André Chénier et les Jacobins

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M. Lévy, 1881 - 328 Seiten
 

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Seite 256 - Au pied de l'échafaud j'essaye encor ma lyre. Peut-être est-ce bientôt mon tour. Peut-être avant que l'heure en cercle promenée Ait posé sur l'émail brillant, Dans les soixante pas où sa route est bornée, Son pied sonore et vigilant, Le sommeil du tombeau pressera ma paupière. Avant que de ses deux moitiés...
Seite 266 - La preuve nécessaire pour condamner les ennemis du peuple est toute espèce de document, soit matérielle, soit morale, soit verbale, soit écrite, qui peut naturellement obtenir l'assentiment de tout esprit juste et raisonnable. La règle des jugements est la conscience des jurés éclairés par l'amour de la patrie ; leur but, le triomphe de la république et la ruine de ses ennemis ; la procédure, les moyens simples que le bon sens indique pour parvenir à la connaissance de la vérité dans...
Seite 256 - J'erre, aiguisant ces dards persécuteurs du crime, Du juste trop faibles soutiens, Sur mes lèvres soudain va suspendre la rime ; Et chargeant mes bras de liens, Me...
Seite 229 - La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui ; elle a pour principe la nature, pour règle la justice, pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait.
Seite 266 - S'il existe des preuves, soit matérielles, soit morales, indépendamment de la preuve testimoniale, il ne sera point entendu de témoins; à moins que cette formalité ne paraisse nécessaire, soit pour découvrir des complices, soit pour d'autres considérations majeures d'intérêt public. « La loi donne pour défenseurs aux patriotes calomniés des jurés patriotes; elle n'en accorde point aux conspirateurs.
Seite 243 - C'est au monstre égorgé qu'on prépare une fête Parmi ses compagnons , tous dignes de son sort. Oh ! quel noble dédain fit sourire ta bouche , Quand un brigand, vengeur de ce brigand farouche, Crut te faire pâlir aux menaces de mort!
Seite 257 - Ah ! lâches que nous sommes Tous, oui, tous. Adieu, terre, adieu. Vienne, vienne la mort ! — Que la mort me délivre ! Ainsi donc, mon cœur abattu Cède au poids de ses maux? Non, non.
Seite 265 - Le délai pour punir les ennemis de la patrie ne doit être que le temps de les reconnaître : il s'agit moins de les punir que de les anéantir.
Seite 256 - COMME un dernier rayon, comme un dernier zéphyre Animent la fin d'un beau jour, Au pied de l'échafaud j'essaye encor ma lyre. Peut-être est-ce bientôt mon tour. Peut-être avant que l'heure en cercle promenée Ait posé sur l'émail brillant, Dans les soixante pas où sa route est bornée, Son pied sonore et vigilant, Le sommeil du tombeau pressera ma paupière.
Seite 251 - Qui seul, captif, près de la mort, Attachant à ses vers les ailes enflammées De ton tonnerre qui s'endort, De la vertu proscrite embrassant la défense, Dénonce aux juges infernaux Ces juges, ces jurés qui frappent l'innocence, Hécatombe à leurs tribunaux ! Eh bien, fais-moi donc vivre, et cette horde impure Sentira quels traits sont les miens.

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