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qui viennent de l'injustice. Ceux qui les souf- tême, le Pape soutient que ce sacrement, frent sans patience et sans courage décou. D'effaçaut que les péchés, n'avait aucune acvrent, parce lâche procédé, le mauvais étalde tion sur le mariage, et qu'il serait téméraire leur ame, puisqu'ils n'ont rien qu'un homme de l'accuser, puisqu'il est dit dans les Prone doive endurer quand il est assuréde la pro- verbes que c'est Dieu qui prépare la femme lection de Dieu et du témoignage intérieur à l'homme; et que d'ailleurs on ne fait au. de sa conscience. « Car, ajoute-t-il, tout ce cune difficulté d'admeltre comme hériliers qui arrive de plus fâcheux à un homme de légitimes les enfants que l'on a eus avant le bien ne sert qu'à exercer sa patience et sa baptême. Quant à l'ordination des héréliques, vertu, el n'a nullement la force de le sur le Pape Innocent répond que ceux qui ont monter. Les divines Ecritures conservent été ordonnés de celle manière, ayant la tête son ame au milieu des plus grandes afflic- blessée par l'imposition des mains, ont betions, et il s'affermit dans la constance chré- soin du remède de la pénilence; et que ceux tienne par la seule yue des leçons sacrées qui ont besoin de la pénitence ne peuvent que nous expliquons au peuple, puisqu'elles prétendre à l'honneur de l'ordination. Il vous apprennent qu'il n'y a presque point semble déclarer nulles les ordinations faites de saints qui n'aient été continuellement par les hérétiques, et vouloir même prouver exercés par un grand nombre d'afflictions, qu'elles le sont en effet. Il se sert pour cela ayant besoin de passer par cette épreuve de quelques passages de saint Cyprien, et sensible pour remporler la couronne de la de quelques expressions employées par ce constance. v

Père pour montrer l'invalidité de leur bapAux évêques de Macédoine, - L'an 414, tême. Mais en le lisant bien altentivement, le Pape saint Innocent reçut une lettre syno- on voit qu'il ne veut dire autre chose, sinon dale de vingt-trois évêques de Macédoine, que les ordinations faites par les bérétiques dont les plus connus sont Rufus et Eusebe, doivent être sans cffet, c'est-à-dire qu'elles qui le consultaient sur divers points de dis- ne peuvent procurer à ceux qui ont éte concipline, sur lesquels ils lui avaient déjà sacrés ainsi, oi l'honneur ni le rang de l'orécrit et reçu sa réponse. Le porteur de cette dre qu'ils ont reçu. Cela ressort de la suite lettre fut l'archidiacre Vital. Les évêques de de sa lettre, où il décide qu'on peut leur Macédoine y représentaient au Pape que la accorder l'un et l'autre, quand le besoin de coutume de leurs Eglises était d'élever à la l'Eglise le réclame. Du reste, il avait déjà cléricature et même à l'épiscopat ceux qui formulé la même décision dans sa lettre au avaient épousé des veuves, prétendant que concile de Tolède. l'on ne devait considérer comme bigames Le saint Pontife réfute ensuite le faus que ceux qui avaient eu deux femmes depuis principe de ceux qui croyaient que l'ordileur baptême. Ils prélendaient encore que nation d'un évêque légitime corrigeait lous l'on devait admettre parmi les clercs ceux les défauts qui se trouvaient dans celui qui qui y avaient été admis par Bonose, même est ordonné. S'il en était ainsi, dit-il, on après sa condamnation comme hérétique, pourrait ordonner les sacriléges, les adulle. sous prétexte que la bénédiction sainte de res, et il ne serait plus besoin de les mettre l'évêque légitime corrigeait le défaut qui en pénitence, parce que l'ordination produipouvait venir de celle d'un homme indigne rail le même effet. Mais, ajoute-t-il, la de son caractère. Enfin, ils demandaient au coutume de l'Eglise est d'accorder la conPape la permission d'élever à l'épiscopat un munion laïque, après une simple imposition nommé Photin, condamné par ses prédéces- des mains, à ceux qui, ayant élé baptisés par seurs sur la chaire de saint Pierre, et de dé- les hérétiques, veulent entrer dans l'Eglise; grader un diacre nommé Eusthate.

