maison. le 3 septembre 1573 Nicole de Naves, montre en toute humilité Philippe Edmond fille de Jean de Naves, vice-chancelier de Laittres, prévôt de Virton et Saintde l'Empire (v. son art.) et d'Hélène de Mard et capitaine entretenu, disant qu'en Waha. Il est mort sans postérité, le 7 avril l'an 1635 il plut au feu sérénissime prince 1599, et fut inbumé dans l'église de St. cardinal-infant accorder à défunt Claude Gobergue à Virton, sous une tombe où il de Laittres, père du remontrant, prévot était représenté et portant l'épitaphe sui- dudit Virton, les patentes ci-jointes pour vante : faire deux compagnies, une de cavalerie et l'autre d'infanterie, ce qu'il fit en effet; «Cy-gist honnête seigneur NicoLAS DE mais ayant décédé avant qu'elles fussent «LAITTRES, seigneur d'Esconviers, Ba« zeilles, Saint-Pancré, de la grande mai- sèrent sous d'autres officiers ; et comme reçues à montre, les soldats se disper« son de Virton, et colonel d'un régiment présentement les raisons et considérations « de dix enseignes pour le service de S. M. pour lesquelles lesdites patentes lui furent «C., lieutenant d'une compagnie d'armes données sont encore très-nécessaires, sa«de Son Excellence de Mansfelt pour le voir que la conservation des frontières et « service de Sa Majesté, gouverneur et pré- quartier dudit Virton, où les ennemis voi« vôt dudit Virton et Saint-Mard, qui dé sins prennent leurs entrées et passage pour (céda le 7 avril 1599. >> aller plus avant dans le pays de LuxemSa femme répose à côté de lai. bourg, notamment lorsque les troupes qui doivent y hiverner sont en campagne, ce BERTELS, édit. 1608, p. 193. – GOETHALS, Généal. qui oblige les pauvres sujets à quitter le de la mais. de Laittres. - Généal, mscrte, de la même pays après la perte de leur bétail. Ledit quartier se trouvera bientôt désert et abanLAITTRES, Philippe-Edmond de, che- donné s'il n'y est pourvu par une garnison valier, seigneur de Saint-Mard, Allondrel, ordinaire résidant audit Virton, laquelle la Malmaison et Belven au duché de Lim- est encore plus nécessaire pour couvrir, bourg, capitaine au service de Philippe IV, assister et favoriser les communications et roi d'Espagne, capitaine-prévôt de Virton passage des convois d'Arlon à Montmédy et Saint-Mard, membre de l'état noble et vers Mouzon que peuvent se faire qu'adu Luxembourg, était fils de Claude de vec de grands périls et dangers comme Laittres (v. son article) et de Louise de peut le certifier M. de Pardo, présenteWaha. Philippe-Edmond de Laittres fut ment gouverneur dudit pays. A ces causes d'abord page de l'Infante Isabelle à la le remontrant supplie Votre Altesse Sérécour de Bruxelles, puis capitaine-prévôt nissime d'être service d'avoir considération de Virton et Saint-Mard par brevet de Phi- aux services des ancêtres du remontrant et lippe IV du 4 août 1637. Au mois d'a aux siens, ayant depuis la mort de la sévril 1639 il reçut du cardinal-infant l'ar- rénissime infante Isabelle, que Dieu ait en chiduc don Fernand, gouverneur-général gloire, à laquelle il a servi de page, toudes Pays-Bas des patentes de capitaine jours été dans les armes et service de Sa dans un régiment allemand sous les ordres Majesté, été deux fois capitaine en pied et du colonel Pierre de Cobreuil. Il fit en autant de fois prisonnier en batailles, d'où cette qualité les campagnes de 1639 à il s'est lui-même retiré; qu'il plaise à Votre 1650. Altesse de lui donner patente de faire une En 1652 il adressa à l'archiduc Léopold, compagnie d'infanterie de cent soldats, gens gouverneur-général des Pays-Bas une re- du pays, plus ou moins, comme il plaira quête tendant à être autorisé à lever à Votre Altesse, et ce du pied wallon, une compagnie d'infanterie walonne : «A et puis de terce, pour tenir garnison auson Altesse Sérénissime, supplie et re- dit Virton et autres postes qui seront nécessaires, et lui faire délivrer buit pata- LAMBERTS, Frédéric, est né à Wallgons par