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cédé de sept diacres, de sept sous-diacres et laire sur le premier chapitre de la Genèse. d'un pareil nombre d'acolytes portant Houorius l'adresse à ses écoliers, à l'usage chacun un flambeau. Après avoir fait sa et sur la prière desquels il déclare l'avoir confession, il donnait le baiser aux deux composé. Il conseille à ceux qui en seront prêtres, et le premier diacre ainsi que le satisfaits do le mettre en tête de son Elucipremier sous-diacre baisaient l'autel avec darium. On ne voit pas trop le motif de lui, lorsqu'il y était monté. Les hosties celte recommandation. Cet écrit n'est qu'une étaient faites en forme d'un denier, in mo- explication mystique et très-alambiquée dum denarii et n'en excédaient pas la gran dans laquelle l'auteur comple 418 ans de deur ; l'image du Sauveur y élait empreinte puis la création du monde jusqu'à l'Incare avec les lettres de son nom, comme l'image nation. Il ne donne que douze ans à la et le nom du prince sont empreints sur les sainte Vierge lorsqu'elle enfanta le Sauveur, monnaies. Les chantres avaient des bon- qui souffrit, suivant lui, à l'âge de trentenels sur la tête et des bâtons à la main ; quatre ans. Ce sont les seuls trails remardeux d'entre eux présentaient à l'autel le quables de ce commentaire que dom Berpain et le vin. La fonction de l'archidiacre nard Pez a pareillement liré de l'obscurité. était de verser le vin dans le calice. Le S'il faut en croire cet éditeur, la préface et bâlon épiscopal était de bois et la courbure le dernier chapitre ne sont pas d'Honorius, d'ivoire, avec une pomme dorée ou de cris- et la raison qu'il en donne, c'est que ces tal qui joignait les deux parties ensemble. deux morceaux manquent dans l'exemplairo La crosse des abbés différait de celle des de Molk, lequel date de cinq cents ans. évêques par la partie recourbée qui était L'Eucharisticon. - Ce traité, divisé en noire. Les prêtres, après avoir oint d'huile douze chapitres, contient une exposition la tele du baplisé, la couvraient d'une mitre fidèle de la croyance de l'Eglise caibolique qu'il gardait huit jours. En parlant des cé- touchant le dogme de l’Eucharistie. Cepen. rémonies de Paques, Honoré dit que ce jour dant, au rapport de dom Bernard Pez qui l'a Ja, à Rome, lorsque le Pape entrait dans reproduit, une main du XV° siècle avait mis Téglise, on allumait au-dessus de sa tête en marge du manuscrit de Molk, d'où il la des étoupes dont les étincelles élaient recues tiré, la note suivante : « Il parait qu'on ne par les ministres ou tombaient à terre; doit pas lire ce livre en public, à cause de cérémonie, ajoute-t-il, instituée pour l'aver certains points sur lesquels il semble que tir que toul se réduit en cendres, el que l'auteur se soit mépris, ou du moins explilui-même doit y retourner. Son exactitude qué de manière à ne pouvoir être entendu en parlant de l'Eucharistie lui mérite un sans une grande application. » Mais le rang distingué parmi les témoins de la tra- savant éditeur remarque fort bien que celle dition sur le dogme de la présence réelle. note est d'un scholastique ignorant qui A l'occasion de ce mystère, il dit : « Comme voulait juger des locutions des anciens le monde a été fait de rien par la parole de d'après les petites questions qui s'agilaient Dieu, de même par la parole de Jésus-Christ à son époque. Il prouve ensuite qu'Hono. son Fils, la nature de ces choses (c'est-à- rius s'est énoncé très-correctement sur le dire, du pain et du vin) est véritablement dogme de la préseuce réelle et de la transchangée au corps et au sang de Notre-Sei- substantiation. gneur, » Et plus bas : « On emploie le nom La Connaissance de la vie. – Ce traité do de inystère, dit-il, quand on voit une chose Dieu et de la vie éternelle, De Deo el æterna et que l'on en entend une autre; par exem- vita, auquel l'auteur a donné la forme d'enple, on voit les espèces du pain et du vin, tretien du maitre avec ses disciples, ou, mais on croit que c'est le corps et le sang de suivant le manuscrit de Molk, du solitaire Jésus-Christ. » Si Thomas Valdensis eut fait avec ses auditeurs, porte le nom de saint attention à ces paroles, il eût été plus équi- Augustin dans un manuscrit de la Bibliotable envers notre auteur, et loin de le thèque nationale. C'est sur un exemplaire meltre comme, il l'a fait, au nombre des de ce genre que les Grecs, avant connu cet partisans de Bérenger, il l'eût compté pare ouvrage, en iraduisirent un fragment constmi ses adversaires les plus déclarés. Cet dérable en leur langue, avec ce titre que ouvrage est un de ceux dont on a le plus nous rendons en français : Sentimenls de multiplié les éditions. Il a été reproduit saint Augustin sur la Trinité, tirés de son dans tous les recueils des Pères ; mais la livre De la connaissance de la vraie vie, dans meilleure édition est celle de Leipsick, lequel, sous la forme d'un dialogue, les frères in-4., 1514.

