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CORRESPONDANCE ENTRE PLINE ET TRAJAN AU SUJET DES CHRÉTIENS.
TERTULLIEN. = VINGT-TROIS TRAITÉS.
MINUCIUS FELIX. = OCTAVIUS.
SAINT CYPRIEN. = DOUZE TRAITÉS.
LACTANcE=MORT DES PERSÉCUTEURS.-INSTITUTIONS DIVINES-COLÈRE DE DIEU.-OEUVRE DE DIEU
J.-F. MATERNUS. = ERREURS DES RELIGIONS PROFANES.

PARIS

o A. DESREZ, LIBRAIRE-ÉDITEUR
RUE SAINT-GEORGES, 1 1,
M DCCC XXXVII.
S. .. :

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- ( -

A

M. L'ABBÉ DE LA MENNAIS.

A LA PERSÉVÉRANCE DE SES EFFORTS
EN FAVEUR D'UNE MEILLEURE INSTRUCTION DU CLERGÉ.
A SON DÉVOUEMENT INFATIGABLE
DANS LA CAUSE DE LA LIBERTÉ ET DE L'HUMANITÉ.

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PLINE LE JEUNE,

NÉ A COME, L'AN 61 DE J.-C. — MORT L'AN 115.

Le nom de Pline le jeune ne se trouve mentionné ici à la tête des premiers monumens écrits sur l'histoire de l'Église chrétienne, que parce que c'est dans sa lettre à l'empereur Trajan qu'on trouve pour la première fois, dans les écrivains latins, une mention un peu détaillée de la situation des chrétiens sur la fin du premier siècle. Cette lettre fut, à ce qu'on pense, écrite vers l'an 110 de Jésus-Christ. Pline était alors gouverneur de Bithynie et de Pont. Son administration fut digne de Trajan qu'il y représentait : lorsqu'il s'élevait des difficultés majeures, il en référait à l'empereur, et un commerce affectueux

s'entretenait entre ces deux grands hommes. Les deux lettres relatives aux chrétiens, attestent la tolérance éclairée de l'un et de l'autre. Pline le jeune, neveu et fils adoptif de Pline le naturaliste, avait eu pour amis Quintilien, Suétone, Silius Italicus, Martial, Tacite, Helvidius, Virginius Rufus qui refusa l'empire , et enfin tout ce qu'il y avait alors d'illustre et d'éclairé à Rome. Il avait écrit l'histoire de son temps, des poésies et des plaidoyers qui sont perdus. ll ne nous reste de lui que son panégyrique de Trajan et ses lettres. Je me suis servi, pour les deux lettres que je rapporte, de la traductioa qu'en a donnée Sacy.

TERTULLIEN.

NÉ A CARTHAGE, VERS L'AN 145. — MORT VERS L'AN 220.

Quintus-Septimus-Florens Tertullianus maquit à Carthage, vers l'an 145 ou 150 de Jésus-Christ. Il perdit, encore enfant, son père qui était centenier dans une légion du proconsul en Afrique, et trouva dans sa mère un guide tendre et éclairé. Doué d'une imagination ardente, d'un esprit facile, d'une grande puissance d'élocution, il obtint de bonne heure des succès comme avocat et professeur de rhétorique. On sait, par ses propres déclarations, qu'à cette époque il se laissa entraîner par la vivacité de son organisation africaine dans toutes les folles dissipations de la jeunesse; mais il fallait à cette imagination ardente ou une lutte dangereuse pour y déployer sa force, ou un joug de fer pour la comprimer. Il trouva l'une et l'autre dans les idées chrétiennes.

On ne sait pas précisément à quelle époque Tertullien embrassa le christianisme. Il l'avait longtemps combattu et stigmatisé, et il en devint un des plus ardens apôtres. Ce qu'on peut conjecturer de ses ouvrages, c'est que le spectacle

de la constance déployée par les martyrs, agit fortement sur son imagination, et que, comme il arrive d'ordinaire aux cœurs généreux, la persécution le détermina à se placer dans les rangs des persécutés. On croit que ce fut vers l'an 185. Tertullien se maria l'année suivante à une femme chrétienne. Il ne pouvait rester longtemps confondu parmi les soldats vulgaires de la milice chrétienne; c'était au premier rang qu'il voulait combattre et braver tous les dangers. L'ordre de prêtrise lui fut conféré vers 192. Tertullien était alors marié, mais il n'y avait aucune constitution qui défendît aux ecclésiastiques de se marier, et encore moins de conférer les ordres aux hommes précédemment mariés. Tertullien, arraché aux désordres de la jeunesse, continua à vivre dans la régularité maritale avec sa femme. On a de lui deux livres qu'il lui adressa en forme de testament, et d'une date fort postérieure à sa conversion, et dans lesquels il l'engage 1, au cas

' Livre 1, chap. 7.

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