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VIE DE LA FOI.

Un Chrétien doit méditer souvent ces paroles de l'Apôtre: Le Juste vit de la Foi. Que de choses sont renfermées dans cette vie I

La vie de la Foi suppose qu'on meurt à soi-même. La mortspirituelle est ici le principe de la vie. Vous êtes morts, disait l'Apôtre, et votre vie est cachée en Dieu avec Jésus-Christ.

Vivre de la Foi, c'est ne s'occuper que des objets de la Foi, ne penser qu'aux promesses de la Foi, ne juger des choses d'ici-bas, que dans le rapport qu'elles ont avec les choses de la Foi.

Vivre de la Foi, c'est mener au dehors une vie commune; mais au dedans, s'unir continuellement à Dieu par Jésus-Christ.

La vie de la Foi s'entretient principalement par l'Oraison et par la Communion. L'Oraison fait mourir le vieil homme, et la Communion donne la vie à l'homme nouveau.

Rien de plus contraire à la vie de la Foi, que la fréquentation du grand monde, que les compagnies, les visites, les compliments, les lettres frivoles, etc. La vie de la Foi croît en nous par les bons discours, par l'union avec les gens de bien, par les lectures solides et affectueuses.

Ce qui empêche la vie de la Foi, c'est le tumulte des affaires, le trouble des scrupules, les préventions d'esprit, les désirsde voir, d'acquérir, de posséder, de plaire, d'être estimé; toutes ces choses ruinent la vie de la Foi, qui est la vie de l'ame.

L'homme de la Foi est doux, bienfaisant, honnête, vrai, simple, généreux, de bon conseil, de bonne compagnie; il est d'une humeur égale, d'un commerce facile, d'une ressource infinie dans les divers événements.

Il faut trois choses pour bien vivre de la Foi : aimer uniquement Jésus-Christ, mépriser beaucoup le

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monde et ce que le monde estime, ne vivre et ne compter que pour un jour.

Il faut trois choses dans la vie de la Foi, pour la rendre plus conforme à la vie de Jésus-Christ : aimer les humiliations, se réjouir des souffrances, embrasser la pauvreté.

Tous les Saints ont vécu de la Foi. On peut nommer parmi les Héros de la Foi, saint Paul, saint François, sainte Thérèse.

Un coup d'oeil sur ce qui se passe dans le monde suffit pour juger que presque personne n'y vit de la Foi. Beaucoup de gens prient, communient, font l'aumône, pratiquent des austérités, et ne laissent pas avec tout cela de vivre d'eux-mêmes, avec eux-mêmes, pour eux-mêmes. Ils ont des humeurs, des prétentions, des vivacités, des vanités, des bizarreries, des singularités; ils ne veulent-ni souffrir, ni être oubliés, ni manquer de rien, ni s'interdire les jugements sur le prochain. Ce sont des ames toutes vivantes de l'amour-propre, qui n'ont jamais connu la vie de Dieu, la vie de la Foi; l'homme extérieur, l'union intime avec- Jésus-Christ.

Celui qui disait : Non, je ne vis plus; c'est JésusChrist qui vit en moi, était un homme de Foi, une a me tout animée de la Foi, un cœur d'où le monde était totalement banni. Il n'avait plus d'être propre, de vie qui fut à lui ; Jésus-Christ était tout en lui, et il était tout en Jésus-Christ. Cet homme était saint Paul.

Vivons de la Foi, et nous serons gais, tranquilles, heureux; le royaume de Dieu sera en nous ; nous ne craindrons ni les hommes, ni les démons, ni la mort, nous aurons pour tout bien la Croix de Jésus-Christ, le Testament de Jésus-Christ, le Corps de JésusChrist, et nos richesses surpasseront celles des Rois.

PENSÉES SUR LÀ MODESTIE.

Que votre Modestie, dit saint Paul, soit connue de tous les hommes, car le Seigneur est proche.

La Modestie du Chrétien doit paraître dans ses paroles, dans ses démarches, dans ses habits, dans tout ce qui est à son usage.

Il est difficile de ne pas transgresser les règles de cette vertu, quand on se livre au goût de la parure, et qu'on saisit, sans réflexion, toutes les modes nouvelles.