interrogent et le maitre répond. Mais les Sacramentaire, - Le Sacramentaire, ou éditeurs de saint Augustin ont très bien traité des causes et de la signification mus. prouvé qu'on ne peut méconnaitre la lique des rites, n'a eu qu'une seule édition, plume d'Honorius dans ce traité qu'ils ont insérée par doin Bernard Pez dans le tome il inséré tout au long parmi les OEuvres supde son Thesaurus anecdotorum. C'est le posées du saint docteur. Dans la préface, même sujet que celui des quatre livres pré- l'auleur fait entendre qu'il était en bulle aur cédents, traiié dans le mêine gout, mais traits de l'envie et qu'il ne les recevait pas d'une manière plus abrégée et avec un peu avec indifférence. Il exhorte ses adversaires plus d'ordre et plus de méthode.

à déposer le venin qui les consume, à Herameron. - L'Hexameron, ou traité de prendre des sentiments plus charitables, el l'ouvrage des six jours, est un commen- à le suivre pacitiquement dans la vaste fordi des Ecrilures où il est près de s'engager, du lemps et de ses divisions, c'est-à-dire pon pour y porter de nouvelles idées, comme des heures, des jours, des années, des ils l'en accusent, mais pour y cueillir le fruit olympiades, des différents cycles, concurde vie. Il expose ensuite son dessein, qui rents ou réguliers, des épacles, du terme est de traiter des principales questions de pascal, des fêtes mobiles, de l'embolisme ou la philosophie chrétienne. Après ce préam- intercalation; le troisième est une petite bule, il entre en matière et prouve que chronologie universeile, qui finit, dans les notre intelligence grossière, et accoutumée premières éditions, à l'empereur Lothairell, à juger de tout par les sens, ne peut, sans et dans les suivantes à Frédéric Barberousse. le secours de la foi, connaitre ce qui con- Peut-être dans le manuscrit autographe cerpe Dieu et les esprits créés. Il parlage finissait-elle à l'empereur Henri V, ce qui Ceux-ci en deur espèces, l'ange et l'ame parait d'autant plus vraisemblable que cet humaine. Il montre ce qu'ils ont de commun ouvrage est antérieur à celui des écrivains et de différent. « Quant à l'Etre souverain, ecclésiatiques, dans lequel Honorius, pardit-il, incompréhensible de sa nalure, nous lant de lui-même, dit qu'il écrivait sous le ne pouvons déterminer d'une manière pré- règne de ce prince. On comple jusqu'à sept cise ce qu'il est. Cependant, ajoule-t-il, éditions de l'ouvrage dans les Bibliothèques essarons, puisque la substance intellec- des Pères publiées dans le xv° et xvi' siècles. tuelle veut en quelque façon que ce soit là On en conserve aussi une traduction itale connaitre, essayons, dis-je, de le définir, lienne parmi les manuscrits de la Bibliothè. 9u moins imparfaitement et d'une manière que nationale. énig uatique. Après avoir donné de Dieu la Du Pape et de l'empereur, - Dans ce delimilion usitée dans les écoles, il s'appli- traité, intitulé Summa de Apostolico et Auque à prouver son existence. » De là, il gusto, l'auteur se propose d'établir deux passe aux moyens par lesquels on peut par- choses : la prééminence du sacerdoce sur venir à le voir et à le contempler dans sa l'empire et l'incapacité des princes sécugloire. Ses disciples, satisfails de ce qu'i: Tiers pour conférer les dignités ecclésialileur a dit sur ce point, lui demandent ques. Sur le premier chef, l'éditeur, dom qu'après leur avoir démontré l'unité de l'es Bernard Pez, remarque très-judicieusement sence divine, il leur apprenne comment il que sil'auteur s'était renfermé dans de justes va dans celle même essence trinité de per- bornes, en se contentant de préférer un genre sonnes. C'est la matière de leur entretien, à un autre, il aurait de son temps commedu depuis le chapitre 10 jusqu'au chapitre 19. notre rencontré peu de contradicteurs. Car Honoré révond à toutes leurs questions, le point essentiel de la dispute ne consistait suivant les principes de saint Augustin et pas à savoir lequel des deux genres devait de saint Auselme, dont il emploio souvent l'emporter sur l'autre, mais à déterminer les paroles, sans les nommer. Les chaitres les conséquences qui résullaient de la préémisuivaills, au nombre de vingt-huit, roulent nence accordée universellement au premier. sur la miséricorde de Dieu, sa justice, sa C'est sur ces conséquences que l'on disputail. sazesse, son immensité, son immulabilité, les uns les exagérant sans mesure, et les autres sa grandeur, la profondeur de ses jugements les resserrant avec la même indiscrétion. Hodaus la distribution inégale de ses dons, norus, partisan prononcé des premiers, va Sur l'origine du mal, sur la misère de jusqu'à soutenir que c'est au Pape à élire l'emThomme, sur les causes de cette misère et pereur, avec le consentement des princes, de les moyens de la réparer, sur la nécessité et luème qu'à le sacrer et à le couronner. Sur les caractères de la foi, sur l'état des âmes le second chef, il fait ce raisonnement, qui vegaées des corps, sur la manière dont les n'est pas le plus mauvais de son livre : « Je Sauls entendent nos prières, sur la résur- demande si les dignités ecclésiastiques sont rection des morts, sur le bonheur de la vie spiriluelles ou séculières. Tout homme sensé dlernelle. Tel est le sommaire de ce traité, me répondra sans doute qu'elles sont de la dans lequel on remarque une métaphy- première espèce. Je demande encore de sique saine et lumineuse, puisée dans l'Ecri. quelle nature est la puissance royale. On ne lure et dans la tradition. C'est de tous les manquera pas de me dire qu'elle est sécuouvrages d'Honorius celui qui parait le Jière. Donc, répliquerai-je, il n'appartient plus chat:é, tant pour le chois et la justesse pas à celle puissance de conférer une dides pensées que pour la méthode et l'élo gnilé spirituelle. » Il recherche ensuite l'ori. cution.