soldat pour les lever comme il a les lever comme il a horn, non loin d'Eupen. Il suivit les cours été donné au seigneur comte de Schwar- de l'université de Louvain où il eut l'hontzenberg, et Votre Altesse fera service neur d'être proclamé primus, et obtint de Sa Majesté, le bien et la conservation pour ce motif la riche cure de Weiswamdudit pays. » pach qui était à la collation de cette uniL'archiduc fit faire à Philippe-Edmond versité, ainsi que les fonctions de procude Laittres la réponse suivante : « Mon- reur ad lites, et depuis 1767 celles de sieur, voici la requête qui a été présentée procureur apostolique de même que d'offà Son Altesse, et joint les deux patentes cial forain: En cette dernière qualité il de feu monsieur votre père, sur laquelle condamna le curé de Gros-Kampen à huit M. l'audiencier ayant communiqué à Sa jours d'arrêts à domicile. Lamberts exerça dite Altesse , il m'a dit qu'il ne jugeait une immence influence sur les affaires qui à propos de faire lever la compagnie concernaient les églises dans les environs que vous demandez et qu'il n'en était et s'acquit une telle considération au vipoint nécessaire. Je crois bien, si vous cariat-général de l'évêché de Liége qu'il aviez demandé de faire la levée à vos dé- était toujours consulté pour les nominapens , qu'on vous l'aurait accordé, mais tions à des postes un peu considérables à demander argent présentement, on n'y ou l'orsqu'il s'agissait de déférer des pouveut rien entendre. Francisco Ortez. Bru- voirs de jurisdiction ecclésiastique: il était xelles, le 9 mars 1652. » même devenu très-difficile d'obtenir sans Nonobstant ce refus le prince de Chi- son consentement une cure dans le voisimay el d’Aremberg , chevalier de la toison nage. Son séjour était le rendez-vous de d'or, gouverneur et capitaine du duché et nombreux étudiants qu'il guidait de ses pays de Luxembourg ordonna le 1er sep- avis et de ses conseils : toutes ces circonstembre 1654 à Philippe-Edmond de Lait- tances réunies l'engagèrent à montrer une tres de prendre en revue tous les habitants grande activité. de sa prévôté de Virton et Saint-Mard et Comme savant en général, ayant surtout sujets dont chacun d'iceux qui ne se trou- la réputation d'être bon canoniste et habile veraient pas armés, aient à se pourvoir jurisconsulte, il voulut diriger lui-même d'armes au plus tot, afin qu'au besoin ils plusieurs procès, tantôt pour la fabrique puissent s'acquitter de la faction et du de- de son église, tantôt pour tel ou tel prêtre voir que le service de Sa Majesté et la con- individuellement; ce qui lui avait fait donservation de la province requerront. ner le sobriquet de marchand de procès. Philippe-Edmond de Laittres assista aux Il était inexorable sur le chapitre de la assemblées de l'état poble en 1643, 1645, discipline et de l'ordre, à tel point qu'un 1648, 1662, 1653, 1660, 1661, 1663, jour il arracha l'aube bas du corps à un 1665, 1666, 1672, 1674, 1676, 1677. prêtre qu'il avait vu dire la messe trop Le 17 janvier 1645 il avait épousé très- vite, et l'empêcha d'aller à l'autel. noble et très-illustre dame Marie-Elisa En 1798 il se mit à la tête de l'échafbeth de Nassau , dame héritière des sei- fourée de quelques paysans contre l'invagneurie et château de Belven, au duché sion française, le Kloppelskrieg : on sait de Limbourg, fille de Jean-Georges de que cette levée de boucliers a eu sa preNassau, seigneur de La Rochette et demière origine à Weiswampach. Il la dirigea Neuerbourg, et de son épouse Christine dit-on, par des délégués qu'il sut distribuer de Hanxeler. Philippe-Edmond de Laittres dans différentes directions, et compta bienest mort au château de Saint-Mard, le 6 tôt dans le pays et les localités environjuillet 1677. nantes de nombreux affidés à sentiments Archives de la famille de Laittres. - Biographie anti-républicains, avec lesquels il noua un générale des Belges, 191, échange actif de correspondances. Bien