et de mettre en pénitence ceux qui y Jonocent répondit à ces trois articles par reviennent après l'avoir quittée pour entrer une lettre adressée à Rufus de Thessaloni- dans une secle d'hérétiques. Il blåme les que et aux autres évêques de Macédoine, le évêques de Macédoine qui, non-seulement 13 décembre de la même année. Il se montre ne les mellaient pas en pénitence, mais qui d'abord surpris de l'injure qu'ils semblaient les laissaient encore dans leur ministère. faire au siége apostolique, en le consultant Il convient qu'autrefois Anysius el quelques de nouveau sur des questions qu'il avait autres évêques de ce pays avaient maintenu déjà décidées. Néanmoins, abordant ensuite dans leur rang, en les recevant dans l'Eglise, tous les points de leur lettre, il répond au ceux qui avaient été ordonnés par Bonose; premier, que l'on ne doit point adirettre à mais il soutient que cet exemple ne peut la cléricature ceux qui ont épousé des veu- tirer à conséquence, parce que ces évêques ves, cet usage étant contraire, et à la loi de n'en avaient usé ainsi que par nécessite el Moïse, qui le défend au grand Pontife, et au pour éviter le scandale, et surtout afin que précepte de l'Apôtre, qui veut que l'évêque ceux que Bonose avail ordonnés ne demeu, soit le ipari d'une seule femme, et à la pra- rassent pas avec lui ; mais celle néce sile tique de toutes les Eglises d'Orient et d'Oc- ne subsistant plus, il fallait en revenir aur cident, qui non - seulement n'admetlent anciennes règles apostoliques que l'Eglise aucun bigame à la cléricature, mais dépo- romaine conserve avec soin él dont elle sent même ceux qui y ont été admis. Comme prescrit l'observation à tous ceux qui veulent il s'agissait principalement de ceux qui, l'écouter. Il s'objecte ce canon du concile de ayant perdu leur première femme, en Nicée, qui permet de recevoir les novaliens, avaient épousé une seconde après leur bap- et répond que ce canon, ne concernant que