gine de l'usage contraire, et croit le trouver Cet ouvrage, divisé en trois livres, est un dans un prétendu privilége, accordé par le abrégé de cosmographing lel qu'on peut l'at Pape Léon III à l'empereur Charlemagne, tendre d'un écrivain de cette époque. Il est pour instituer en son nom et comme son vi. précédé de deux lettres : l'une d'un nommé caire des évêchés dans les Gaules et en Al. Chrélien qui qualifie l'auteur d'homme doué lemagne. « Mais dès que l'Eglise a vu, dit-il, des sept dons du Saint-Esprit, et l'autre de que des hommes sans moeurs et sans respect l'auleur lui-inême en réponse à celle de pour elle s'ingéraient, après avoir envahi l'emChrélien. Nous allons rendre compte de ces pire sans le consentement du Pape, à vendre à trois livres très-succinctement. Dans le pre- prix d'argent les évêchés et les autres dignjmier livre, Honorius compare le monde à lés ecclésiastiques, alors, frappée de l'abus et un ceuf et ne reconnait que trois partio:s de de la profanation qu'ils faisaient des choses la terre qui soient habitables; le second traiie sacrées, elle à sagement retiré ses droits des mains des étrangers pour les dispenser avait eu la même idée, parce qu'on y loue elle-même suivant les lois de la convenance le talent admirable avec lequel l'auteur a et de l'équité. »

commenté le Cantique des cantiques : MiL'Echelle du ciel — Ce traité est un ouvrage ro modo Cantica canticorum exposuit ; ila ut mystique, divisé en deux parties intitulées prius exposita non videantur. la grande et la petite Echelle, et qui n'ont Mais ne pourrail-on pas répondre qu'llopas grand rapport entre elles. Avant l'édi- noré, faisant la fonction d'historien, parlail lion de dom Bernard Pez, il passait pour de son ouvrage comme le public le jugeait constant, sur la foi d'Antoine Hiérat, que alors ? Ce qu'il y a de certain, c'est que cut L'Echelle du ciel était la même chose que le article se rencontre dans toutes les éditions, Traité des affections du soleil, dont nous dans tous les manuscrits qui existent, el parlerons dans la suite; mais aujourd'hui qu'on le retrouvait dans un des plus anciens, que l'on possède ces deux écrits, on re- sur lequel celui de Molk a été copié dans le connait qu'ils dillèrent autant entre eux que xyo siècle. Ce traité, imprimé pour la prela morale, objet du premier, dillère de la mière fois, à Bale, en 1544, avec d'autres jihysique, qui fait tout le sujel du second. ouvrages d'Honorius, a été inséré dans

Explication du Psaulier. - Ce commen- les collections d'écrits du même genre, taire ainsi que celui sur le Cantique des publiés par Saffred Petri, Aubert le Miie. cantiques et le traité de l'Image du monde, e: Fabricius, et dans le tome XX de la Biest dédié à l'abbé Conon, le même vraisembla- bliothèque des Pères, où l'on trouve aussi les blement qui passa de l'abbaye de Sibourg à principaux ouvrages d'Honorius. l'archevêché de Ratisbonne, en 1126. Dans Philosophie du monde. - Tels soniles ousa préface, Honorius dit qu'il a pris pourvrages imprimés que notre auteur lui-même texte le Psautier gallican plutôt que le ro- énonce dans le traité dont nous venons de main, parce que le premier est en usage dans rendre comple. Parmi ceux qui n'y sout les églises du pays où il se trouve. « Or, point nommés, el dont le public est aussi en ajou!e-t-il, le Psautier gallican est celui qui possession , est le Traité de la philosophie dr. à élé traduit sur les Septante, tandis que monde, partagé en quatre livres. On le trouva l'e romain est fait d'après Symmaque ou je à la tête de sept écrits d'Honorius publiés à ne sais quel autre interprète. » Il explique Bale, en 1844, et de là, il a passé dans les ensuite ce que c'est que le Psautier et pour grandes Bibliothèques des Pères de Cologne et quoi on l'appelle ainsi ; puis il traite de la de Lyon. Dans le premier livre l'auteur parle malière, de l'objet, de l'économie et de l'au- de l'âme du monde, des anges et de l'ame teur du Psaulier. Cette préface, dans la humaine. Après avoir prouvé l'existence de quelle on trouve quelques bonnes choses Dieu par la nécessité d'admettre une proparmi un grand nombre de fausses et d'i- vidence, il cherche la raison pourquoi le nutiles, a été publiée par dom Bernard Pez, Père est appelé la puissance, le Fils la saavec un petit nombre de psaumes commen gesse, et le Saint-Esprit la volonté; pourtés par Honorius. L'éditeur avertit qu'il y a quoi la création est allribuée au Père, l'indes exemplaires complets de cet ouvrage, carnation au Fils, et la rémission au Saintnon-seulement parmi les manuscrits de l'ab. Esprit. Sur l'âme du monde, il propose dibaye de Molk, mais encore en d'autres biblio- vers sentiments, et renvoie pour connaître thèques d'Allemagne qu'il a soin d'indiquer. le sien à ses gloses sur Platon, que nous n'ail ajoute qu'on trouve à la fin de ces ma- vons plus. Il distingue deux sortes d'anges, nuscrits un commentaire du même auteur les bons et les mauvais. Il fait trois classes sur les cantiques qui se chantent à Lauues des premiers, dont la première habite, selon el aux Vépres, ainsi qu'un Commentaire sur lui, le firmament, pour régler le cours des le Symbole des apôtres.