que dès le principe son nom fût inscrit qui dénonçaient son départ de Weiswamsur la liste des proscrits et que la voix pach. Finalement, malgré qu'après la conpublique annoncât sa fuite en Allemagne, clusion du Concordat il eut solennellement sa fermeté comme pasteur d'âmes ne lui déclaré du haut de la chaire, en présence permit pas d'abandonner son troupeau de deux gendarmes, de l'autorité municiqu'il ne quitta pas un instant, quoiqu'il pale et de ses paroissiens, n'avoir jamais fût obligé pour se soustraire aux recherches écrit une seule lettre en faveur de la Kleepet aux traques organisées contre lui, de pelsarmée et n'avoir même jamais pris une se tenir caché, tantôt dans une garde- part active à la révolte des paysans, il robes, tantôt dans un tas de foin ; et il ne continua pas moins à conserver la résut à toute occasion trouver les moyens putation d'avoir été le chef suprême comme de donner à ses paroissiens lorsqu'ils en l'âme de tout ce qui arriva ou de tout ce avaient besoin, les consolations spirituelles qui devait arriver dans ce but commun. ainsi que les sacrements de l'Eglise. Il ne Comme la plupart de ceux qui partasortait que pendant la nuit pour administrer geaient sa manière de voir, Lamberts était le baptême, célébrer les mariages et porter enthousiasme pour la religion ainsi que les saintes huiles aux moribonds : son bré- pour le pays, et prêt à tout moment à viaire avec un brave campagnard furent sacrifier tout, même sa vie, en faveur de toujours ses conducteurs et la foi son guide. ce qu'il nommait la sainte cause. Il ne conUn jour pendant une nuit obscure il pas- naissait en effet rien de plus sacré ni de sait près de Beiler, après avoir traversé plus pressant que de mettre fin à la doà pied le ruisseau nommé Alf, lorsqu'il mination étrangère, de placer des bornes entendit près de la Schiebach un grand à la dépravation morale que cette dominabruit de voix et d'armes : c'étaient les tion avait amenée parmi nous, de restituer français qui escortaient quelques paysans l'antique foi et les lois anciennes dans leurs garrottés. Lamberts, bien qu'avec des ha- droits primitifs et de ramener le bonheur bits mouillés, fut obligé de se blottir et public avec l'ancienne loyauté. Comme de se tenir caché jusqu'à ce que le convoi premier moyen pour arriver à ce résultat fut passé; puis il continua sa course encore qu'il appelait de tous ses veux, il consipendant une demie lieue pour regagner dérait la reprise de la ville de Luxembourg sa retraite. et l'expulsion des Français. Son but pouVainement plusieurs habitants de Weis- vait être poble et sérieux, sa volonté hardie wampach voulurent-ils rendre leur curé et pleine de résolution, puisqu'il avait attentif aux suites de ses entreprises anti- entrepris de faire sauver par ses cohortes révolutionnaires, vainement les républi- campagnardes la ville qui s'était soumise cains l'avaient-ils déclaré hors de la loi, au joug étranger; mais il s'était immenseLamberts conserva presque jusqu'à sa mort ment trompé dans le choix des moyens sa haine contre les novations politiques qu'il mit en usage. Il lui arriva en effet et religieuses, comme il sut continuer ses ce qui advient même à un peuple fort qui infatigables efforts pour affranchir le pays devient incapable de mener à bonne fin et sa propre personne du joug détesté toute grande entreprise lorsqu'il manque de la domination française. Il sut pendant de chefs énergiques et expérimentés : il la persécution tromper de toutes les ma- finit par se compromettre, et son entrenières la vigilance de ses persécuteurs, prise avec lui; il fut même taxé de folie séjournant alternativement et pendant des pour avoir voulu tenter l'impossible avec semaines entières, tantôt à Weiswampach, ses faibles moyens d'action; car ses phatantôt à Wilwerdange, tantôt à Gædange langes sans ordre comme sans discipline ou à Malscheid, tous villages de sa paroisse, portaient en elles-mêmes