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doute compris par des enfants de Dieu , mais qui auraient eu besoin de développements pour d'autres personnes. Je tiens à le dire enfin parce que j'ai dû compter sur l'indulgence du lecteur en publiant un écrit qui , sous plusieurs rapports, en a grand besoin.

Quoique les principes que j'émets dans ce livre demeurent sous ma responsabilité personnelle, je dois dire ici que quelques frères m'ont, pour sa composition , aidé de leurs lumières, et que d'autres ont facilité cette publication ; j'aime à leur témoigner ici ma reconnaissance ; le Seigneur les récompensera de ce qu'ils ont fait pour Lui.

. Il ne s'agit pas, dans cet écrit, de quelque futile controverse ; il s'agit d'attirer l'attention des chrétiens sur un point de la plus haute importance : la présence réelle de Dieu au milieu de son Eglise; il s'agit de les placer soit individuellement, soit surtout en assemblée, sous l'influence et la conduite immédiate de son Saint-Esprit. Que ceux qui liront ce livre le fassent donc avec le sérieux qui convient à un pareil sujet , et que, comme j'ai cherché à marcher toujours la Parole de Dieu à la main, ils éprouvent aussi toutes choses par cette Parole.

J'ai tracé et publié ces lignes parce que j'étais pressé

VII

d'exposer et de répandre ce que je crois être la vérité ; que ceux qui les liront le fassent aussi dans l’unique but de chercher la vérité , pour la croire et ensuite marcher en elle.

J'ai écrit en demandant constamment à Dieu le secours de son Saint-Esprit; que ceux qui liront le Lui demandent aussi ; ce n'est qu'ainsi que cette lecture pourra produire en eux quelques fruits salutaires. Que le Seigneur veuille la bénir abondamment pour la gloire de sa gråce. Amen!

M. VERMONT

ET

SES VOISINS.

CHAPITRE PREMIER.

Introduction.

M. Vermont habitait depuis quelque temps l'une des villes du canton de Vaud. Il avait le bonheur d'être du petit nombre de ceux qui finissent par reconnaitre que le cour de l'homme est rusé et désespérément malin par dessus toutes choses (Jér. XVII, 9), et qu'il n'y a qu'une seule voie pour échapper à la condamnation et à la mort, savoir la foi en Jésus-Christ. Cette foi avait poussé chez lui de profondes racines, et elle avait produit et produisait encore journellement des fruits salutaires ; il marchait par la foi, et avait constamment devant les yeux cette parole de St.-Paul : Tout ce qui ne vient pas de la foi est péché (Rom. XIV, 23).

En arrivant dans cette ville l'un de ses premiers: soins avait été de s'enquérir de quels moyens d'édifica

tion l'on y jouissait , et on lui avait répondu que M. le pasteur Marlet prêchait dans le temple tous les dimanches.

M. Vermont s'empressa de se rendre au premier sermon de M. Marlet. Quoique la ville fût assez populeuse, les auditeurs étaient peu nombreux. M. Vermont en eut du regret, car le sermon qu'il entendit avait beaucoup de bon. Il suivit pendant quelque temps les prédications de M. Marlet, il chercha même à se mettre personnellement en rapport avec lui ; mais il n'y réussit qu'à moitié, et leurs entretiens, quoique d'un caractère religieux , restaient cependant toujours à la surface des profondeurs de la richesse et de la sagesse et de la connaissance de Dieu (Rom. XI, 33 ). M. Vermont avait beau essayer, son interlocuteur ne le suivait pas, et lui donnait même à entendre qu'il ne se souciait pas de le suivre.

Cependant M. Marlet paraissait un homme réellement pieux. Il remplissait avec zèle les devoirs de sa charge. Les pauvres avaient en lui un bienfaiteur et un ami. Les enfants suivaient avec intérêt ses instructions religieuses. Mais, élevé dans de certaines idées, nourri d'une certaine théologie, il se défiait de tout ce qui ne lui avait pas été enseigné dès sa jeunesse. Il voulait s'en tenir à la religion de ses pères, ou plutôt de ses professeurs, et tout ce qui sortait le moins du monde de ce qui lui avait été montré, tout ce qui lui était quelque peu nouveau, excitait en lui une certaine défiance, et lui faisait presque peur. Il oubliait un peu que nous avons toujours des progrès à faire ( 1 Tim. IV, 15 ) et qu'il ne faut jamais détourner l'oreille de la vérité (2 Tim. IV, 4), quelle que soit la personne qui vous l'apporte; il oubliait aussi que ce n'est ni la religion des pères, ni celle

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