étoiles; la seconde réside dans le ciel des Des écrivains ecclésiastiques. - Ce traité est planètes, et la troisième est répandue sur la intitulé, De luminaribus ecclesiæ. Des quatre icrre, pour prendre soin des hommes. Il livres qui le composent, le premier est tiré ne dit presque rien de l'âme humaine, parce de saint Jérôme, le second de Gennade, qu'il doit en traiter à fond, dit-il, dans le dont l'auteur adopte le jugement sur Cassien dernier livre. De là il passe aux principes de et saint Prosper, en donnant gain de cause la physique, et finit par des raisonnements au premier dans les disputes qu'ils eurent sur la manière dont s'est exécutée la créasur la grâce. Le troisième n'est qu'un tion. L'objet du second livre est la disposiabrégé de saint Isidore. Le quatrième, em- tion du ciel. Le troisième traite de l'eau, de prunté, pour la plus grande partie, de Bède l'air, du feu, des cinq zones, des pluies el et de quelques autres bibliographes, ne des autres météores. Dans le quatrième il contient en tout que dix-sept auteurs dont est question de la terre et de ses habitants. Honorius lui-même est le dernier. Il se place Mais ce qui occupe surtout l'auteur, c'est immédiatement après Rupert et il dit qu'ils l'homme dont il donne une description apaflorissaient tous les deux sous le règue de tomique assez ample, et cependant fort sul'empereur Henri V; ce qui montre que cet perficielle. Ce qu'il dil sur l'ame est loin de oluvrage fut composé du vivant de Rupert, répondre à ce qu'il avait promis. Dans les wort sous le règne de Lothaire ll. On a préfaces qui se trouvent en tête de chacun déjà remarqué que l'abbé Lebeuf regarde de ces livres, il invective avec chaleur conl'article d'Honorius comuie une édition faite tre ses envieux, qu'il se flatte de confondre par une main étrangère. Avant lui Fabricius par ses succès. Cet ouvrage ne nous sembly pas de nature à leur fermer la bouche. dit l'auteur, l'un chanoine et l'aulre moine, · Des affections du soleil. - Ce livre, inti- s'élant rencontrés en voyage, se demande. tulé De solis affectibus. er dont nous avons rent réciproquement ce qu'ils étaient et déjà dit un moi, est un abrégé d'astrono- d'où ils venaient. J'appartiens à saint Pierre, mie usuelle. Il est le quatrième des sept dit le chanoine; et moi, dit le moine, à livres de l'édition de Bale dont Honorius ne saint Michel. Le premier soutient que son dil rien dans son catalogue. Il faut que le patron est le plus digne comme prince et manuscrit sur lequel il a été publié dans portier du ciel ; le second préiend, au celte édition ainsi que dans les grandes Bic coniraire, que c'est le sien qui doit l'embliothèques des Pères ait été fort défectueux, ou porter, puisque non-seulement il est ange, que ceux quil'ont faitimprimer aient été bien mais encore prévot de la cour céleste. La mauvais lecteurs, car on y trouve des fau- dispute s'étant beaucoup échauffée sans qu'il les grossières de calcul, et d'autres qui for- y eut rien de conclu, quelques personnes, mint des contresens.

