Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours

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Seite 307 - Sur une grève, derrière cet essaim d'ennemis, on apercevait leur camp, semblable à un marché de laboureurs et de pêcheurs ; il était rempli de femmes et d'enfants, et retranché avec des bateaux de cuir et des chariots attelés de grands bœufs. Non loin de ce camp champêtre, trois sorcières en lambeaux...
Seite 307 - A la pointe de ce triangle étaient placés des braves qui conservaient une barbe longue et hérissée, et qui portaient au bras un anneau de fer. Ils avaient juré de ne quitter ces marques de servitude qu'après avoir sacrifié un Romain. Chaque chef, dans ce vaste corps, était environné des guerriers de sa famille, afin que, plus ferme dans le choc, il remportât la victoire ou mourût avec ses amis. Chaque tribu se ralliait sous un symbole : la plus noble d'entre elles se distinguait par des...
Seite 307 - Une tunique courte et serrée laissait voir toute la hauteur de leur taille et ne leur cachait pas le genou. Les yeux de ces barbares ont la couleur d'une mer orageuse ; leur chevelure blonde, ramenée en avant sur leur poitrine, et teinte d'une liqueur rouge, est semblable à du sang et à du feu. La plupart ne laissent croître leur barbe qu'au-dessus de la bouche, afin de donner à leurs lèvres plus de ressemblance avec le mufle des dogues et des loups.
Seite 307 - Quand nous aurons vaincu mille guerriers francs, combien "ne vaincrons-nous pas de millions de Perses?" "Les Grecs répètent en chœur le Pœan, et les Gaulois l'hymne des druides. Les Francs répondent à ces cantiques de mort: ils serrent leurs boucliers contre leur bouche, et font entendre un mugissement semblable au bruit de la mer que le vent brise contre un rocher; puis tout à coup, poussant un cri aigu, ils entonnent le bardit à la louange de leurs héros: "Pharamond!
Seite 202 - ... bancs , se frapper le sein du levier qu'ils ramènent. Les proues se heurtent à grand bruit , les vaisseaux se repoussent l'un l'autre , mille traits lancés se croisent dans l'air, bientôt la mer en est semée. Déjà les deux flottes se déploient, et les vaisseaux divisés se donnent un champ libre pour le combat. Alors , comme dans l'Océan , si le flux et le vent sont opposés , la mer avance et le flot recule ; de même les vaisseaux ennemis sillonnent l'onde en sens contraire; la masse...
Seite 307 - Pharamond! Pharamond! nous avons combattu avec l'épée. «Nous avons lancé la francisque à deux tranchants; la sueur tombait du front des guerriers et ruisselait le long de leurs bras. Les aigles et les oiseaux aux pieds jaunes poussaient des cris de joie; le corbeau nageait dans le sang des morts ; tout l'Océan n'était qu'une plaie : les vierges ont pleuré longtemps ! «Pharamond!
Seite 201 - Le jour commençait à se lever, dit un poëte presque toujours exact comme un historien, mais surtout dans la description qui suit; le soleil naissant projetait sur la vaste mer ses rayons brisés par les ondes; le ciel était sans nuage; les vents en silence laissaient régner dans l'air le calme et la sérénité, et l'Océan semblait aplanir ses flots pour offrir à la guerre un théâtre immobile. Alors chaque navire quitte sa place; et d'un mouvement égal s'avancent, d'un côté ceux de Massalie,...
Seite 268 - Il fit entrer sa femme dans son lit et ne la renvoya qu'après avoir satisfait sa passion. Ensuite, mais trop tard, revenu à lui et gémissant de son crime, il se retira dans un monastère de son diocèse pour y faire pénitence. Après avoir effacé sa faute par ses gémissements et ses larmes, il revint dans sa ville. Ayant atteint le terme de sa vie> il sortit de ce monde. De son péché naquit une fille qui se voua à la vie religieuse. Le pontife fut enterré avec sa femme et Sa fille dans...
Seite 243 - Beaucoup de citoyens , plus ou moins considérables , ne les quittaient plus. Devenus étrangers au gouvernement de l'État, leur attention se reportait d'elle-même sur les affaires de leur cité. Rien ne poussait encore le pouvoir central à y descendre pour les envahir. Les trésors de Rome, les contributions ordinaires des provinces suffisaient à ses besoins et même à ses folies. La tyrannie éprouvait peu la nécessité de pénétrer partout , de s'organiser en détail , et elle n'en possédait...
Seite 306 - Cependant, l'œil était frappé d'un mouvement universel: on voyait les signaux du porte-étendard qui plantait le jalon des lignes, la course impétueuse du cavalier, les ondulations des soldats qui se nivelaient sous le cep du centurion. On entendait de toutes parts les grêles hennissements des coursiers, le cliquetis des chaînes, les sourds roulements des balistes et des catapultes, les pas réguliers de l'infanterie, la voix des chefs qui répétaient l'ordre, le bruit des piques qui s'élevaient...

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