Un dénuement absolu est le partage de tant d'infortunés qui sont comme nous Enfants de Dieu et Membres de Jésus-Christ : et nous destinerions les bienfaits de la Providence à des superfluitès qui ne sont propres qu'à nous corrompre I

On consacre un temps considérable à orner un corps qui doit bientôt périr : tandis qu'on l'emploierait si utilement à embellir et a sanctifier une ame immortelle que Dieu va peut-être juger.

Ah! si les parures immodestes sont les livrées du monde et de ses partisans ; comment, au jour des Justices, notre divin Maître reconnaltra-t-il pour ses Disciples ceux qui s'en seront revêtus?

Le scandale des costumes indécents fait gémir la Religion, et perd les mœurs publiques : comment un chrétien ose-t-ilse le permettre, malgré les anathèmes du Sauveur?

Le monde est plein de «ens qui, par la licence de leurs vêtements et de leur maintien, tendent des pièges à la vertu, et l'on ne rougirait pas de se voir confondu avec ces suppôts de Satan!

L'enfer est le partage des esclaves du monde: le Ciel est le séjour de ceux qui l'ont vaincu.

Vanité des vanités, et tout n'est que vanité! hors aimer Dieu, et ne servir que lui seul.

PENSÉES dont on petit s'entretenir quand l'heure sonne.

LE DIMANCHE.

O Gloire 1 ô délices éternelles 1 quel bonheur de vous obtenir, et quel malheur de vous perdre I

LE LUNDI.

L'heure de la mort approche : que voudrais-je avoir fait alors? Faisons-le, mon ame, faisons-le dès à présent.

LE MARDI.

Travaillons, comme si nous devions toujours vivre. Vivons, comme si nous devions à l'instant mourir.

LE MERCREDI.

Dieu nous voit, il jugera nos pensées, nos paroles et nos œuvres ; gardons-nous donc de pécher.

LE JEUDI.

Qui offense Dieu, perd son ame : qui perd son ame, perd tout. O péché, que je t'abhorre 1

LE VENDREDI.

Jésus a souffert et est mort pour nous; souffrons avec lui et pour lui, et désirons mourir dans son amour.

LE SAMEDI.

Marie notre Mère a beaucoup aimé Jésus, aimonsle, servons-le comme elle, et montrons nous ses enfants.

EXERCICE

POUR LA SAINTE MESSE.

La Messe est le plus saint de tous les actes de la Religion, et la plus excellente de toutes les prières; c'est le sacrifice où Jésus-Christ rend une gloire infinie à son Père, et nous appliquesans cesse la vertu salutaire du sacrifice de la croix pour la rémission de nos péchés; il s'y offre réellement lui-même comme Victime par les mains du Prêtre: nous l'offrons tous en même temps, nous nous immolons nous-mêmes avec lui: et comme il y fait pour nous l'office de Médiateur auprès de son Père, nos prières, unies aux siennes, en reçoivent un mérite qui les rend très-agréables à Dieu.

Ces motifs doivent nous engager à nous dévouer d'une manière toute spéciale à ce grand et auguste Sacrifice, nous devons y assister avec tous les sentiments que peut inspirer une solide et fervente piété, ei y porteries mêmes dispositions d'esprit et de cœur que nous aurions eues, si nous avions vu Jésus-Christ mourir sur le Calvaire.

En allant à l'Eglise.

Nous entrerons dans le Temple du Seigneur, nous l'adorerons dans ce lieu qu'il a choisi pour sa demeure. Ce lieu est saint et terrible. En vérité, c'est la Maison de Dieu même et la porte du Ciel.

En prenant de l'eau bénite.

Vous me laverez de mes péchés, Seigueur, et je serai purifiée; vous m'arroserez de votre Sang, et je deviendrai plus blanche que la neige. Créez en moi un cœur pur, ô mon Dieu! et renouvelez au fond de mes entrailles l'esprit de droiture et de justice.

O mon ame, mon esprit et mon cœur! adorons Jésus-Christ dans l'auguste Sacrement où il réside; prosternons-nous devant lui, parce qu'il est Notre-Seigneur et notre Dieu.

O Dieu! qui, dans le Sacrement admirable de l'Eucharistie, nous avez laissé un souvenir continuel de votre Passion; faites-nous la grâce de révérer tellement les Mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang, que nous ressentions sans cesse en nous le fruit de votre Rédemption : Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père, en l'unité du SaintEsprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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