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selcur admet l'existence au temps de Charlcmagne, M. Delisib lui demande s'il a connaissance d'aucun document se rapportant d'une manière authentique, en ce qui les concerne, soilà Charlcmagne, soit aux rois anglo-saxons. Les francs-maçons qui prétendent remonter à la fondation du Temple parSalomon ont bien été obligés de se chercher quelques intermédiaires. Ils prétendent avoir de ces diplômes, mais personne qu'eux ne les a vus, et M. Dilisle ne sait pas si l'on peut en citer un seul qui remonte au moyen 'âge

. M. Loiseleur ayant parlé d'immolation d'enfant dont on accusait les Templiers, M. Renan dit que c'est un conte qui a couru le monde bien des fols, une imputation dirigée contre ceux qu'on a voulu perdre. Ainsi les Juifs en Pologne ont clé accusés d'immoler des enfants. Or une immolation dccetlc sorte est absolument incompatible avec les rites ju laïques. L'absurdité de l'accusation en ce cas sert à en montrer la fausseté dans les autres.

M. Macrt cite, à Tappui de la même opinion, les témoignages contre les chrétiens eux-mêmes témoignages recueillis en grand nombre par M. Damner dans un ouvrage intitule Mystères du Christianisme (Die Gehdmnisse des Clirittenihmm). Ils montrent le peu de Coi qu'on doit attacher aux bruits populaires en cette matière.

M. Le Blant rappelle qu'aux premiers temps du christianisme cette accusation était fort répandue dans le peuple, mais elle n'était pas accueillie par les esprits sérieux; et la preuve, Tertullien le constate, c'est qu'elle ne fut jamais produite contre les chrétiens dans les tribunaux.

M. Loiseleur dit qu'il ne prétend pas qu'aucune secte ait immolé des enfants; mais,, obligé de discuter le système de M. de Hammer, il a voulu d'abord abonder en quelque sorte dans son sens pour le mieux réfuter.

M. le Président est d'avis que, dans ce cas, il ferait bien de laisser voir plus tôt sa propre opinion.

M. Loiseleur ayant présenté à l'Académie plusieurs images de bas-reliefs rapportés au culte secret des Templiers, M. Beulé fait remarquer qu'un de ces bas-reliefs où l'on a cm voir une immolation n'est qu'une scène de funérailles.

M. Loiseleur ayant fait usage aussi des bas-reliefs et des inscriptions du coffret de M. De Blacas rapporté aux Templiers, M. De Longpérier lui demande s'il est arrivé à en donner une explication.

M. Loiseleur répond que, dans son opinion, le coffret est du XIe siècle et doit être attribué à quelque secte ismaëlienne. Il a pu appartenir aux Templiers, sans qu'ils en fussent les auteurs: ils l'auront rapporté d'Asie dans quelqu'une de leurs maisons de France. M. De Lonupémer pense qu'il serait excessivement difficile de le faire remonter jusqu'à l'époque des Templiers. On y trouve les caractères arabes reproduits par une main européenne, d'après une écriture fort postérieure au XIIIe siècle. Il regrette que M. De Slanc ne soit pas présent pour confirmer celle opinion. Il y a au Louvre des monuments qui présentent des caractères exactement semblables; et il y aurait encore d'autres rapprochements à faire qui confirmeraient ces conclusions.

M. de Marquette, dont l'Histoire générale du comté de Harnes en Artois n'avait pas été admise au Concours des antiquités nationales de 1870, comme datant de 1867, écrit à l'Académie que son ouvrage n'a paru réellement qu'en 1868, et envoie des pièces à l'appui de ceite assertion. — L'ouvrage, avec ces pièces, sera soumis à l'appréciation de la Commission.

M. Garnier envoie, pour le concours des antiquités nationales, deux exemplaires de son Histoire de l'imagerie populaire à Chartres. — Renvoi à la future Commission.

Livres offerts à l'Académie:

Par M. Guérin, Description géographique, historique et archéologique de la Palestine, accompagnée de cartes détaillées (Paris, imprimerie impériale, 1868-69; 3 vol. gr. in-8").

î° Par M. Garcin De Tassy, au nom de M. Holmboe, deux brochures, l'une sur des tertres tumulaires contenant plusieurs cellules; l'autre sur les monnaies des Xe et XIe siècles découvertes â Broholt.

Revue archéologique : novembre 1869.

Bibliothèque de l'Ecole des Chartes : 1869, i« et 5e livr.

Revue hist. de droit français : juillet-août 1869.

Le Cabinet historique : septembre-octobre 1869.

Annales de philosophie chrétienne : octobre 1869.

Revue orientale : octobre 1869.

Revue de T Instruction publique : 18 novembre 1869.

10» Bulletin de la Socièté archéologique de Béziers : t. V. 1" livr.

11° M. Renan offre à l'Académie, de la part de M. Cherbonneau, les copies et les estampages de plusieurs inscriptions libyques recueillies en Algérie. Il en fait ressortir l'importance pour le recueil d'inscriptions sémitiques dont l'Académie a décidé la publication. — Renvoi à la Commission des inscriptions sémitiques.

