Cours d'etudes pour l'instruction du prince de Parme: t. 5. La grammaire. t. 6. L'art de penser. t. 7. L'art d'ecrire. t. 8. L'art de raisonner. t. 9-14. Histoire ancienne. t. 15-20. Histoire moderne. t. 21. de l'etude de l'histoire

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Seite 95 - ... inutilement de remplir de tout ce qui l'environne, recherchant des choses absentes le secours qu'il n'obtient pas des présentes, mais qui en sont toutes incapables, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c'est-à-dire que par Dieu même...
Seite 312 - Dieu qui a fait l'enchaînement de l'univers, et qui, tout-puissant par lui-même, a voulu, pour établir l'ordre, que les parties d'un si grand tout dépendissent les unes des autres; ce même Dieu a voulu aussi que le cours des choses humaines eût sa suite et ses proportions : je veux dire que les hommes et les nations ont eu des qualités proportionnées à l'élévation à laquelle ils étaient destinés...
Seite 290 - QUAND l'histoire serait inutile aux autres hommes, il faudrait la faire lire aux princes. Il n'ya pas de meilleur moyen de leur découvrir ce que peuvent les passions et les intérêts , les temps et les conjonctures , les bons et les mauvais conseils. Les histoires ne sont composées que des actions qui les occupent , et tout semble y être fait pour leur usage.
Seite 186 - Dieux ! que ne suis-je assise à l'ombre des forêts ! Quand pourrai-je, au travers d'une noble poussière. Suivre de l'œil un char fuyant dans la carrière?
Seite 305 - Cet homme paraît faire tout ce qu'il veut; mais il s'en faut bien qu'il ne le fasse : il fait tout ce que veulent ses passions féroces; il est toujours entraîné par son avarice, par sa crainte, par ses soupçons. Il paraît maître de tous les autres hommes : mais il n'est pas maître de lui-même, car il a autant de maîtres et de bourreaux qu'il a de désirs violents.
Seite 171 - L'absence diminue les médiocres passions, et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies, et allume le feu.
Seite 178 - En effet, nous ressemblons tous à des eaux courantes. De quelque superbe distinction que se flattent les hommes, ils ont tous une même origine ; et cette origine est petite. Leurs années se poussent successivement comme des flots; ils ne cessent de s'écouler; tant qu'enfin, après avoir fait un peu plus de bruit, et traversé un peu plus de pays les uns que les autres , ils vont tous ensemble se confondre dans un abîme où l'on ne...
Seite 96 - ... états laissent un vide affreux, une inquiétude, une lassitude, une envie de connaître autre chose, parce qu'en tout cela rien ne satisfait entièrement.
Seite 302 - Dieux, pour le confondre, l'accablent de trésors dont il n'ose jouir. Ce qu'il cherche pour être heureux est précisément ce qui l'empêche de l'être. Il regrette tout ce qu'il donne, et craint toujours de perdre ; il se tourmente pour gagner. " On ne le voit presque jamais ; il est seul, triste, abattu, au fond de son palais ; ses amis mêmes n'osent l'aborder, de peur de lui devenir suspects.
Seite 303 - ... sont le lieu où il se renferme; on ne sait jamais dans laquelle de ces chambres il couche; et on assure qu'il ne couche jamais deux nuits de suite dans la même, de peur d'y être égorgé.

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