tes seuis héréliques, ne doit pas elre étendu nelle au Pape Innocent pour lui faire part à tous les autres ; qu'il y est question du de ces heureuses nouvelles el demander sa baptême, et que le concile ordonne que l'on communion. Cette dépulation causa une orbaptisera les paulianistes, parce qu'ils ne grande joie à Rome, et le saint Pontife conféraient pas ce sacrement au nom de la répondit aussitôt à l'évêque Alexandre pour Trinité, au lieu que les novatiens adminis. le congratuler de leur réunion. Dans une traient le baptême comme les catholiques, seconde leltre, écrile à la prière du prêtre au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Cassien, il engage ce saint évêque d corresIl ajoute que ce règlement n'est que pour pondre avec lui plus souvent, afin de réparer ceux qui ont été baptisés par les hérétiques. le passé. Quelque temps après, saint Quant à ceux qui, après avoir reçu le Alexandre, pour répondre au désir du baptême dans l'Eglise, ont donné dans Souverain-Poptife et entretenir l'union avec l'erreur et reviennent ensuite de leur apos- l'Eglise de Romo, lui écrivit pour le conlasie, ils doivent être mis en pénitence sulier sur certains abus que les schismes et publique, et par conséquent exclus pour les hérésies avaient introduits dans l'Eglise toujours du clergé. D'où il conclut que ceux d'Orient. Le Pape lui répoudit par une leltre qui ont quitté l'Eglise, après la condamnation composée de trois canons. Dans le premier, de Bovose, pour se joindre à lui, et se sont il relève la dignité de l'Eglise d’Antioche fait ordonner par les héréliques, ne doivent d'aulant plus volontiers que c'est un moyen pas demeurer dans leur dignité, puisqu'en pour lui d'exalter celle de l'Eglise romaine. s'altachant à Bonose ils ont mieur aimé Suivant l'aulorilé du concile de Nicée, qui suivre leur varité que de se soumellre au explique la pensée de lous les évêques du jugement commun des Eglises. Il y en avait monde, l'Eglise d'Antioche a reçu la juridicqion prétendait avoir été ordonnés malgré tion, non sur une province particulière, mais car; le Pape répond qu'on lo peut croire de sur tout le diocèse d'Orient ; celle dignité ne ceux qui, aussitôt après leur ordination, se lui a pas été accordéeà cause de l'importance sont retirés de la communio'i de Bonose de la ville, mais parce qu'elle a été le prepour revenir à l'Eglise, mais quant à ceux mier siége de saint Pierre, et qu'elle a mérité qui n'y sont rentrés qu'après un an ou même de voir réunie dans son enceinte la plus plusieurs mois, il y a lieu de juger que, se célèbre assemblée des apôtres; de sorte croyant indignes de recevois légitimeinent qu'elle ne le céderait pas même à celle de l'ordination, ils se sont adressés à celui qui Rome, si elle n'avait eu qu'en passant la conférait à tous venanls, dans l'espérance celui que celle Eglise a possédé jusqu'à la de conserver plus tard leur rang dans l'Eglise consommation et jusqu'à la fin.C'est en vertu Catholique. Le Pape veut même que l'on de celle dignité qu'il dit à l'évêque d'Antiodistingue entre ceux qui n'ont exercé aucune che que, comme il ordonneles métropolitains fonction et ceux qui ont consacré, disiribué par une autorité qui lui est propre, il ne doit les mystères et célébré les messes selon la pas souffrir que l'on ordonne les autres coutume.

évêques sans sa permission et son consenPour ce qui est de Photic, quoique le saint lement, et lui conseille d'obliger les plus Pontife éprouvat de la peine à déroger en rapprochés à venir recevoir l'ordination de rien à ce qu'avaient établi ses prédécesseurs, ses mains. -- Il établit dans le second canon néanmoins il approuve la remonirance des que l'on ne doit pas créer des métropolitains, évêques de Macédoine, et, Trompé par leurs quand, par suite de la division d'une province, Tinseignements, il consent à reconnaitre jį arrive que de nouvelles villes sont érigées Photin pour évêque, dans la persuasion que en métropoles par l'autorité de l'empereur. le Saint-Siége avait été surpris, comme ils Il s'élève ensuite contre la coutume des ne craignaient pas de l'affirmer. Mais il évêques de l'ile de Chypre, qui ordonnaient ajoute qu'il ne peut consentirà la déposition leurs confrères, sans consulter l'évêque d'Eustaihe, qui n'a jamais été accusé d'au d'Antioche, à qui ces Eglises étaient soumicune faute grave, ni contre la foi, ni contre ses, puisqu'elles faisaient partie du diocèse la discipline. Il se plaint ensuite que les de l'Orient.-- Dans le dernier canon, il dit evêques de Macédoine, n'ayant, pour ainsi que les Ariens qui rentrent dans l'Eglise dire, témoigné aucun égard aux bons témoi. doivent être reçus par l'imposition des gnages que l'Eglise romaine leur avait mains; mais qu'on ne doit pas souffrir que rendus sur le compte des sous-diacres teurs élèves demeurent dans le ministère Cyriaque et Dizonien, il demande qu'on les ecclésiastique. Il en donne celte raison: Les accueille sincèrement el Jans un véritable laiques élant soumis à l'imposition des mains, Psprit de paix, en mettant fin aux querelles qui est une image de la pénitence, les élèves qui leur étaient suscitées par ceux qui ne ne doivent pas Alre reçus dans leurs degrés les aimaient point.

