisation, avec les auteurs ascétiques les plus autorisés, avec les vies des saints, accueillies universellement comme parfaitement authentiques.

Cette marche prudente et conseillée par la difficulté de la matière rend les erreurs bien difficiles. Aussi, pour ce qui nous concerne nous avons fait tous nos efforts pour no point nous en écarter en quoi que ce soit, même dans les derniers détails des questions; et si malgré nos intentions bien pures et tout notre soin, des inexactitudes s'étaient glissées dans notre travail, nous les désavouons et soumettons tout à la suprême autorité à laquelle il est toujours si sûr et si doux d'obéir.

Nous n'avons emprunté nos articles qu'aux écrivains ascétiques qui ont compris cette nécessité de s'en tenir strictement à l'enseignement traditionnel et catholique et qui ont le moins accordé aux vues particulières et au goût d'une dévotion privée, quoique d'ailleurs très-respectable.

Mais s'il faut être enfant docile de l'Eglise et ne jamais s'écarter de sa pensée, il ne faut pas croire pour cela qu'il faille repousser comme les effets trompours d'une imagination peu réglée, toutes les grâces particulières que Dieu répand quelquefois sur ses fidèles serviteurs. Nous reviendrons bientôt sur ce point pour le traiter avec l'attention qu'il mérite : mais en attendant nous devons dire qu'il serait également contre la doctrine de l'Eglise de refuser à la grâce de Dieu les effets merveilleux qu'elle produit naturellement et par sa propre vertu, quand elle tombe sur une bonne terre; et de reconnaître les caractères de ces mêmes effets extraordinaires, dans certains états qui sont le fruit d'une imagination ardente ou d'un orgueil déguisé ou d'une excessive

sensibilité. Au surplus, nous n'en sommes pas encore à juger certaines questions pratiques qm

ressortent de la théologie mystique. Quant au dogme et à l'ensembe de la doctrine, nous

venons de faire notre profession de foi, et maintenant on sait par quels motifs nous

avons cherché à suivre les auteurs les plus savants, les plus orthodoxes, les plus prudents;

ceux, en un mot, qui nous ont paru posséder la science de la théologie avec le

plus de profondeur et d'étendue, et aussi avec la plus grande somme de bon sens

pratique.

La théologie mystique a contre elle de grands préjugés, nous en combattrons quelquesuns, ceux-là seulement que nous considérerons comme sérieux. Elle a contre elle les préjugés des philosophes incrédules; nous ne nous préoccupons pas beaucoup de ceux-là, et toutefois nous aurons quelques réponses à leurs attaques. Elle a contre elle le mépris des Chrétiens relâchés et corrompus, qui ne sentent plus ce qui est de Dieu, nous n'avons rien à leur dire; ils ne connaissent du christianisme que la superficie; les crovances Jes plus fondamentales sont déjà mutilées dans leur esprit. Une partie de la morale celle même qui est de précepte, leur paraît du superflu. Comment pourraient-ils estimer les œuvres surérogatoires du christianisme, lorsque les motifs mêmes des plus indispensables devoirs leur échappent?

Placés dans les antres ténébreux du vice, ils s'indignent de ce oue ceux qui sont sur la montagne leur parlent de la majesté du ciel qui se déroule au loin devant eux. Les astres cessent-ils de briller au firmament, parce que certaines personnes ne veulent pas y porter leurs regards?

Mais voici le grand mal : La théologie mystique a contre elle même des Chrétiens sincères et des personnes respectables;et avouons-le,non-seulement d'honnêtes laïques, mais encore un bon nombre d'ecclésiastiques d'ailleurs irréprochables, ou ignorant le vrai objet de la théologie mystique, ou la dédaignant, soif comme superflu, soit comme ne rentrant pas dans leurs attributions, et comme n'éclairant aucun devoir essentiel à remplir. S'il

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