le germe de leur faisant écrire des bords du Rhin des lettres désorganisation, et se seraient bientôt dissoutes d'elles-mêmes si l'ennemi n'avait ces mots flatteurs en lui présentant les clefs pas pris ce soin comme on sait. Le compro- du temple : « Monsieur le curé, c'était moi mis que Lamberts avait conclu à Drinckler « qui vous avait fermé cette église sous le avec différents chefs de la Kløppelsarmée « régime de la proscription du culte; il fut dès lors un acte bien inutile, comme « m'est bien doux aujourd'hui d'être égaceux que d'autres chefs de cette entreprise « lement appelé à vous en restituer les clefs signèrent à leur tour à cette occasion et « et de la rouvrir alors que la persécution sur des bases analogues : ces chefs, beau- ( est arrivée à sa fin. coup trop peu expérimentés, finirent par Lamberts ne put jouir de son triomphe succomber sous le poids des suites de leur que pendant trois ans; il est mort en 1806. échaffourée et beaucoup d'entre eux y per M. l'abbé ENGLING, d'après des renseignements dondirent même la vie. nés par MM. DURST et KALBERSCH. — BORwann, BeiLe résultat malheureux de cette révolte trag zur Geschichte der Ardennen, II, passim. dont le curé Lamberts fut toujours con- ENGLING, Der Klæppelskrieg, passim. sidéré comme le premier moteur et le LAMORMENIL, Guillaume Germé de, v. principal agent finit même par lui aliéner GERMÉ, Guillaume. l'attachement et l'estime de plusieurs de LAMORMENIL, Henri Germe de; v. GERses propres paroissiens, au point qu'ils MÉ, Henri. ne voulurent plus l'avoir pour leur pasteur et l'engagèrent en conséquence à se faire LAMORT, Jacques, fils de Claude Latransférer à Lieler en qualité de vicaire. mort imprimeur à Metz et de Jeanne MarPour se débarrasser de lui, ils l'accusèrent lée, est né dans cette dernière ville, le 20 même après le retour de l'ordre dans les novembre 1785. affaires ecclésiastiques, 1° de ne pas sa- Son père qui avait été élève de Didot voir chanter, 2o de prêcher toujours le l'aîné et pour lequel malgré ses mérites, même sermon. « S'il ne sait pas chapter, » M. Bégin n'a pas trouvé de place dans la leur répondit le provicaire de Neunheuser Biographie de la Moselle, forma en 1802 (v. son art.), «il peut se contenter de à Luxembourg un établissement typogra« dire des messes basses; et s'il prêche phịque pour les impressions officielles de la « tous les dimanches la même chose, préfecture du Département des forêts. Il y « redites-moi son sermon. » Mais les ac- préposa son fils Jacques qui était à peine cusateurs ayant déclaré qu'ils ne le pou- âgé de dix-sept ans et qui venait seulement le provicaire ajouta : «s'il en de terminer ses études. Jacques Lamort a « est ainsi, c'est-à-dire si vous ne savez géré cet établissement au nom de son père, « pas encore par cour ce que votre curé jusqu'à ce qu'il le reprit pour son compte « ne cesse de vous répéter, c'est une preuve particulier, le 1er janvier 1817. « qu'il ne l'a pas encore assez souvent Depuis cette époque il l'a constam« redit. » Après cette réponse il décida ment perfectionné d'après les progrès de que Lamberts eût à rester curé de Weis- l'art et dans la proportion des besoins wampach. qu'il avait à satisfaire, à tel point que touEn exécution de cette décision, la pa- jours ses ateliers ont pu être cités comme roisse voulut célébrer une fête dont on les premiers du Pays, le maître mettant n'aurait encore jamais vu la pareille dans en effet un noble orgueil à ce que les l'endroit. Tous les paroissiens accompagnés productions qu'il livrait au public joide musique, la jeunesse sous les armes goissent la netteté de l'exécution à la coret le maire, nommé Dupont, décoré de son rection des textes. Cet état des choses écharpe officielle, allèrent au-devant du dura jusqu'au mois d'août 1853, où, survieillard. Lorsqu'il eut mis le pied sur le chargé de soins et d'intérêts infiniment territoire de l'endroit, Dupont lui adressa plus