d'honneur. Car encore que leur baptême A saint Alexandre dAntioche. — Saint soit valide, parce qu'il est conféré au nom Alexandre, successeur de Porphyre sur le du Père, du Fils et du Saint-Esprit, il ne siège d'Antioche, ayant, à force d'exhorta- leur donne pas la grâce, puisque ceux qui lions, heureusement réuni le parti des ents. Je leur ont conféré l'ont perdue eux-mêmes lalhiens, séparés depuis lant d'années des en se séparant de l'Eglise catholique. Il n'est aulres catholiques, et rétabli le nom de pas possible qu'ils donnent la plénitude du saint Jean Chrysostome dans les diptyques Saini-Esprit, qui se confère surtout dans de son Eglise, envoya une députalion solen. Tordination, puisqu'ils I ont perduc par leur

perâdic. Commen! donc serait-il possible d'usages qui cause up si grand scandale d'accorder à leurs prêtres les honneurs du au peuple, en lui faisant supposer qu'on sacerdoce de Jésus-Christ, puisque leurs s'esi éloigné de la tradition apostolique. laïques ne sont reçus dans l'Eglise que par De ce principe il conclut que l'on doit l'imposition des mains, qui leur communique observer partout la discipline que l'Eglise le Saint-Esprit. Il appelle cette imposition de Rome a reçue de saint Pierre, et qu'elle ces mains une image de la pénitence, parce a toujours conservée. Il cite comme un fait qu'on n'imposait aucune cuvre laborieusc consla:it et manifeste que, dans l'Italie, les à celui qui revenait à l'Eglise, et qu'on Gaules, l'Espagne, l'Afrique, la Sicile et les l'admeltuit aussitot à la communion. Il ter- ilos adjacentes, il n'y a point d'Eglises qui. mino sa lettre en priant.saint Alexandre de n'aient été instituées par les ouvriers évangtfaire part de sa décision aux autres évêques, liques, que l'apôtre saint Pierre ou ses sucen la leur faisant lire, s'il se peut dans un cesseurs avaient établis évêques. S'adressaut concile, afin qu'elle fat observée par un ensuite à Decentius, il suppose qu'il était commun consentement.