dit Honorius, m'ont demandé sur cela mon Lirre des hérésies. - Dans cet ouvrage sentiment. J'ai d'abord répondu de vive Honorius parcourt sommairement les an- voix, puis ensuite, à leur prière, j'ai mis ma ciernes sectes ou hérésies, tant parmi les réponse par écrit. Honorius, pour résoudre Juifs que chez les païens et les Chrétiens. Il une question aussi futile, entreprend d'éi'n comple huit chez les Juifs, neuf chez les tablir douze points métaphysiques à la fin psiens, ct soixante-sept chez les Chrétiens; desquels 07 est à peu près aussi avancó jusqu'aux Aynaëles, par où il finit son résu- qu'au commencement. Cet ouvrage est adresmé. Cet opuscule, inséré dans les grandes sé à un nommé Thomas, tout rayonnant de bibliothèques des Pères, a élé imprimé l'éclat de la sagesse, suivant l'expression de pour la première fois à Hemelstad, en 1612, l'auteur. avec le catalogue des hérétiques, dressé par De l'exil et de la patrie de l'âme. – Ce Constantin Herzenopulc, en un volume Thomas est encore le Mécène célébré en

tête de ce traité; mais il avait crû en diListe chronologique des Papes. — Un au- guité dans l'intervalle des deux écrits, puistre ouvrage, imprimé également dans la que dans celui-ci Honorius lui fait honneur, grande bibliothèque des Pères de Lyon, est non-seulement de tous les dons de la saune liste chronologique des Papes qui se gesse, mais encore de la grâce apostolique; termine à Innocent II. Elle est suivie, dans ce qui semble dire qu'il avait été élevé à un manuscrit de la Bibliothèque nationale, l'épiscopat. La inatière dont notre auteur d'une pareille liste des empereurs d'Occi- l'entretient ici concerne également les sciendeni, et l'une et l'autre ne forment qu'une ces humaines et divines. Il dit que notre suite au quatrième livre de la Philosophie exil consiste dans l'ignorance, et notre du monde, qui les précède immédiatement patrie dans la possession de la vraie sadans le même manuscrit. Les dernières pa- gesse qu'il entreprend de développer. II roles de ce livre le prouvent manifestement: l'y a rien là qui diérite d'être remarqué. Non arbitror infructuosum seriem tempo- Dialogue entre le maître et le disciple. rum huic operi inserere, quo leclor cuncta Cet écrit roule sur huit questions ihéolotransacli mundi tempora queat uno intuitu giques que le disciple propose et que lo agnoscere.

maitre résoul. Les deus plus importantes Questions et réponses sur les Proverbes et sont celles-ci :1' Jésus-Christ se serait-il ini Ecclésiaste. -- Nous remarquerons, après carné si l'homme n'eût pas péché ? Le Cornélius a Lapide, que ces deux espèces maitre répond alirmativement, parce que le de commentaires sont tirés mot à mot de principal motif de l'Incarnation n'a pas été, ceuxde Salonius, écrivain du ve siècle, à cette selon lui, la réparation du péché, mais la différence près, que notre auteur a trans- déification de la nature humaine. 2° Quelle posé un passage de notre interprète et en a est la destinée des enfants morts sans baprelranché ou changé un autre dans ses par tême? La réprobation et le feu éternel, rélies les plus importantes. Par exemple, ce pond le maitre sans hésiter. que Salonius dit des trois noms de Salo

Du libre arbitre. – Ce traité est adressé on à la tête de l'Ecclésiaste, Honorius

