Rennes ancien, par Ogée, annoté par A. Marteville. Rennes moderne, par A. Marteville, Band 3

Cover
 

Was andere dazu sagen - Rezension schreiben

Es wurden keine Rezensionen gefunden.

Ausgewählte Seiten

Andere Ausgaben - Alle anzeigen

Häufige Begriffe und Wortgruppen

Beliebte Passagen

Seite 198 - Viennent-ils, citoyens magnanimes d'une cité détruite ou désolée, ou généreux défenseurs de l'humanité souffrante, réclamer des droits violés ou méconnus? Non, messieurs; ceux qui se présentent à vous ne sont que les champions plus intéressés encore qu'audacieux d'un système qui valut à la France deux cents ans d'oppression publique et particulière, politique et fiscale, féodale et judiciaire ; et leur espérance est de faire revivre ou regretter ce système. Espoir coupable, dont...
Seite 133 - ... parjure et de manquer à tous ses devoirs. — « Car, ajoutaient-ils, le bien « public et l'intérêt des particuliers ne sont qu'un faux prétexte « employé pour colorer un projet criminel;.... et les ministres, « maîtres de multiplier les impôts sans rencontrer d'obstacles, auront « bientôt épuisé les dernières ressources de la nation, enlevé au « peuple ce faible nécessaire qu'on lui laisse à peine...
Seite 88 - ... du public. Partagé entre la haine qu'il portait aux robes rouges et la crainte de contrarier le plan de conciliation de son ministre Laverdy, du succès duquel on ne désespérait pas encore, Louis XV adressa aux députés une allocution banale qui vint se résumer dans cette dernière phrase : « Retournez sans délai dire à mon parlement que je veux que cette affaire n'ait aucune suite. » Mais la pensée intime du roi s'échappa dans ces mots que, d'après le duc d'Aiguillon, il aurait adressés...
Seite 199 - Président de Talhouet, ci - devant nommé Président de cette Chambre, deux Juges de chacun des quatre Présidiaux de Bretagne, quatre Jurisconsultes parmi ceux du Barreau de Rennes, et deux de...
Seite 198 - Leurs auxiliaires, messieurs, je vais vous les nommer : ce sont toutes les espérances odieuses auxquelles s'attache un parti défait ; ce sont les préjugés qui restent à vaincre, les intérêts particuliers, ennemis de l'intérêt général ; ce sont les projets aussi criminels qu'insensés que forment pour leur propre perte les ennemis de la Révolution. Voilà, messieurs, ce qu'on a prétendu par une démarche si audacieuse qu'elle en paraît absurde. Eh ! sur quoi peut se fonder un tel espoir...
Seite 136 - ... de lèse-nation ceux qui. dans la perversité de leurs cœurs, ont osé concevoir, proposer et faire exécuter des projets qui tendent à la subversion fatale de l'ordre civil. » Cependant le commandant, tardivement informé, venait de donner l'ordre de pénétrer par la force dans l'hôtel de Cuillé pour dissiper une réunion que ses instructions lui prescrivaient d'empêcher à tout prix ; mais les deux...
Seite 194 - Lorsque Anne de Bretagne épousa successivement les rois Charles VIII et Louis XII; lorsque les Bretons, assemblés à Vannes en 1532, consentirent à l'union de leur duché à la couronne de France, le maintien de leur antique constitution fut garanti par des contrats solennels , renouvelés tous les deux ans , toujours enregistrés au parlement de Rennes, en vertu de lettrespatentes , dont les dernières sont du mois de mars 1789. » Ces contrats que des ministres audacieux ont quelquefois enfreints...
Seite 169 - Saint-Riveul, mon camarade de collége, avaient péri avant ces rencontres, en se rendant à la chambre de la noblesse ; le premier fut en vain défendu par son père, qui lui servit de second. Lecteur, je t'arrête : regarde couler les premières gouttes de sang que la Révolution devait répandre. Le ciel a voulu qu'elles sortissent des veines d'un compagnon de mon enfance.
Seite 198 - Qui représentons-nous ? Quel vœu, quel intérêt, quel pouvoir venons-nous opposer aux décrets de cette Assemblée nationale qui a déjà terrassé tant de préjugés ennemis et de bras armés pour les...
Seite 166 - Bedée f asperge, cassèrent plusieurs chaises en grimpant dessus pour pérorer. Le marquis de Trémargat , officier de marine à jambe de bois, faisait beaucoup d'ennemis à son ordre : on parlait un jour d'établir une école militaire où seraient élevés les fils de la pauvre noblesse ; un membre du tiers s'écria : « Et nos fils, qu'auront-ils ? — L'hôpital, » répartit Trémargat : mot qui, tombé dans la foule, germa promptement.

Bibliografische Informationen