souvent venu à Rome, qu'il y avait assislé Pour aplanir les difficultés qui pourraient à la célébration des divins mystères, et qu'il résulter de ce que cette leltre dit sur le avait pu remarquer les cérémonies qu'on y baptême et l'ordination conférés par les pratiquait. Cela devait sulfir pour son inshérétiques, il faut distinguer avec les théo- iruction et pour l'obliger de réformer les logiens trois choses, dans l'un et l'autre de abus qui se commettaient dans son Eglise; ces deux sacrements ; savoir, le caractère, mais comme il avait consulté le Pape Innola grâce sanctifiante, et certains effets que les cent, ce Pontife se crut obligé de lui faire sacrements produisent dans ceux qui les une réponse, moins pour l'instruire que reçoivent. Un adulle, par exemple, et la lettre pour l'aider à instruire les autres, pour l'odu Pontife ne parait s'occuper que de ceux- bliver à avertir et à reprendre avec plus là, un adulte qui, altaché aux erreurs de d'autorité ceux qui s'éloignaient des coutu. certains héréliques, reçoit d'eux le baptême, mes de l'Eglise de Rome, et même à les lui i reçoit en même temps le caractère qu'im- dénoncer, s'ils ne voulaient pas se rendre à prime ce sacremenl, mais il ne reçoit pas ses avertissements. la grâce sanctifiante, parce qu'il y met obs. On voit dans la suite de celle décrétale, tacle par son attachement à l'hérésie. Il ne qui comprend en lout huit canons, comment reçoit pas non plus les autres effets produils par le spectacle des cérémonies et par l'ins. par le baptême, qui sont la participation aus iruction de vive voir, on apprenait ce qui prières et aux mérites de l'Eglise et le droit concerne l'administration des sacrements, de participer aux sacrements. Mais aussitôt qu'on tenait encore fort secrète, d'où l'on qu'il rentre dans le sein de l'Eglise par une doit peu s'étonner des omissions qu'on resincère pénitence, l'obstacle qu'il avait mis marque à ce sujet dans les anciens monuà la grâce étant enlevé, il reçoit avec celte menis. Il y témoigne que les sacrements de grâce sanctifiante le droit de communion la confirmation et de l'extrême-onction sont avec l'Eglise et la participation à tous les établis sur la tradition et l'Ecrilure. Après autres sacrements. Mais il n'en est pas tout avoir dit qu'il est du ministère épiscopal à fait de même de ceux qui ont été ordonnés d'imprimer aux enfants le sceau sacré qui par les hérétiques. En retournant à l'Eglise, les rend parfaits chrétiens, il ajoute : C'est ils ne sont pas admis à tous les honneurs du ce que nous apprenons tant par la coutume sacerdoce, ni à toutes les fonctions de leur uniforme des Eglises que par l'Ecriture ministère, parce qu'indépendamment de la sainte, et spécialement par ce qui est di: réconcilialion ordivaire accordée à tous les de saint Pierre et de saint Jean au vin chapécheurs, il serait encore nécessaire de les pitre des Actes des Apôtres. Les prêtres peurétablir dans les grades de leur ordre et de vent faire aux baptisés l'onction du chrème, les absoudre de la suspense qu'ils ont en pourvu qu'il soit consacré par l'évêque; courue, ce qui ne s'accordait que dans les inais ils n'en sauraient marquer leur front, besoins pressants de l'Eglise, comme on l'a cela n'est permis qu'aux évêques quand ils vu dans la lettre aux évêques de Macédoine. donnent le Saint-Esprit. Pour l'onction des Ce n'est donc que quant aux honneurs et malades, elle peut se faire encore par les aux grades du sacerdoce que le Pape dé- prêtres, suivant l'épitre de l'apôtre Saintclare nulle l'ordination des héréliques, et Jacques; mais l'huile de cette onction doit non par rapport au caractère qu'ils ont reçu toujours être consacrée par les évêques. Du dans cette ordination.

reste, on ne la donne point aux pénilents, A Decentius. -- Les décrétales du saint parce que c'est un sacrement. Quant aux paPape Innocent ont conservé dans l'Eglise la roles dont il faut se servir, je ne les condie plus imposante autorité. La plus célèbre est pas au papier, de peur de trahir les saints celle qu'il adressa à Decentius, évêque d'Eu- inystères. Nous apprenons par la même dégubium dans l'Ombrie. Le préambule de crétale que daus l'Eglise romaine c'était déjà cette lettre est tout entier à l'avantage de l'usage de jeûner le vendredi et le samedi de l'Eglise de Rome. Il prétend que si loules chaque semaine, et qu'on ne célébrait pas les Eglises avaient conservé les pratiques le saint sacrifice pendant ces deux jours de qu'elles avaient reçues des apôtres, elles pénitence. Il y avait d'autres Eglises, au se seraient toutes accordées dans une même contraire, qui de tous les samedis l’e l'année discipline, et auraient évité cette différence ne jeûnaient que le samedi saint, Il Ginil sa

stre en eihorlant Decentius à faire obser- saint Pontife répète à peu près les mêmes Ter dans son église la discipline de l'église choses dans sa réponse aus Pères du concile Io Laite, et à bien instruire les prêtres et de Milère; seulement il semble restreindre is autres clercs placés sous sa conduite, afin aur seules causes de la foi la marime gé

'ils s'acquittassent dignement des fonc- Lérale qu'il avait avancée sur la nécessité de tigs de leur ministère. Is lui promet, quand rapporter toutes les affaires ecclésiastiques il viendra à Rome, de lui dire de vire voir à la décision du Saint-Siège. Præsertim quo. plusieurs autres choses qu'il n'était pas per

lies fidei ratio rentilatur. Il y combat ensuite Lis d'écrire.

