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Porter le nom de chrétien, sans remplir les devoirs qu'il impose, c'est le déshonorer. — Exemple des Juifs applicable aux chrétiens. — La foi sans les œuvres. — Les tribulations sont à notre égard des preuves de la bonté divine.—Les esclaves infidèles sont moins coupables envers leurs maîtres que les chrétiens envers Dieu.—Conduite injuste et violente des grands et des nobles.—Les riches s'imaginent que les biens leur donnent le droit de commettre les crimes les plus énormes. — Ils font peser les impôts sur les pauvres. — Ils détournent de la vertu par leurs railleries. — Si Dieu nous châtie , nos péchés le forcent à cela. — Les Chrétiens sont, pour ainsi dire, plus coupables que les habitans de Sodome.— Nier la Providence de Dieu, c'est nier son existence.— Preuves de la Providence tirées de la conduite des hommes et de certains animaux.— L'amour de Dieu est tout paternel.—Mystère de l'Incarnation. — Nous ne payons ce bienfait que d'ingratitude. — Les adversités des justes ne prouvent rien contre la Providence.—La sainteté de la vocation augmente l'énormité de la faute. — Les Chrétiens plus vicieux que les Païens. — Le parjure est très-commun. — Exemple. — Les Chrétiens péchent contre une loi qu'ils connaissent, les Païens contre une loi qu'ils ignorent. — Calomnies contre la religion occasionnées par la vie irrégulière des Chrétiens. — Gravité du scandale. — Dieu a les tiédes en horreur. — Récapitulation.

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DISCEDITUR itaque ab illa quam supra diximus Christiani nominis prærogativa, ut putemus, quia simus cunctis gentibus religiosiores, debere nos esse etiam fortiores. Nam cum, ut diximus, hoc sit hominis Christiani fides, fideliter Christum credere, et hoc sit Christum fideliter credere, Christi mandata servare, fit absque dubio ut nec fidem habeat qui infidelis est, nec Christum credat qui Christi mandata conculcat, ac per hoc totum in id revolvitur, ut qui Christiani nominis opus non agit, Christianus non esse videatur. Nomen enim sine actu atque officio suo nihil est. Nam, sicut ait quidam in scriptis suis, quid est aliud principatus sine meritorum sublimitate, nisi honoris titulus sine homine? aut quid est dignitas

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ON s'éloigne donc de cette prérogative du nom chrétien, dont nous avons parlé, et l'on pense qu'étant plus religieux que les autres peuples, nous devons être plus heureux aussi. Nous l'avons déjà dit, la foid'un chrétien, c'est croire fidèlement au Christ;et croire fidèlement au Christ, c'est observerses commandemens; d'où il devient manifeste qu'onn'a pas la foi quandon estinfidèle, et qu'on ne croit pas au Christ, quand on foule aux pieds ses commandemens. Et toujours il faut en revenir là, que ne point pratiquer les obligations du christianisme, c'est, en quelque façon, n'être pas chrétien. Car le nom, sans les actes qu'il impose, n'est plus rien. Car, comme l'a dit quelqu'un dans ses écrits, une principauté sans un mérite supérieur, qu'est-ce autre chose qu'un titre honorifique sans application? Une dignité dans un homme sans talent, qu'est-ce autre chose qu'une pierre précieuse 2. in indigno, nisi ornamentum in luto (1). Itaque ut iisdem verbis etiam nos utamur, quid est aliud sanctum vocabulum sine merito, nisi ornamentum in luto? sicut etiam per divinaslitteras sacer sermo testatus est, dicens: Circulus aureus in naribus suis, mulier pulchra et fatua (2). Et in nobis itaque Christianum vocabulum, quasi aureum decus est , quo si indigne utimur, fit ut sues cum ornamento 3 esse videamur/Denique qui vult plenius scire vocabula nihil esse sine rebus, respiciat quomodo innumerabiles populi cessantibus meritis etiam nomina perdiderunt. Duodecim Hebræorum tribus cum electæ quondam a Deo essent, duo nomina sacrosancta acceperunt. Populus enim Dei et Israel appellatæ sunt. Sic quippe legimus: Audipopulus meus, et loquar : Israel, et testificabor tibi (3). Ergo Judæi aliquando utrumque, nunc neutrum. Nam nec Dei populus dici potest qui cultum Dei jam olim reliquit, nec videns Deum qui Dei filium denegavit, sicut scriptum est: Israel vere me non cognovit, et populus meus me non inij telleaeit (4)/Propter quod etiam alibi Deus noster de Judæorum plebe loquitur ad Prophetam, dicens : J/oca nomen ejus, non dilecta. Et iterum ad Judæos ipsos : /'os non estis populus meus, et ego

(3) Salv. adversus Ayar. II.
(2) Prov. II. 22.
(3) Psal. 49. 7.
(4) Isa. I. 3.

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