à un abbé nommé Gothescalc. Le dessein amploie pour la préface de ses explicalions des Proverbes, et, à la fin de ces mêmes

est le même que celui de l'Inévilable , mais MIplications, il abrége ou supprime ce que

exécuté avec plus de brièveté. Il n'y a que

six chapitres qui appartiennent à Honorius; Tautre avait mis dans les siennes. Si notre

le reste consiste eu passages empruntés des auteur a voulu faire passer le travail de

Pères. Salonius pour le sien, ce plagiat est loin de laire honneur à sa mémoire. Quoi qu'il en Sur la vie du cloitre. - C'est un petit dissoit, ces questions et ces réponses, après cours qui contient une mysticité peu assoravoir été publiées en 1554 à Cologne sous lie à la portée du commun des lecteurs. Ces le nom d'Honorius d'Autun avec d'autres cinq derniers ouvrages ont été tirés de l'obsécrils reunis en un volume in-8°, ont été curité par dom Bernard Pez, qui les a puinsérées depuis dans les grandes bibliothè- bliés dans le tome II de son Thesaurus anecques des Pères de Cologne et de Lyon.

dolorum. Somme de douze questions. -- Voici quelle ECRITS NON IMPRIMÉS OU PERDUS, — Ceux lut l'occasion do le livre. Deus hommes, des écrits de notre auteur qui n'ont jamais élé impriniés, ou qui ne se trouvent plus un exemplaire, écrit au sivo siècle, dans la nulle part, sont :