les doctrines de Pelage avec les mêmes raiAUI éréques du concile de Carthage, etc.— sons qu'il avait déjà apportées dans la lettre Puar bien com; rendre les trois lettres suivan- précédenle; puis il attaque une autre opites, il faut remarquer que les évêques d'Afri- nion de ce novateur, qui soutenait que les que et de Sumidie, avant condamné Pélaze el enfants parvenaient à la vie éternelle, même Célestius dans les conciles de Carthage et de sans avoir reçu le baptême. Il réfule ceite Wière tenus en 416, écrivirent au Pape erreur par un passage de l'Erangile de saint lucocent le jugement qu'ils avaient porté Jean, ou Jésus-Christ dit: S'ils ne mangent contre ces hérétiques et contre leur doc- la chair du Fils de Thomme et ne boitent trice, afin d'ajouter à leur décision l'auto. son sang, ils n'auront point la vie en eurTité du Saint-Siège. Ils tenaient d'autant mémes. Il faut se souvenir que l'on donnait fius à celle formalité, que Célestius en alors l'Eucharistie aussitôt a, rès le baptême. arait appelé, et qu'il faisait courir le bruit Il déclare donc Pélage et Célestius séparés que le Pape louocent le favorisait. C'est ce de la communion de l'Eglise, conforibéqui engagea les évêques africains Aurèle, meut à la résolution des évè;ues d Afrique, Auzustin, Alspe, Erode et Passivius à ajou. et défend de les recevoir dans le bercail du ter aur communications de ces conciles Seigneur qu'ils ont abandonné. Il soumet à 09e letire familière, où ils lui parlaient des la même peine ceux qui défendront leurs buits désavantageus que l'on faisait circu- erreurs avec la même obstination, consenJer sur son compte à propos de cette affaire. tant toutefois à user d'indulgence envers Cest à ces trois lettres, apportées à Rome ceur qui, condamnant la mauvaise doctrine Der l'évêque Julien, que saint lonocent fit qu'ils avaient embrassée, demanderont les les réponses suivantes, datées toutes les remèdes de la pénileuce que l'Eglise a coutrois du 27 janvier de l'an 417.

tume d'accorder aus pécheurs qui se converLa première est adressée à Aurèle et aus tissent, de peur qu'en leur fernant la porte éréques du concile de Carthage. Il les loue de la bergerie, ils ne soient dévorés par lend'abord de la vigueur avec laquelle ils ont nemi qui les attend. ooodamné l'erreur et de la déférence qu'ils Aut cinq éréques d'Afrique. – Dans sa témoignent au Saint-Siège en le consultant lettre aux cinq évêques (opt Dous avons sur ce qu'ils avaient décidé. Il prend de la donné les noms plus haut, le saint Pape Inoccasion de faire valoir l'autorité de son nocent margne qu'il s'est suffisamment erEz ise, et avance que c'est un usage établi pliqué dans ses réponses aus évêques de de la consulter sur toutes les causes ecclé- Carthage et de Milève, et sur leur sentisiastiques, avant de les terminer dans les ment touchant la nécessité de la grace, et provinces. Puis venant à la doctrine de sur l'impiété de la doctrine de Pelage. Il Pelage, il fait voir que l'on ne peut nier ajoute qu'il espérait que la condamnation sans impiété que nous avons besoin de la de cet hérésiarque ferait revenir ceux qu'il gråce de Dieu, soit pour faire le bien et aran- avait trompés, soil à Rome soit ailleurs; cer dans la vertu, soit pour passer de l'ini- il ne pouvait di assurer ni nier qu'il y eut quité à la justice, le libre arbitre que nous des Pélagiens à Rome, parce qu'il n'était pas avons recu de Dieu en naissant ne pouvant aisé de les découvrir dans une aussi grande nous sulise pi pour l'un ni pour l'autre. Il multitude de peuples; puis il ajoute en parappuie la doctrine de la nécessité de la lant de Pélage lui-même : « Nous ne pou. grâce sur le psaume XXVI, où David prie rons croire qu'il ait été justitié, quoique Dieu d'etre son aide, de ne point l'abandon- quelques laiques nous aient présenté des Der et de pe point nême détourner de lui actes qui le déclarent absous. Mais nous 900 visage. Il en donne pour preuve encore doulons de la vérité de ces actes, parce les remèdes continuels dont l'homme a be- qu'ils ne nous ont point été envoyés de la soin pour se relever, depuis que le péché part du concile, et que nous n'avons reçu la précipité dans la misère. Ensuite il con- aucune lettre de ceux qui y ont assisté. Car dafone Pelage et Célestius et tous ceur qui, si Pélage avait été assuré de sa justitication, a leur exemple piant que le secours divin il n'aurait pas manqué d'obliger ses juges nous soit nécessaire, se déclarent ennemis à nous en instruire. Dans ces actes mêmes, de la foi catholique, et ingrats des bienfaits il ne se justifie point clairement et de cherde Dieu. Il accorde néanmoins aux évêques che qu'à éluder la question et à l'embrouildu concile de Carthage le pouvoir de les ler. C'est pourquoi nous ne pouvons ni blåadmeltre à leur comununion, en cas qu'ils mer, ni approuver ce jugement, puisque Teviennent à eux, qu'ils reconnaissent le nous ne savons s'il contient la vérité. Si besoin de la grâce qu'ils ont coinbattue et Pélage prétend d'avoir rien à craindre, ce qu'ils condamnent leur mauvaise doctrine. n'est pas à nous à l'appeler, c'est lui plutôt