1 2oM. le Président offre à l'Académie, au nom de M. D'Arboisde Jubainville, correspondant, une brochure intitulée : Recherches philologiques sur l'anneau sigillaire de Pouan. M. D'Arbois de Jubainville arrive à établir que le nom de Heva, inscrit sur cet anneau en capitales, lui assigne une origine, soit gothique, soit burgoo.de, et termine par des rapprochements très-ingénieux de noms propres d'origine germanique. Quelques affirmations devraient peut-être ne se produire que sous la forme de conjectures vraisemblables.

MOIS DE DECEMBRE.

Séance du vendredi 3.

PRÉSIDENCE DE M. REGNIER.

M. le Secrétaire Perpétuel reprend séance.

Le procès-verbal de la séance précédente est lu et la rédaction en est adoptée.

Il est fait lecture de la correspondance.

En conséquence de la demande adressée à l'Académie par M. le Ministre de l'instruction publique à l'effet de lui présenter deux candidats pour la chaire de poésie latine vacante au Collège de France, les lettres de candidature suivantes sont communiquées au préalable par le Secrétaire perpétuel.

1° M. Boissier, chargé du cours et récemment porté en première ligne par l'assemblée du Collège de France, sollicite les suffrages de l'Académie et expose brièvement ses titres.

2° M. Georges Perrot, présenté en seconde ligne par la même assemblée, réclame de l'Académie la même marque de bienveillance et d'encouragement, se fondant sur des titres également bien connus d'elle.

3° M. E. Bcnoist, professeur de littérature ancienne à la Faculté des lettres de Nancy, écrit tardivement, dit-il, faute d'avoir connu à temps le délai prescrit, ce qui ne lui a pas permis de se présenter aux suffrages du Collège de France, et sollicite avec instance ceux de l'Académie, pour laquelle il n'est pas non plus un inconnu, en tel rang qu'elle croira pouvoir lui assigner sur la liste.

4° M. A. Widal, aujourd'hui professeur de littérature étrangère à la Faculté des lettres de Besançon et précédemment professeur de littérature ancienne dans diverses au très Facultés, fait valoir ses titres, expose ses ouvrages de nature fort variée, insiste sur ses connaissances dans la langue et la littérature allemande et finalement déclare ambitionner le seul honneur d'être présenté par elle en seconde ligne.

M. le Becteur de l'Académie de Besançon, dans une lettre adressée au Secrétaire perpétuel, appuie fortement la candidature de M. Widal.

Un membre demande la parole dans l'intérêt d'un des candidats. — L'Académie se forme en comité secret pour l'entendre.

La séance redevenant publique, l'Académie passe au scrutin, et d'abord pour la présentation d'un premier candidat. Il y a .'J3 membres inscrits; le dépouillement accuse 28 votants, majorité 15. — M. Boissier obtient 25 voix, M. Perrot 2, M. Benoist, i. — M. Boissier, en conséquence, sera présenté comme premier candidat de l'Académie.

Dans un second scrutin, avec le même nombre de votants, M. Perrot obtient 18 voix, M. Benoist 8, M. Vidal 2. — M. Perrot sera présenté, en conséquence, comme deuxième candidat de l'Académie.

L'ordre du jour appelle la lecture de la liste des correspondants, pour reconnaître les places vacantes. — Ladite lecture signale, comme étant à remplacer parmi les régnicoles, M. Berbrugger décédé; parmi les étrangers, M. Max Millier, promu à la place d'associé, et M. Otto Jahn, décédé.

Deux scrutins sont ouverts successivement, pour la^iomination de deux Commissions, de 4 membres chacune, qui seront chargées de présenter 3 candidats pour chacune des places vacantes.

Sont nommés : 1° pour former la Commission des candidats régnicoles, Mil. Egger, Renier, Maury, et Delisle;

2° pour la Commission des candidats étrangers, MM. Mohx, Re Longpémer, Beulé et Waddington.

Sont présentés à l'Académie par le SecretMbe Perpétuel , les ouvrages suivants destinés à divers concours;

I. Pour le concours des prix Gobert.

L'Histoire de la Savoie, d'aprés les documents originaux, eto., et jusqu'à l'annexion, par M. Victor de Saint-Genis (1 868-69, 3 vol. in-12), 6 ex. — 2° Comme annexe au précédent envoi, Suint François de Sales et son temps, par le même (1869, in-18), 6 ex. avec lettre d'envoi.

II. Pour le Concours des antiquités de la France:

1e Les mêmes ouvrages de M. de Saint-Genis (avec une lettre d'envoi distincte).

Benoit de Sainte-More et le roman de Troie ou les Métamorphoses (Tlfomére et de l'épopée gréco- latine q,u moyen âge, par A. Jolv, professeur à la Faculté de Cae» (Paris, 1870, 1 vol. jn-4?), 2 ex.

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