Chartreuse de Gemnic, en Allemagne. 11• Des 1° Un Traité de l'incontinence des prêtres.- gloses sur Platon, auxquelles l'auteurrenvoie Il élait compris dans la liste des livres dont un lui-même dans le premier livre te sa Phimoine nommé Henri avait fait présent à losophie du monde ; ouvrage perdu ou prol'abbaye de Golwic au xu° siècle ; mais il fondément enseveli.12° Un volume de leitres ne se rencontre plus aujourd'hui parmi les qui n'est connu que sur le témoignage de manuscrits de celte maison, et il serait dif- Trithème. 13° Un écrit intitulé Suum quid ficile de dire s'il existe encore. 2° Un grand de virtutibus el viliis. Dom Bernard Pez, parouvrage intitulé Summa totius de omnimoda lant de celle production : Hoc quid monstri historia. Il est compris dans la donation du sit nondum assecuti sumus. Quidquid id de. moine Henri el aunoncé sous le nom d'Ho- mum operis fuerit, cerle inter lionorii opu. norius. Dom Bernard Pez dit avoir vu et scula in donilione Henrici monachi hoc modo parcouru, dans la bibliothèque de Golwic, exprimitur. 14° Eutin Doublel aliibue ents une chronique anonyine portant le même core à notre auteur un Commentaire sur titre, et dans laquelle on rencontre des cho- la hiérarchie de saint Denys l'Areopagite; ses importantes pour l'histoire d'Allemagne, mais on ne sail où cet historien a prisé celie mais il doute que ce soit celle qui nous anecdote, et l'on ne connait pi bibliokraoccupe ; cependant nous devons dire que plie qui lui donne un pareil ouvrage, Di les raisons qu'il allègue contre son authen- bibliothèque où il se trouve. Il est inutile ticité rie nous semblent pas suffisantes pour de réfuter l'erreur dans laquelle est tombé la contester à son auteur. 3° Des extraits Polycarpe Leyser, en mettant sur le comple de saint Augustin sur la nalure et les pro- de notre auteur certains vers élésiagues priétés de l'âme, et disposés en forme de rapportés par dom Mabillon dans le toiue l" dialogues. Dom Bernard Pez, qui ne les a de ses Analectes, sous le nom d'Honorius le découveris dans l'abbaye de Molk qu'après Scholastique. La nole de l'éditeur qui place la publication du second tume de ses Ancc- au vio siècle la mort de Jourdain, évèque dotes, témoigne son regret de n'avoir pu l'es de Ravenne, à qui ces vers sont adressés, imprimer, et promet de réparer celle omis- sulfit pour montrer que Leyser a coufondu sion par la suite ; mais il n'a pas tenu deux écrivains du mêine nom. parole. 4° Un livre de questions théologi- JUGEMENT CRITIQUE. — Quoique la postéques, lirées pareillement de saint Augus- rité n'ait pas tiré un grand secours des tin el des autres Pères, et dans lequel l'au- écrits d'Honorius, cependant ce serait une teur traite des limbes, de l'enfer, du ciel, etc. injustice de dire qu'ils ont été inutiles à son Doin Pez eut également le dessein de le siècle. A la vérité, comme dans presque mettre an jour, mais sans le réaliser. 