Aur éréques du concile de Milère. - Le qui doit etre pressé de venir se faire absous dre; car s'il persévère dans ses erreurs, sa captivité par un bienfait de Dieu, vint quelques lettres qu'il recoive de nous, il ne trouver le Pape Innocent et fut reconnue s'exposera jamais à notre jugement. S'il de. sans aucune contestation pour celle que vait être appelé, ce serait plutôt par les éve- Fortunius avait épousée la première. Le ques dans le voisinage desquels il réside saint Pontife, qui peul-être était alors à Raque par ceux qui sont éloignés de ces ré- venne, écrivit à Probus ce qui se passait, et gions. Pourtant s'il nous en donne lieu, lui déclara que, selon les règles de la foi, nous nous efforcerons de contribuer à sa Ursa était la véritable et unique épouse de guérison. Il peut condamner ses sentiments, Forlunius, et que par conséquent Restitula et, par lettre, demander pardon de ses er- ne pouvait à aucun titre dire considérée reurs. Nous avons lu entièrement le livre comme légitime, puisque la première encore qu'on lui attribue et que vous nous avez vivante n'avait point été séparée de son mari envoyé. Nous y avons trouvé beaucoup de par un divorce. On croit que ce Probus élait propositions contre la grace de Dieu, beau- le fils d'un magistrat du même nom, qui coup de blasphèmes, rien qui ne nous ait exerçait une charge sous l'empire de Théodéplu et qui ne doive etre rejeté de tout le dose et Valentinien. monde. « Le Pape termine sa leltre, en disant A Félix de Nocéra. - Félix, évêque de qu'il est facile à chacun de combattre la mau. Nocéra dans l'Umbrie, après avoir fait rebavaise doctrine de Pélage, et que s'il vient à lir les églises que l'invasion des Goths avait l'anathématiser lui-même, ceux qu'il a sé détruites dans son diocèse, écrivit au Pape duils reviendront plus facilement de leurs Innocent sur diverses difficultés qu'il renerreurs; mais s'il y persisle avec opiniâtreté, contrait pour y rétablir la discipline. Le on ne doit rien négliger pour détromper Pape, après avoir loué son respect envers le ceux qu'il a égarés à sa suite, On croit que Saint-Siège qu'il appelle la tête de l'épiscopat, saint Innocent n'écrivit ces trois lettres lui répond : 1° qu'il est défendu d'admeltre qu'après avoir tenu un concile; mais peul dans le clergé ceux qui se sont mutilés voelre se contenta-t-il d'assembler son clergé. lontairement; 2° qu'il est pareillement déC'est ce que saint Augustin paraît dire, fendu d'ordonner les bigames ou ceux qui lorsque, écrivant contre les pélagiens qui ont épousé des veuves; 3° que l'on doit exaccusaient le clergé de Rome de prévarica- clure des ordres ceux qui ont porté les ar. tion dans le jugement rendu conire Pélage mes, plaidé el requis des condamnations, et Célestius, il leur répond que si ce clergé exercé quelque ofice de judicalure ou reueût jugé autrement, ce serait alors qu'on pli des fonctions, parce que les lois civiles devrait l'accuser d'avoir prévariqué. Celte les forçaient de rentrer dans ces surles dernière Tellre est accompagnée d'un billet de fonctions; 4° que l'on doit choisir, pour particulier, adressé à Auréle, et qui ne con-' les adıneltre aux ordres, des laïques baptisés tient rien de remarquable, excepte la prière qui soient de bonnes meurs, qui aient passé de faire remeltre une lettre qui s'y trouve leur vie avec des clercs ou dans des monasinsérée à l'adresse de saint Jérôme.