importants; ayant d'ailleurs placé vaient pas, conserva en tous ses enfants dans d'autres branches nommé Lapeyrade sur un fonds ayant apindustrielles, il céda son imprimerie à un partenu à la famille de Wiltheim mais successeur qu'il voulut néanmoins aider de qui était tombée en ruines, et celle des ses conseils et former par ses exemples: il Rochers près de Manternach. Il y éleva effet les ateliers dans sa les deux beaux établissements à la mécapropre maison et ne cessa pas de les nique de papeterie et de fabrication de entourer de la même sollicitude pater- tentures, branches d'industrie dont il dota nelle que lorsqu'ils lui appartenaient. le Pays, et qu'il a depuis maintenus en Jacques Lamort avait épousé le 13 mars pleine activité en y donnant habituellement 1813, Marie-Françoise-Henriette Bries- de l'occupation à plas de deux cents saux qui mourut à Luxembourg, le 24 de ouvriers. cembre 1829 : cette alliance tout en com- Pour la direction immédiate de ces blant les yeux de son cour l'avait as- deux importantes usines il trouva dans ses socié à une famille favorisée de la fortune, deux fils aînés des collaborateurs selon son circonstance des plus propices pour don- cæur et son esprit. Mais cette coopéraDer à ses vastes conceptions et à son be- tion de ses fils, en allégeant l'étendue de soia incessant de travail une pleine ma- ses soins de surveillance, vint de noutière à des opérations aussi utiles que lu- veau lui ménager des loisirs qu'il voulut cratives. utiliser également, tant le besoin du traEn effet après quelques années de ges- vail était devenu pour lui d'une exigence tion de l'imprimerie en son propre nom, impérieuse : Il avait d'ailleurs un troisième celle-ci ne put plus suffire à son activité fils qu'il voulait aussi enseigner à son de corps et d'esprit. Il jeta en consé- exemple et habituer à une vie active, laquence ses vues sur une autre branche borieuse. d'industrie en corrélation intime avec son Il loua en conséquence en 1845 la faïpremier état , et établit dans la vallée dite encerie Dondelinger, à Echternach, et la de la Mühlbach près d'Eich une papeterie transforma en un troisième établissement à la main qu'il a exploitée pendant vingt- industriel qui compte aujourd'hui cent quasept ans, tout en activant en même temps rante ouvriers et à l'exploitation duquel il et comme d'utiles succursales les établis- préposa ce troisième et plus jeune fils, sements analogues de Lamouline près de se réservant sur tous les trois la haute Neufchâteau, de Stockem près d'Arlon et surveillance ; les visitant tour-à-tour et inde St. Leger près de Virton. spectant à chaque tournée tout par luiEn 1828 il créa au faubourg de Clau- même dans les moindres détails. sen une fabrique de papiers de tenture. Pendant que Jacques Lamort dirigeait Ces différentes usines, trop éloignées ainsi son imprimerie à Luxembourg, la les unes des autres, ne lui ont bientôt pas plus importante du Pays, exerçait la sulaissé les moyens de fabriquer à temps la prême et très-directe surveillance sur les quantité et la qualité des produits dont il deux papeteries de Senningen et de Manavait su se procurer un placement avanta- ternach, sur sa fabrique de papiers peints geux ; ses ressources pécuniaires s'étaient au même Senningen ainsi que sur sa d'ailleurs accrues d'une manière considé- faïencerie à Echternach; pendant qu'il rable par ses habitudes de sage économie. faisait de fréquentes et de laborieuses viCes circonstances favorables l'engagèrent sites à ces divers établissements; pendant en conséquence à étendre l'importance de qu'il présidait à la direction et à la corses usines et à les concentrer dans un respondance du commerce étendu pour le rayon plus étroit : il fit ainsi l'acquisition placement des produits multiples et divers des deux propriétés de Senningen, an- de ses manufactures, il a su se consercienne papeterie créée vers 1748 par un ver encore le temps d'être, pendant vingt |