5o. La tous ceux de ses contemporains, on n'y voir clef de la physique, Clavis physicæ, « Il y aucune nouvelle découverte, on n'y reconen a, dil Jou Pez, qui confondent cet ou- nait nulle trace de ce gén'c inven:eur qui vrage d’lionorius avec ses livres de la Phi- sait perfectionner et agrandir les connaise losophie du monde ; mais le manuscrit du sances qu'il a recues; mais ils peuvent être monastère de Zuellen nous apprend le cou regardés néanmoins comme un dépôt de la traire. Car il y est annoncé positivement tradition en plusieurs genres de savoir. En que la Clef de la physique élail un abrégé efet, noire auteur possédait et a transmis des cinq livres d'un écrivain nommé Chry- presque tout ce que l'on connaissait alors en sostome. Cet ouvrage n'a donc jamais été mathéinatiques, cosmographie, géométrie el imprimé, mais nous espérons le donner un inétaphysique. Il excellait même dans celle jour au public. » C'est encore une promesse dernière science, comme le prouve fort bien qui est restée sans exéculion. 6° Un recueil son Traité de la connaissance de Dieu et de intitulé Pubulum vitae. Il est indiqué dans la vie éternelle; ouvrage réellement digne Ja donation de Henri; mais l'exemplaire des deux grands noms qu'il.poite daus quel de Golwic est perdu, el on n'en connait pas ques manuscrits. Sans élre un théologien d'autres. 7° Un autre recueil de sermons qui profond , Honorius n'était rien moins que a pour titre : Refectio mentium de festis Do- novice en théologie, malgré certaines ermini et sanctorum. Il faisait égaleinent par- reurs que l'on aperçoit dans quelques-uns tie des livres de Henri, et existait encore du de ses écrits. Sou Elucidarium, qui a donné temps de Trithème; mais on ne sait aujour- le plus de prise à la censure, aurait trouvé u'hui ce qu'il est devenu. 8° Une chonique grâce auprès des critiques, s'ils avaient fait intitulée Historia solemnis. Thierry d'Eo- attention que cet ouvrage était le début d'un gelhusen nomme cet ouvrage dans la liste jeune homme et le fruit de ses premières des auteurs dont il déclare s'étre servi pour études en théologie. Son traité de l'Inévitable la composition de sa Chronique des chronic marque plus de maturité; c'est dommage, ques; pais est-il différent ou non du Summa comme on l'a dit, qu'on y aperçoive deur iotius dont nous venons de parler? c'est ce ou trois taches qui le déparent et l'empeque nous ne pouvons décider aujourd'hui. chent d'aller de pair avec les meilleurs go Des homélies sur ceux des évangiles que écrits du temps sur le même sujet. Son saint Grégoire n'a pas expliqués. C'est Commentaire sur le Cantique des cantigues encore un ouvrage dont on ne peut garantir prouve qu'il possédait le don d'interpretar l'existence. 10° Un opuscule très-court sur les livres saints. S'il n'a pas été aussi bieules dix ulaies de l'Egypte. On eu couserve reur sur les Psaumes, on peut dire nean

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