tères, et qui n'aient jamais eu de concubiA saint Jérôme. --- Celte lettre a pour but nes; 5° que l'on doit observer les interslices de consoler le pieux solitaire des maux que et ne pas faire passer trop promplemenl un les pélagiens lui faisaient souffrir. Ils avaient homme par les ordres de lecteur, d'acolyte, fait une irruption dans le monastère confié de diacre ou de prélre, afin qu'en s'exerçant à ses soius, brûlé les bâtimenis et mis à longtemps dans les degrés inférieurs, sa mort un diacre, ainsi que plusieurs autres conduite et ses meurs soient plus éproupersonnes. C'est ce que saini Augustin nous vées. Le Pape s'étonne que Fólix, instruit apprend lui-même sur la fin de son livre qui comme il l'élait, l'ait consulté sur des choa pour titre : Des actions de Pllage. I.e Pape ses connues de tout le monde, et veut bien témoigne à saint Jérôme qu'il a fait tout ce croire qu'il n'a agi ainsi que parce que ses qu'il a pu pour réprimer une semblable au- grandes occupations lui ont fait oublier ce dace, inais qu'il n'a pu savoir à qui s'en que les canons avaient décidé sur tous ces prendre en particulier. S'il arrive qu'on lui points. défère les coupables, il nommera des juges A Laurent, évêque de Sénia. – Lauren!, compétents pour examiner cette affaire, et évêque de Sénia ou Zeng dans la Croatie, fera même quelque chose de plus s'il en est avait écrit au Pape Inuocent pour se piaiobesoin. Il ajoute qu'il a écrit à Jean de Jé- dre de quelques liérétiques photiniens qui rusalem pour l'avertir de veiller, afin qu'à s'étaient établis dans le lerritoire de celle l'avenir il n'arrive rien: de semblable dans ville et lenaient des assemblées à la campa. l'Eglise qui lui est confiée. Nous en avons gne, sous la conduite d'un nommé Marc, dit un mot à l'article de cet évêque.

autrefois chassé de Rome. Informé de ce A Probús. - On ne sait en quelle année désordre, Innocent obtint des défenseurs de celte lettre ful écrite, mais on la croit pos- l'Eglise romaine la permission de faire térieure aux troubles que la guerre d'Ala- chasser ces hérétiques des lieux qu'ils infise ric et l'élection d'Altale causèrent dans laient. Il envoya aussitôt celle permission Rome, c'est-à-dire, à l'an 409. Pendant ces à Laurent, en l'exhortant à la mettre troubles une femme nommée Ursa ayant été promplement à exécution, dans a crainte emmenée capitive par les barbares, son mari de se rendre responsable des âmes que ces qu'on appelait Fortunius épousa une autre novaleurs pourraient pervertir. Comme ils femme nommée Restilula. Ursa, délivrée de niaient que Jésus-Christ fül né de la subs

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